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* Un missile balistique aurait touché le site d'un important centre d'opérations d'Aramco, selon une source
* La coalition saoudienne frappe un dépôt pétrolier au Yémen, selon les médias houthis
* Les attaques de missiles et de drones houthis s'intensifient à travers l'Arabie saoudite
(Ajout d'informations sur le bâtiment d'Aramco touché, détails dans les paragraphes 1 à 4, contexte tout au long de l'article)
par Timour Azhari et Menna AlaaElDin
Un missile balistique a frappé le complexe du siège de la compagnie pétrolière nationale saoudienne, la plus grande au monde et pilier de l'économie du royaume, a déclaré à Reuters une source au sein de l'entreprise, dans un contexte d'escalade de la guerre entre les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran , et une coalition menée par l'Arabie saoudite.
Une tour de bureaux du complexe de Saudi Aramco, situé dans la ville de Dhahran, à l’est du pays, a été touchée mardi soir et les trois derniers étages ont été endommagés, a précisé cette source. Cette dernière, ainsi que deux autres personnes proches du dossier, ont indiqué que le bâtiment était en feu.
Le complexe abrite un important centre d’opérations d’Aramco, qui supervise un vaste réseau de plateformes pétrolières terrestres et offshore, d’oléoducs, de raffineries et de terminaux d’exportation.
Plus tôt, six sources avaient déclaré à Reuters avoir entendu de fortes détonations près du complexe. Saudi Aramco n’a fait aucun commentaire officiel.
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a déclaré que des fragments d’un missile qu’elle avait intercepté et détruit à Dhahran étaient tombés sur une zone résidentielle, sans fournir plus de détails.
Les autorités ont également signalé que des drones et des missiles avaient été interceptés et détruits dans la capitale, Riyad, ainsi que dans le sud du pays.
Les Houthis avaient auparavant menacé de riposter de manière «sévère et douloureuse» aux frappes menées par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite contre la capitale yéménite, Sanaa. Leur porte-parole, Yahya Saree, avait déclaré que les cibles pourraient inclure le siège de Saudi Aramco à Dhahran et une raffinerie de pétrole à Riyad.
Le groupe a averti les travailleurs du secteur pétrolier en Arabie saoudite de rester à l’écart des sites susceptibles d’être pris pour cibles.
Depuis une semaine, les Houthis tirent des missiles balistiques et des drones sur des sites saoudiens stratégiques, en représailles au soutien apporté par le royaume aux forces gouvernementales contre les Houthis dans la guerre civile qui a repris au Yémen. L’aéroport international de Riyad a été touché à quatre reprises, dont une fois samedi, faisant 13 morts.
Plus tôt mardi, les Houthis ont déclaré que l’Arabie saoudite attaquait Sanaa, et la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a averti les civils de rester à l’écart d’un dépôt de pétrole situé à la périphérie de la ville.
La chaîne de télévision Al-Masirah, contrôlée par les Houthis, a rapporté que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite avait pris pour cible la station centrale de Sabah de la Compagnie pétrolière du Yémen, un dépôt de carburant situé à la périphérie de Sanaa.
La coalition a déclaré mardi soir dans un communiqué avoir attaqué cette station ainsi que d’autres sites dans le cadre d’une opération visant à « neutraliser les capacités des Houthis » à menacer l’Arabie saoudite, le Yémen et les voies navigables internationales.
Le Conseil des ministres saoudien, présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du pays, a publié mardi, avant l’attaque contre Saudi Aramco, un communiqué indiquant que les Houthis subiraient les conséquences de leurs attaques répétées contre le royaume.
L'attaque à la roquette balistique de samedi contre l'aéroport de Riyad a été la plus meurtrière en Arabie saoudite depuis une décennie; d'autres attaques ont entraîné la suspension des vols dans tout le pays, alors même que celui-ci accueille une importante conférence sur l'énergie.
REPRISE DE LA GUERRE AU YÉMEN
L’Arabie saoudite a repris sa campagne militaire au Yémen pour soutenir le gouvernement internationalement reconnu, dans le but de contrer les avancées soudaines des Houthis le mois dernier, lorsqu’ils ont balayé la côte de la mer Rouge jusqu’au détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
Ce détroit, porte d’entrée sud de la mer Rouge, est devenu une voie d’approvisionnement énergétique encore plus vitale pour l’Arabie saoudite et le reste du monde depuis le début de la guerre avec l’Iran en février, lorsque Téhéran a fermé le détroit d’Ormuz reliant le golfe Persique à l’océan Indien.
Si l’offensive gouvernementale lancée il y a une semaine a repoussé les Houthis de la zone la plus proche du détroit, le groupe reste solidement implanté à proximité et a réalisé des avancées autour de la ville de Taïz ce mois-ci.
L’Arabie saoudite cherche à obtenir un soutien plus large de la part de ses alliés pour sa campagne contre les Houthis et pour l’aider à repousser leurs attaques de missiles et de drones.
Washington, l’allié le plus puissant de l’Arabie saoudite et garant de longue date de sa sécurité, a jusqu’à présent repoussé les efforts saoudiens visant à l’impliquer directement dans la guerre contre les Houthis.
Le conflit au Yémen a repris, dans le sillage de la guerre plus large entre les États-Unis et l’Iran qui a débuté avec l’attaque américano-israélienne contre la République islamique le 28 février.
L’Iran, rival régional de longue date de l’Arabie saoudite, a proposé de jouer le rôle de médiateur entre l’Arabie saoudite et les Houthis, a déclaré dimanche son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, dans des déclarations reprises lundi par le ministère.

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