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Des soldats prennent la défense de manifestants à Khartoum-témoins
Reuters08/04/2019 à 18:17

 (.)
    KHARTOUM, 8 avril (Reuters) - Des soldats soudanais ont pris
la défense lundi de milliers de manifestants antigouvernementaux
que les services de sécurité tentaient de disperser dans le
centre de Khartoum, ont rapporté des témoins et des
manifestants.
    Un groupe de personnalités de l'opposition a rejoint les
manifestants, pour la première fois depuis le début du
mouvement, s'adressant aux contestataires massés devant le siège
du ministère de la Défense, ont indiqué des témoins. Ces leaders
de l'opposition ont réitéré leur appel à la démission immédiate
du président Omar el Béchir et de son gouvernement.
    Des policiers anti-émeutes et des membres des services
secrets ont chargé la foule des manifestants, évaluée à 3.000
personnes, tirant des grenades lacrymogènes pour tenter de les
disperser.
    Mais, disent témoins et militants, des soldats gardant le
complexe de bâtiments officiels devant lequel se tenait un
sit-in sont intervenus pour protéger les manifestants, tirant
des coups de feu en l'air.
    Les forces de sécurité ont battu en retraite sans riposter
et des soldats se sont déployés autour du secteur, tandis que
les manifestants scandaient "L'armée nous protège!" et "Un
peuple, une armée!", ont affirmé des témoins. On ne signale pas
de victimes.
    Le ministre de l'Information, Hassan Ismaïl, par ailleurs
porte-parole du gouvernement, a contredit ces informations en
affirmant que la foule des contestataires avait été totalement
évacuée des lieux.
    "La foule massée devant le commandement général (des forces
armées) a été complètement évacuée, sans qu'il y ait de victimes
de part et d'autres(...)", a-t-il affirmé. 
    Les manifestants venaient de passer une deuxième nuit devant
le complexe officiel qui comprend le siège du ministère de la
Défense, dans le centre de Khartoum, près de la résidence du
président Béchir.
    
    DIX MILLE MANIFESTANTS SAMEDI
    Le Soudan connaît depuis le 19 décembre dernier un mouvement
de manifestations régulières quoique de faible ampleur contre le
pouvoir du président Béchir, arrivé à la tête du pays en 1989.
Des dizaines de manifestants ont été tués et les forces de
sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades
assourdissantes et de balles réelles contre les protestataires,
selon des témoins, mais le président Béchir exclut de
démissionner.
    Tout d'abord, le mouvement visait à protester contre une
forte hausse de prix de denrées de base, les 40 millions de
Soudanais souffrant d'une grave crise économique provoquée en
partie par des années de sanctions américaines et par la perte
des revenus pétroliers depuis que le Soudan du Sud a fait
sécession en 2011. Peu à peu, le mouvement a tourné à la
contestation contre le président Béchir.
    Le ministre soudanais de l'Intérieur, Bishara Jumaa, a
annoncé lundi devant le parlement que six personnes avaient été
tuées samedi et dimanche dans les manifestations à Khartoum,
ainsi qu'une autre dans la région occidentale du Darfour.
    En outre, a-t-il dit, 15 civils et 42 membres des forces de
sécurité ont été blessés dans les manifestations et près de
2.500 personnes arrêtées à Khartoum.
    Selon le ministre, 10.000 manifestants se sont massés devant
le siège du ministère de la Défense samedi. C'est la première
fois que les autorités donnent une telle estimation du nombre de
manifestants.
    Le ministre a ajouté que depuis le tout début des
manifestations en décembre, 39 personnes avaient été tuées, dont
trois membres des forces de sécurité. L'opposition, elle, parle
de plus de 60 morts depuis la mi-décembre.

 (Khalid Abdelaziz
Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français)
 

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