La plupart des grands indices européens ont terminé dans le rouge, à l'exception notamment de Londres, Madrid et Zurich, pénalisés par la hausse des rendements obligataires liés au conflit au Moyen-Orient et ses conséquences sur l'inflation avec le prix du pétrole.
Dans ces conditions, le CAC 40 a enchaîné une sixième baisse consécutive, série inédite depuis janvier dernier, avec un repli de 0,82%, à 8 509,36 points. Sur les six dernières séances, il s'est affaissé de 2,48%.
Dans le rouge également, le DAX 40 à Francfort a perdu 0,71%, alors que le FTSE 100 à Londres a légèrement progressé de 0,14% et le SMI à Zurich de 0,13%.
Les craintes des investisseurs se tournent désormais vers le marché obligataire. A titre d'exemple, le rendement du 30 ans américain a touché un pic à 5,34% en séance, son plus haut niveau depuis juin 2007. Plus proche de nous, le 10 ans français est sur un niveau inédit depuis la fin de l'année 2009.
Cette hausse est liée à l'impasse dans laquelle les négociations entre Téhéran et Washington se trouvent. Une issue n'est pas encore à l'ordre du jour selon les dernières déclarations de Donald Trump. Le président des Etats-Unis a indiqué qu'il n'y avait aucune discussion en cours ou programmée avec la République islamique. La durée du conflit joue sur les cours du pétrole qui restent à un niveau élevé, ce qui fait craindre une prolongation des tensions inflationnistes...
Au moment de la clôture européenne, le WTI à New York progressait de 1,90%, à 85,63 dollars, et le Brent de la mer du Nord avançait de 0,63%, à 91,58 dollars.
Dans l'actualité macro-économique
Au niveau des statistiques, les investisseurs ont pris connaissance de la nette amélioration de l'indice ZEW qui mesure le sentiment économique en Allemagne. Il est passé de 26,3 à 34,2 points, contre des attentes à 30,1. Il est à son plus haut niveau depuis février dernier, juste avant le début du conflit au Moyen-Orient.
Parmi les autres statistiques, les mises en chantier de logements aux États-Unis ont plongé de 12,4%, à un nombre annualisé de 1 239 000 en juillet 2026 par rapport au mois précédent, selon le département du Commerce, alors que le consensus ne visait qu'une baisse à 1 350 000. En parallèle, les permis de construire de logements américains, qui préfigurent les mises en chantier à venir, ont augmenté de 5% à 1 443 000 le mois dernier, dépassant les 1 370 000 qu'anticipaient en moyenne les économistes.
Sur le marché des devises, à 17h30, l'euro était quasi-stable (-0,03%) face au billet vert et s'échangeait contre 1,1578 dollars.
Du côté des sociétés
Les valeurs technologiques notamment liées aux semi-conducteurs et aux centres de données ont été particulièrement délaissées. A Paris, STMicroelectronics a trébuché de 7,64%, suivi de Schneider Electric et Legrand qui ont respectivement perdu 4,42 et 4,01%.
Michelin a reculé de 1,59%. Dans une note, AlphaValue a salué la création de la division Polymer Composite Solutions, mais a laissé sa recommandation à réduire sur le titre.
Dans le haut du palmarès, au sein du CAC 40, Dassault Systèmes s'est adjugé de 2,48%, ou encore TotalEnergies qui a gagné 1,28%, toujours soutenu par le niveau élevé des cours de l'or noir, mais la plus forte hausse revient à EssilorLuxottica qui a progressé de 2,57%.
Ailleurs en Europe, H&M a progressé de 4,05%, porté par des commentaires encourageants de Jefferies, qui a notamment relevé sa cible de cours à 160 couronnes suédoises sur le titre.
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