recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)
Lundi 20 juillet
CAC 40 : +0,02%, à 8.340,11 points et 3,1 milliards d'euros échangés.
La séance
Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé, les développements sur la situation au Moyen-Orient ayant contrecarré un rebond observé plus tôt, la prudence restant de mise. À Paris, le CAC 40 .FCHI a gagné 0,02% à 8.340,11 points. À Francfort, le Dax .GDAXI a pris 0,06% tandis qu'à Londres, le FTSE 100 .FTSE a cédé 0,71%. L'indice Euro Stoxx 50 .STOXX50E a reculé de 0,06%.
Alors que la semaine a ouvert sur un neuvième jour consécutif de bombardements américains en Iran, un haut responsable iranien a indiqué à Reuters que des médiateurs ont transmis à Téhéran une proposition prévoyant un cessez-le-feu de dix jours afin de trouver les moyens de relancer l'accord provisoire conclu en juin. Dans le même temps, les Houthis du Yémen, proches de l'Iran, ont annoncé un blocus naval contre l'Arabie saoudite avec effet immédia, ce qui a freiné le regain d'optimisme sur les marchés.
Ces développements géopolitiques viennent s'immiscer parmi les résultats d'entreprises, tandis que la saison des publications trimestrielles s'intensifie.
Outre-Manche, Andy Burnham a été officiellement nommé lundi Premier ministre britannique, devenant ainsi le septième à occuper ces fonctions depuis le référendum sur le Brexit, il y a dix ans.
Outre-Atlantique, le Dow Jones a perdu 0,59%, l'indice Nasdaq a reculé de 0,05% et l'indice S&P 500 a cédé 0,19%. Les derniers développements en Iran ont fait bondir le coût de la dette souveraine : vers 20H15 GMT, le rendement des emprunts de l'État américain se tendait à 4,59% contre 4,55% à la clôture vendredi. Les cours du pétrole ont bondi de 16% en un peu plus d'une semaine.
La séance a en outre été marquée par un rebond mitigé du secteur des puces (Nvidia +0,23%, AMD +1,58%, Micron +1,94%) après un important mouvement de vente ces derniers jours.
Après les banques la semaine passée, les performances trimestrielles de plusieurs grands noms technologiques comme Alphabet, Tesla et Intel vont être passées au crible.
Valeur en vue
La start-up américaine Archer Aviation a vu son action progresser de 18,6% après la présentation de Thunder, un appareil militaire autonome à décollage et atterrissage verticaux développé avec Anduril. Dévoilé lors du salon aéronautique de Farnborough, ce nouvel aéronef est conçu pour accompagner des avions et des hélicoptères pilotés au cours d'opérations militaires, marquant une nouvelle étape dans le partenariat noué entre les deux entreprises en 2024. Parallèlement à cette diversification dans la défense, Archer poursuit le développement de ses taxis aériens électriques (eVTOL), avec l'objectif d'obtenir leur certification et de les mettre en service à temps pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Le groupe bénéficie du programme pilote lancé aux Etats-Unis pour accélérer le déploiement des eVTOL, alors que le secteur reste confronté à des défis réglementaires et au manque d'infrastructures adaptées.
Mardi 21 juillet
CAC 40 : +0,28% à 8.363,14 points et 3,4 milliards d'euros échangés
La séance
Les Bourses européennes ont terminé en progression dans le sillage du redressement des valeurs liées aux semi-conducteurs à Wall Street, en attendant les résultats des géants technologiques américains. À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,28%. Le Footsie britannique a avancé de 0,58% et le Dax allemand a progressé de 0,59%.
Sur le plan géopolitique, même si l'armée américaine a mené une nouvelle vague de bombardements contre l'Iran, les investisseurs veulent encore croire à un règlement du conflit par la voie diplomatique. Cela a suffi pour faire reculer les indices de la volatilité à Wall Street et sur l'EuroStoxx 50, qui perdaient respectivement environ 8 et 5% au moment de la clôture en Europe, malgré une remontée des cours du pétrole.
La Bourse de New York a aussi fini dans le vert, stimulée par l'enthousiasme autour des grands noms des semi-conducteurs et par des résultats d'entreprises meilleurs qu'attendu. Le Dow Jones a progressé de 0,74%, l'indice Nasdaq a gagné 1,29% et le S&P 500 a avancé de 0,89%.
Nvidia a gagné 1,97%, Broadcom s'est octroyé 2,21%, AMD s'est envolé de 8,11% et Micron de 12,17%.
La place américaine a également été soutenue par de bonnes nouvelles côté entreprises, alors que la saison des résultats du deuxième trimestre bat son plein : General Motors a ainsi été recherché (+4,89% à 79,51 dollars) après avoir relevé plusieurs prévisions annuelles, malgré des charges dans l'électrique. Le conglomérat industriel 3M (Scotch, Post-it) a lui bondi de 7,33% à 170,77 dollars, profitant d'une dynamique similaire.
Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait à 4,63% vers 20H30 GMT, contre 4,59% à la clôture la veille. Il suit à gros traits l'évolution des cours du pétrole.
Valeur en vue
Virbac signe la meilleure performance du SBF 120 ( +5%), soutenu par une publication trimestrielle particulièrement solide. La société vise désormais la borne haute de ses prévisions annuelles en ce qui concerne le chiffre d'affaires et la marge opérationnelle ajustée. Au deuxième trimestre, le spécialiste de la santé animale a vu ses revenus croître de 5,9%, à 384 millions d'euros, à taux de change réel, ou de 7,2% à périmètre et change constants. Il s'agit d'une nette accélération par rapport aux trois premiers mois de l'année où le groupe avait vu son chiffre d'affaires augmenter de 2,2% à change réel, ou de 7,7% à périmètre et change équivalents.
Virbac a confirmé ses objectifs financiers annuels et vise désormais la borne haute de la fourchette. La croissance du chiffre d'affaires, à change et périmètre constants, est attendue entre 5,5 et 7,5%, et la marge de résultat opérationnel courant ajusté devrait être d'environ 17%, toujours à change et périmètre équivalents.
Mercredi 22 juillet
CAC 40 : +0,89% à 8.437,89 points et 4 milliards d'euros échangés
La séance
La Bourse de Paris a de nouveau terminé en hausse, grâce à Airbus et TotalEnergies dans un contexte de reprise de la guerre en Iran. Le rendement de l'emprunt français à dix ans a terminé juste en dessous des 3,97%, au plus haut depuis 2009, contre près de 3,96% mardi à la clôture. C'est dans ces conditions que se réunit jeudi le comité de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
La Bourse de New York a fini en baisse : le Dow Jones .DJI a cédé 0,01%, à 52.218,58 points quand le Nasdaq Composite .IXIC a reculé de 0,57% à 25.690,903 points. La dynamique qui porte les grands indices de Wall Street depuis plusieurs mois s'enraye face à la volatilité du secteur des semi-conducteur depuis quelques semaines.
Les investisseurs attendaient les résultats trimestriels d'Alphabet GOOGL.O et de Tesla TSLA.O , prévus après la clôture de Wall Street.
Valeurs en vue
Les actions d'Airbus ont fortement bondi après que le constructeur aéronautique européen a lancé un programme de rachat d'actions de 5 milliards d'euros (5,7 milliards de dollars) et dévoilé de nouveaux objectifs à moyen terme , notamment un quasi-doublement de ses bénéfices d'ici 2029. En présentant aux investisseurs une vision plus optimiste de la chaîne d'approvisionnement en marge du salon aéronautique de Farnborough, où les participants ont déclaré que le secteur était en train de sortir de l'ornière après les pénuries de pièces, Airbus a revu à la hausse son objectif de rendement global pour les actionnaires. Son titre a progressé de plus de 6% en fin de séance. Ces prévisions de bénéfices à moyen terme ont semblé prudentes à certains analystes, mais elles ont comblé une lacune soulignée par certains actionnaires.
Airbus vise un résultat opérationnel compris entre 12 et 13 milliards d'euros en 2029, en forte hausse par rapport aux 7,13 milliards d'euros de l'année dernière et bien au-dessus de l'objectif de 7,5 milliards d'euros fixé pour 2026.
Jeudi 23 juillet
CAC 40 :-1,64%, à 8.299,09 points et x milliards d'euros échangés.
La séance
C'est rouge vif aujourd'hui à Paris. Le baril de pétrole Brent est repassé jeudi au-dessus de 100 dollars pour la première fois depuis mai, en raison des tensions grandissantes au Moyen-Orient. L'annonce par la BCE d'un maintien de ses taux, sans surprise, n'a pas pesé dans une séance largement dominée par les inquiétudes géopolitiques. Les investisseurs ont par ailleurs eu les yeux rivés vers une nouvelle salve de publications d'entreprises. Le titre du fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics a décroché après la publication de ses résultats semestriels, affichant de loin la pire performance de l'indice CAC 40 de cette séance. L'action a chuté de de 17,72% à 47,95 euros.
Baisse marquée aussi outre-Atlantique : le Dow Jones a cédé 0,97%, à 51.711,65 points. Surtout, le Nasdaq Composite a reculé de 2,15% à 25.137,69 points. Dévoilés mercredi post-clôture, les résultats trimestriels d'Alphabet et de Tesla n'ont pas satisfait les attentes des investisseurs, provoquant des replis assez larges sur le marché.
Valeur en vue
Thales a été l'une des valeurs stars de la jourée après la publication de résultats semestriels solides, portés par une forte dynamique commerciale, une amélioration de la rentabilité et une génération record de trésorerie. Le groupe d'électronique et de défense a publié un résultat net ajusté part du Groupe de 990 MEUR au premier semestre 2026, en hausse de 13% malgré une contribution temporaire additionnelle à l'impôt sur les sociétés en France de 57 MEUR. Le bénéfice net ajusté par action ressort à 4,82 EUR, en progression de 13%. En revanche, en données publiées (et non ajustées), le résultat net part du Groupe ressort à 485 MEUR, en baisse de 27%, plombé par une charge exceptionnelle de 450 MEUR liée à l'arrêt du programme allemand de frégates F126, qui a réduit le résultat net publié de 331 MEUR. Le chiffre d'affaires a progressé de 6,7% à 10,9 MdsEUR, tandis que l'EBIT ajusté a atteint 1,4 MdEUR, en hausse de 9,9% (11,4% en variation organique). En outre, Thales a confirmé ses objectifs 2026 intégrant les relèvements annoncés le 3 juillet 2026. Le groupe vise un ratio book-to-bill supérieur à 1,1, une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 6 et 7%, une marge d'EBIT ajusté de 12,6 à 12,8%, ainsi qu'un taux de conversion en free cash-flow opérationnel compris entre 100 et 110%.
Vendredi 24 juillet
CAC 40 : +0,88%, à 8.372,28 points et 3,4 milliards d'euros échangés.
La séance
Les Bourses européennes ont rebondi, aidées par un recul des cours du pétrole, qui ne dissipe toutefois pas les craintes d'une nouvelle accélération de l'inflation dans un contexte d'escalade militaire au Moyen-Orient.
À Paris, le CAC 40 .FCHI a gagné 0,88% à 8.372,28 points. À Francfort, le Dax .GDAXI a avancé de 1,33% et à Londres, le FTSE 100 .FTSE a pris 0,91%. Sur la semaine, le Stoxx 600 a pris 0,49% et le CAC 40 0,40%.
Les actions clôturent une semaine marquée par une nette recrudescence des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, avec la survenue d'un nouvel obstacle à la circulation des pétroliers en mer Rouge : les Houthis ont annoncé un blocus contre les navires saoudiens en mer Rouge, ce qui s'ajoute aux perturbations dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Ces nouvelles tensions sur l'approvisionnement en brut ont fait grimper jeudi les prix du Brent, référence mondiale du marché, à plus de 100 dollars le baril pour la première fois depuis fin mai. Sur la semaine, la hausse s'élève à plus de 8% et, depuis le début du mois, à 30%.
Valeur en vue
Argan a pris plus de 14% au lendemain de l'annonce du projet de rapprochement du groupe logistique français avec son homologue européen WDP, une fusion transfrontalière par échange d'actions qui donnerait naissance à un poids-lourd du secteur représentant plus de 13 milliards d'euros de valeur brute des actifs. Selon les termes de la transaction, trois actions WDP nouvellement émises seront échangées pour chaque action Argan, tandis que le groupe français proposera à son assemblée générale une distribution exceptionnelle de 11 euros par action avant la réalisation de la fusion, soit une valorisation implicite totale de 79,22 euros par action Argan. Compte tenu du prix, "un éventuel surenchérisseur n'est pas complètement à exclure", soulignent dans une note les analystes de Jefferies, bien que le potentiel de hausse à partir de ce niveau semble limité selon eux.
Le projet est soutenu à l'unanimité par les conseils d'administration et de surveillance des deux groupes et a l'appui des principaux actionnaires de référence, les familles Le Lan pour Argan et De Pauw pour WDP, ainsi que Crédit Agricole Assurances, via sa filiale Predica, selon le communiqué conjoint.
Il sera présenté lors des assemblées générales extraordinaires des deux sociétés, prévues en novembre 2026, en vue d'une réalisation de la fusion au premier trimestre 2027.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse
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