(Actualisé avec détails et déclaration d'un responsable
politique italien)
ROME/MILAN, 15 mai (Reuters) - Des banques italiennes
pourraient venir à la rescousse de Banca Carige CRGI.MI pour
assurer la stabilité du système financier de l'Italie après le
retrait de BlackRock BLK.N du plan de sauvetage initialement
envisagé pour l'établissement génois, a déclaré mercredi le
président d'UniCredit CRDI.MI .
La décision, la semaine dernière, de BlackRock, numéro un
mondial de la gestion d'actifs, de ne pas souscrire à une
émission de titres Carige de 720 millions d'euros, a mis en
péril le plan prévu pour sauver la banque régionale en
difficulté.
En l'absence d'un plan financé par des banques italiennes,
Rome serait contrainte de se lancer dans une nouvelle
intervention publique coûteuse, deux ans après le sauvetage de
Monte dei Paschi di Siena BMPS.MI et de deux petites banques
de Vénétie, dans le nord-est de la péninsule.
"Si la stabilité du système financier est en jeu, une
opération menée par le secteur bancaire, à laquelle tous les
établissements contribueraient de manière proportionnelle,
pourrait être appropriée", a déclaré à la presse Fabrizio
Saccomanni, président d'Unicredit, la première banque italienne,
en marge d'un colloque du secteur.
Les dirigeants des autres banques semblent toutefois
s'opposer à cette idée.
Carlo Messina, l'administrateur délégué d'Intesa Sanpaolo
ISP.MI , a par exemple exclu de remettre au pot pour renforcer
les fonds propres de Carige.
L'indice regroupant les valeurs bancaires italiennes
.FTIT8300 a terminé sur un repli de 1,31%, tirant vers le bas
l'indice vedette de la Bourse de Milan .FTMIB (-0,22%), alors
que l'indice bancaire européen .SX7P a perdu 0,17%.
RISQUE DE DEVENIR ACTIONNAIRE MAJORITAIRE
Dans le cadre du projet abandonné, les grandes banques
italiennes devaient convertir en actions 320 millions d'euros
d'obligations hybrides de Carige acquises en novembre 2018. Cela
aurait permis à ces banques de détenir ensemble 43% du capital
de l'établissement génois en difficulté.
Les responsables du fonds bancaire italien (FITD) ont
déclaré qu'ils ne souhaitaient pas combler le manque de fonds
propres de Carige, car le FITD n'entend pas devenir actionnaire
majoritaire de la banque.
"Ce n'est pas raisonnable et personne n'a intérêt à se
retrouver avec une banque contrôlée par le fonds", a déclaré
Carlo Messina.
Le FITD est financé par les banques italiennes et a pour
objectif officiel de garantir des dépôts bancaires allant
jusqu'à 100.000 euros.
Les grandes banques italiennes sont parvenues à renforcer
leurs fonds propres au cours des deux dernières années et ont
cédé des milliards d'euros de créances douteuses.
Mais les petits établissements font toujours face à des
prêts irrécouvrables tout en restant à l'écart d'une
consolidation du secteur. Le principal actionnaire de Carige, la
famille Malacalza, s'est prononcée l'an dernier contre une
augmentation de capital de la banque, ce qui a amené la Banque
centrale européenne (BCE) à placer l'établissement sous
administration spéciale en janvier.
Une intervention des autorités de l'Union européenne aux
côtés de Rome sera nécessaire pour sauver Carige, a déclaré
mercredi Giancarlo Giorgetti, le secrétaire à la présidence du
Conseil italien.
"L'intervention du gouvernement ne suffit pas. Une action
est nécessaire au niveau européen", a-t-il dit à la presse.
(Stefano Bernabei et Gianluca Semeraro et Angelo Amante
Catherine Mallebay-Vacqueur et Claude Chendjou pour le service
français, édité par Bertrand Boucey et Benoît Van Overstraeten)
Le président d'UniCredit n'exclut pas une aide du secteur à Carige
information fournie par Reuters 15/05/2019 à 17:50
| 7,045 EUR | MIL | -1,66% | |
| 958,100 USD | NYSE | +0,41% | |
| 5,205 EUR | MIL | +0,02% | |
| 338,16 Pts | DJ STOXX | -0,47% | |
| 65,090 EUR | MIL | -1,56% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Les prix du pétrole chutent de 10% mardi, après des propos de Donald Trump assurant que la guerre avec l'Iran est "quasiment" finie, ce qui favorise un solide rebond des Bourses asiatiques après leur plongeon de la veille. - Accalmie sur le brut, Trump rassure ... Lire la suite
-
Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", sans évoquer d'échéance précise, bien que Téhéran poursuive ses attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient. Les déclarations du président américain ont fait redescendre ... Lire la suite
-
Des meetings un peu partout, une cinquantaine de débats télévisés d'ici mercredi soir... les candidats aux municipales se démènent dans cette dernière semaine de campagne avant le premier tour, avec parfois le renfort de leaders nationaux comme Jean-Luc Mélenchon ... Lire la suite
-
Une nouvelle vidéo mise en ligne dimanche par l'agence de presse semi-officielle iranienne Mehr et authentifiée par le New York Times, montre un missile de croisière Tomahawk frappant une base navale près d'une école dans la ville de Minab le 28 février. L'armée ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer