Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté

Forum

ATOS
35.880 EUR
-0.77% 
indice de référenceCAC 40 ESG

FR0000051732 ATO

Euronext Paris données temps réel
Chargement...
  • ouverture

    36.300

  • clôture veille

    36.160

  • + haut

    36.320

  • + bas

    35.860

  • volume

    172 736

  • capital échangé

    0.16%

  • valorisation

    3 973 MEUR

  • dernier échange

    09.12.21 / 14:12:12

  • limite à la baisse

    34.090

  • limite à la hausse

    37.670

  • rendement estimé 2021

    2.47%

  • PER estimé 2021

    9.37

  • dernier dividende

    0.9 EUR

  • date dernier dividende

    14.05.21

  • Éligibilité

  • + Alerte

  • + Portefeuille

  • + Liste

Retour au sujet ATOS

ATOS : LVF 11/01/2008 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

11 janv. 200812:42

Ne pas céder au découragement

La Vie Financière N°3266 / Vendredi 11 Janvier 2008 / Catégorie : Chronique

Les marchés boursiers sont en pleine déprime. Un climat propice au jeu de massacre sur les valeurs les plus volatiles, fragilisées par les incertitudes conjoncturelles. Il faut savoir résister aux excès de cette grande braderie.


Il y a de quoi être confondu devant les énormes dégâts provoqués par les attaques en règle lancées sur des valeurs qui, déjà fort malmenées l'an dernier, viennent d'être littéralement massacrées au cours des premières séances de 2008. Les victimes ? Des entreprises le plus souvent de taille moyenne, fragilisées par la détérioration de la conjoncture, la faiblesse du dollar, une mauvaise visibilité sur leurs résultats futurs ou, tout simplement, par une absence totale de communication de la part de leurs dirigeants. Les cibles choisies ne le sont jamais au hasard : il s'agit surtout de valeurs spéculatives du secteur technologique, réputées très volatiles et sur lesquelles tous les excès sont possibles, à la hausse comme à la baisse. Lorsque le climat est propice à la défiance, les spécialistes de la vente à découvert se font d'ailleurs un malin plaisir à créer l'affolement parmi les actionnaires les plus émotifs, afin de les pousser, eux aussi, à vendre et à amplifier la baisse recherchée. Ces opérateurs « vautours » mettent tout en oeuvre pour parvenir à leurs fins en tentant de convaincre le marché que les supports techniques intermédiaires ne sont plus d'un grand secours, jusqu'à ce que les niveaux les plus bas d'il y a cinq ans, au plus profond de la dernière grande débâcle boursière, soient retrouvés. De telles pratiques ont beau être détestables, elles sont courantes quand le moral des opérateurs est en berne ; le découragement l'emporte, les mains les plus fragiles lâchent facilement prise, les acheteurs se trouvent à court de munitions ou n'osent plus s'aventurer sur des terrains jugés glissants.

De fortes baisses parmi les valeurs du SRD

Le résultat est là, parfois catastrophique : Thomson, Soitec et Groupe Steria, dont les cours s'étaient déjà effondrés en 2007, se trouvaient, à l'issue des quatre premières séances de 2008, en tête du palmarès des plus fortes baisses parmi les valeurs du SRD avec de nouvelles pertes comprises entre 16 et 18 %. Une même sanction pour des raisons bien différentes : Thomson paie très cher ses promesses non tenues sur le redressement de sa rentabilité, des rumeurs de rachat non avérées et, surtout, la faiblesse des explications que ses dirigeants doivent pourtant à des actionnaires complètement déboussolés par leurs errements stratégiques. Ce qui a valu au groupe une sortie peu glorieuse du CAC 40 et une chute impressionnante de sa capitalisation boursière, laquelle dépasse à peine aujourd'hui 2 milliards d'euros, un montant à peu près équivalent à sa situation nette comptable. Chouchou de la Bourse en 2005 et en 2006, Soitec est, pour sa part, confronté à de réelles difficultés conjoncturelles, mais le numéro un mondial des plaques de silicium n'est pas au bord du gouffre et n'a sûrement pas dit son dernier mot. Sa santé financière reste solide, avec des fonds propres qui ont été multipliés par plus de quatre en trois ans, alors que la valorisation actuelle de la société est à peine supérieure à leur montant. Steria, enfin, a le malheur de figurer parmi les SSII bradées sans discernement par les investisseurs. Le groupe n'est pourtant pas le plus mal loti : les résultats de l'exercice 2007 devraient être de bonne facture. Mais le marché n'en a cure : il juge les perspectives 2008 beaucoup moins affriolantes après avoir sévèrement sanctionné une opération de croissance externe (le rachat de la société britannique Xansa) financée par une augmentation de capital et une émission d'obligations hybrides subordonnées. Une avancée stratégique réalisée à un moment que les analystes ont trouvé peu opportun. Ces trois exemples illustrent bien les excès que les opérateurs sont prêts à commettre quand la confiance est sérieusement ébranlée, quitte à rectifier le tir à la première éclaircie et si le pire, un temps envisagé, ne se produit pas.

En période d'euphorie, les investisseurs particuliers ont beaucoup de mal à se faire à l'idée qu'il est dangereux de « courir après le papier », surtout lorsque les cours s'emballent. Ils achètent souvent trop tard, s'exposant à de mauvais coups, ou ne savent pas alléger leurs positions pour extérioriser au moins une partie de leurs plus-values latentes. A l'inverse, ils cèdent trop facilement au découragement et à l'affolement en période de déprime en vendant au pire moment. En oubliant que le sang-froid et la patience sont toujours récompensés à terme, au moins sur les dossiers qui ne méritent pas d'être jetés aux orties





Éric Dadier

0 réponse

Retour au sujet ATOS

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.