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Gilets jaunes-L'intrusion dans un hôpital fait débat, gardes à vue levées
Reuters02/05/2019 à 19:48

    * Libération des 32 personnes entendues par la police
    * Le ministre de l'Intérieur avait parlé d'une attaque
    * Mélenchon (opposition) évoque une manipulation

 (Actualisé avec levée des gardes à vue)
    PARIS, 2 mai (Reuters) - Attaque inacceptable ou
récupération politique par le gouvernement : l'intrusion d'une
cinquantaine de personnes dans l'enceinte de l'hôpital de la
Pitié-Salpêtrière, en marge du défilé parisien du 1er-Mai, a
fait débat jeudi.
    Trente-deux personnes qui avaient été placées en garde à vue
après cette intrusion pour participation à un groupement en vue
de commettre des dégradations ou des violences ont été remises
en liberté jeudi en fin d'après-midi, a-t-on appris auprès du
parquet de Paris.
    La sûreté territoriale de Paris enquête sur les faits, très
controversés.
    Le Premier ministre Edouard Philippe a jugé "inacceptables"
ces événements qui se sont déroulés boulevard de l'Hôpital, dans
le 13e arrondissement de Paris, où les défilés ont été marqués
par de nouvelles violences.  
    "Vouloir s'introduire dans un hôpital de cette façon n'est
pas excusable", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Angoulême
(Charente), en louant le comportement du personnel hospitalier
qui a permis selon lui d'empêcher le pire.
    "Si ce calme n'avait pas été au rendez-vous, les
conséquences auraient pu être beaucoup plus graves", a-t-il
déclaré à la presse.
    Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a pour sa
part évoqué une "attaque".
    "Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. Et on
a blessé un policier mobilisé pour le protéger", a-t-il écrit
dès mercredi sur Twitter. 
    "Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation.
Nos forces de l'ordre sont immédiatement intervenues pour sauver
le service de réanimation", a ajouté le ministre devant la
presse lors d'une visite à l'hôpital.
    Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance
publique-Hôpitaux de Paris, qui a porté plainte après
l'intrusion, a estimé jeudi sur Franceinfo qu'on était "passé au
bord d'une catastrophe".
    "Il aurait pu se produire un drame dont je n'ose même pas
imaginer les conséquences", a-t-il dit.
    
    RÉCUPÉRATION POLITIQUE ?
    Mais pour une partie de la classe politique, le gouvernement
fait de la récupération en dramatisant un événement qui n'a pas
eu de conséquences, l'intrusion étant en partie le fait de
personnes qui voulaient échapper aux gaz lacrymogènes.
    "Prudence. Dans quelques heures, on découvrira que la
soi-disant attaque de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière est une
manipulation du système", a dit jeudi le chef de file de La
France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sur Twitter.
    La ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui s'est rendue sur
place jeudi, a rappelé qu'il y avait bien eu intrusion dans
l'enceinte de l'hôpital et que les manifestants s'en étaient
ensuite pris à la porte d'entrée vitrée défendue par le
personnel soignant mais a refusé de parler d'attaque.
    "Aujourd'hui une enquête est en cours, je ne suis pas là
pour qualifier les circonstances de cette tentative
d'intrusion", a-t-elle dit à la presse. "On peut aussi observer
que les grilles de cet hôpital étaient fermées, étaient
cadenassées (...) et il y a eu une volonté claire de forcer les
grilles puisque les chaînes ont été cassées."
    La directrice de l'hôpital, qui se trouvait derrière la
grille, a signalé aux manifestants qu'ils pénétraient dans
l'enceinte d'un hôpital. "Ils le savaient et ils ont souhaité
pénétrer tout de même", a-t-elle dit.
    Quant à la théorie selon laquelle les manifestants voulaient
s'en prendre à un capitaine de CRS hospitalisé à la
Pitié-Salpêtrière, elle s'est montrée dubitative. "Je ne vois
pas très bien comment les manifestants sur place auraient pu
avoir l'information", a-t-elle déclaré sur Europe 1.
    Le personnel soignant de l'hôpital a relativisé les faits
lors d'une conférence de presse jeudi.
    "On ne s'est pas sentis en danger plus que ça", a dit
Gwénaëlle Bellocq, une aide-soignante, précisant que les intrus
avait "compris" qu'ils devaient quitter les lieux quand on leur
a expliqué qu'il s'agissait d'un hôpital. Elle a loué
l'intervention des forces de l'ordre qu'elle a jugé "efficaces,
calmes, posées".   

 (Yves Clarisse, avec Emmanuel Jarry, édité par Yann Le
Guernigou et Danielle Rouquié)
 

1 commentaire

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  • remimar3
    02 mai14:29

    Si les chaines qui bloquaient l'accès étaient cadenassées, je ne vois pas où est la polémique. On a l'impression qu'on doit trouver des excuses à tous les actes violents dus à des mouvements de foule. On n'est pas traité comme ça quand on est un simple individu qui fait une faute mineure. Dans ce cas, pas d'excuse, amende assurée !

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