Sanae Takaichi, la Première ministre japonaise, demande une rallonge budgétaire de 19 milliards de dollars pour aider les ménages nippons à faire face à des factures d'électricité de plus en plus lourdes. Le pays dépend à 95% des hydrocarbures du Moyen-Orient et subit de plein fouet la fermeture du détroit d'Ormuz. Depuis 2011 et la catastrophe de Fukushima, Tokyo a considérablement réduit la part du nucléaire dans son mix énergétique, passant de près de 25% en 2010 à moins de 6% en 2023. Parallèlement, la part des combustibles fossiles faisait le chemin inverse jusqu'à représenter près de 85 % de la production d'électricité du pays.
L'énergie nucléaire est moins sensible aux aléas géopolitiques et beaucoup moins émettrice de CO2 dans l'atmosphère mais son coût peut aussi changer. C'est avec le vieillissement des installations que les coûts cachés se révèlent et la France en prend conscience au fur et à mesure que ses centrales nucléaires partent à la retraite. Le démantèlement de la centrale de Fessenheim, en Alsace, est imminent et l'addition s'annonce déjà salée : 1,4 milliard d'euros pour un chantier qui prendra fin en 2048. C'est en tout cas ce qui est annoncé mais des surprises pourraient changer le chiffre final. En 2005, la Cour des comptes estimait le coût du démantèlement de la centrale de Brennilis (Bretagne) à 482 millions d’euros, soit 20 fois 20 fois le montant initial. Aujourd’hui, EDF table plutôt sur une addition finale à 850 millions d’euros.