La BCE illuminée pour l'anniversaire de l'euro en 2021. (Crédits: BCE)
Par Gordon Shannon, Partner, Co-Head of Investment Grade, TwentyFour Asset Management
Les marchés ont pleinement intégré la hausse de taux largement annoncée qui sera décidée jeudi et anticipent une deuxième augmentation en septembre.
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La BCE ne souhaite pas faire abstraction de l'accélération de l'inflation provoquée par les prix de l'énergie, alors même que les risques baissiers pesant sur la croissance s'accentuent. Le resserrement monétaire est présenté comme un exercice de crédibilité, le souvenir de 2022 restant particulièrement vif.
Si les marchés du travail ne sont plus aussi tendus qu'à cette époque, le Conseil des gouverneurs demeure attentif au risque d'un désancrage des anticipations d'inflation et des comportements de fixation des prix.
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La communication de la BCE devrait devenir plus conditionnelle et davantage orientée vers l'action, sans pour autant fournir davantage d'indications explicites. Christine Lagarde ne prendra pas d'engagement préalable et réaffirmera plutôt l'approche de la BCE, fondée sur les données économiques et sur des décisions prises réunion après réunion.
Les nouvelles projections seront déterminantes : une révision à la hausse des prévisions d'inflation sous-jacente à moyen terme constituerait le signal le plus clair que de nouveaux resserrements monétaires pourraient être nécessaires.
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