Dans une note sur le secteur automobile, AlphaValue estime que les vents contraires liés aux tarifs douaniers resteront probablement une caractéristique structurelle de l'industrie alors que le pacte de l'ACEUM doit être renégocié.
L'ACEUM est un accord de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique entré en vigueur en juillet 2020, et il doit être renégocié. L'administration Trump a laissé entendre qu'elle était prête à le laisser expirer, mais il s'agit probablement d'une stratégie de négociation.
Selon AlphaValue, des rapports indiquent d'ailleurs que des discussions seraient en cours entre les Etats-Unis et le Mexique, mais pas avec le Canada en raison des tensions avec Donald Trump.
Reuters et le Wall Street Journal expliquent que les véhicules devraient avoir environ 50% de leur valeur fabriquée aux Etats-Unis pour éviter les tarifs douaniers, tandis que plus de 40% du contenu devrait provenir de pays à hauts salaires, ce qui n'est pas le cas du Mexique. Enfin, Washington chercherait à faire passer l'exigence de contenu nord-américain de 75 à 82%.
La fin de l'accord serait problématique pour Stellantis qui dispose d'une capacité de production substantielle au Mexique et a fait du redressement en Amérique du Nord le pilier de sa stratégie présentée récemment.
Les analystes d'AlphaValue tempèrent toutefois la situation en indiquant que compte tenu du style de négociation du président des Etats-Unis, tout accord final sera probablement moins strict que les conditions actuellement discutées.
En conclusion, AV reste globalement pessimiste sur le secteur automobile en raison de nombreux vents contraires structurels auxquels fait face le secteur, notamment les tarifs douaniers, une rentabilité plus faible en Chine, l'intensification de la pression sur les prix mondiaux et des problèmes de surcapacité.
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