* Soupçons d'entente sur les obligations souveraines en zone
euro
* UniCredit évoque "Beaucoup de bruit pour rien"
* Amende possible de 2 milliards d'euros - Jefferies
(Actualisé avec détails, commentaires d'une source et analyste,
cours de Bourse)
par Gianluca Semeraro et Silvia Aloisi
MILAN, 11 avril (Reuters) - UniCredit CRDI.MI a annoncé
faire partie d'un groupe de banques soupçonné d'avoir organisé
une entente sur les émissions d'emprunts d'Etat de la zone euro
entre 2007 et 2012, une période durant laquelle la crise
financière mondiale puis la crise de la dette de la zone euro
ont touché de plein fouet des banques et plusieurs pays
européens.
La première banque d'Italie a divulgué cette information
mercredi soir à la demande de l'autorité italienne des marchés,
plus de deux mois après que la Commission européenne a révélé
que des traders de huit banques non nommées avaient échangé des
informations "sensibles sur le plan commercial" et "avaient
coordonné leurs stratégies de trading" sur des obligations
libellées en euros.
UniCredit a déclaré que la commission soupçonnait certaines
de ses filiales d'avoir enfreint les règles européennes de la
concurrence et que la banque risquait de devoir s'acquitter
d'une amende, même si cela était peu probable. Les
établissements reconnus coupables d'une telle infraction
risquent une amende pouvant représenter jusqu'à 10% de leur
produit net bancaire annuel.
L'action Unicredit prenait un peu moins de 1,25% à la Bourse
de Milan vers 14h20 GMT, après avoir abandonné jusqu'à 2% dans
les premiers échanges jeudi.
Interrogé sur le sujet en marge de l'assemblée générale à
Milan des actionnaires de la banque, l'administrateur délégué
Jean-Pierre Mustier a répondu en reprenant le titre de la pièce
de William Shakespeare: "Beaucoup de bruit pour rien".
Il n'a pas souhaité s'exprimer sur une éventuelle provision
par la banque en cas d'amende.
UN TRADER LA FILIALE ALLEMANDE SOUPÇONNÉ
Une source proche du dossier a déclaré que l'enquête
pourrait être liée à des transactions effectuées par un trader
obligataire qui a travaillé quelques mois dans la filiale
allemande de la banque. La source a ajouté, sans plus de
détails, que le trader n'avait pas accès au marché primaire
obligataire.
"Sur la base des informations actuelles, il est impossible
d'estimer le montant d'une éventuelle amende", déclaré UniCredit
dans un communiqué, ajoutant avoir jusqu'au 29 avril pour
répondre aux autorités européennes sur ce dossier.
Les analystes de Jefferies pensent que l'amende pourrait
représenter au maximun environ deux milliards d'euros.
La Commission a révélé en janvier que le cartel présumé sur
les obligations souveraines avait été organisé par certains
traders, essentiellement via des forums de discussion en ligne,
tout en estimant que cela ne voulait pas nécessaire dire qu'il
s'agissait d'une pratique courante dans le secteur en zone euro.
Des banques européennes se sont déjà acquittées d'amendes de
plusieurs milliards d'euros, notamment pour avoir manipulé des
taux de référence servant à calculer les crédits immobiliers.
La Commission européenne a accusé en décembre, dans une
autre affaire, quatre banques, dont Crédit agricole CAGR.PA ,
Credit Suisse CSGN.S et Deutsche Bank DBKGn.DE , d'entente
sur le marché secondaire des obligations libellées en dollars
entre 2009 et 2015.
(Bureau de Milan;
Marc Angrand et Claude Chendjou pour le service français, édité
par Benoît Van Overstraeten)
UniCredit visée par une enquête antitrust de l'UE
information fournie par Reuters 11/04/2019 à 16:06
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