PHOTO DE FICHIER : Le logo de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à l'extérieur de son siège à Vienne
par Ahmad Ghaddar et Olesya Astakhova
L'Opep+ a annoncé dimanche une quatrième révision à la hausse de ses objectifs de production de pétrole en autant de mois, bien que la guerre entre les États-Unis et l'Iran empêche toujours plusieurs de ses membres d'extraire davantage de brut.
Le conflit a réduit les flux de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz et provoqué une crise sans précédent, les principaux membres de l'Opep+ - dont l'Arabie saoudite - étant dans l'incapacité d'approvisionner normalement leurs clients depuis la fin du mois de février.
Sept membres clés de l'organisation, qui regroupe l'Opep et des producteurs alliés dont la Russie, ont augmenté leurs quotas de production entre avril et juin d'environ 600.000 barils par jour (bpj), mais celle-ci s'est en réalité effondrée avec la chute des exportations des pays du Golfe, atteignant en moyenne 33,19 millions de bpj en avril contre 42,77 millions en février.
Dimanche, ces sept membres ont décidé d'augmenter leurs objectifs de 188. 000 barils par jour à partir de juillet, a indiqué l'Opep dans un communiqué.
Il s'agit de la même hausse que celle prévue pour juin, qui avait été revue à la baisse par rapport aux augmentations mensuelles de 206. 000 barils par jour en mai et en avril afin de tenir compte du départ des Émirats arabes unis de l'Opep+ le 1er mai.
"Une augmentation de la production de l'Opep+ a très peu de signification tant que le détroit d'Ormuz reste fermé", a déclaré Jorge Leon, analyste chez Rystad et ancien responsable de l'organisation.
" Lorsque le détroit d'Ormuz rouvrira, le marché pourrait passer très rapidement de la crainte d'une pénurie à la crainte d'un excédent", a-t-il ajouté.
Vendredi, les prix du pétrole ont chuté à environ 93 dollars le baril, les traders estimant qu'une reprise du conflit entre les États‑Unis et l'Iran semble de moins en moins probable. Les prix étaient proches de 72 dollars avant le début de la guerre.
(Reportage Ahmad Ghaddar et d'Olesya Astakhova, rédigé par Dmitry Zhdannikov et Alex Lawler, version française Benjamin Mallet)

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