Aller au contenu principal
Fermer

Un témoin clé dans l'enquête américaine sur la banque turque Halkbank échappe à la prison
information fournie par Reuters 14/07/2026 à 19:09

((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto))

* Reza Zarrab a plaidé coupable dans l'affaire des sanctions contre l'Iran de 2017

* Les accusations portées contre Halkbank ont été abandonnées à la suite d'un accord avec le ministère américain de la Justice

* Cette affaire pénale constituait une source de tension dans les relations entre les États-Unis et la Turquie

(Refonte du texte avec la mention formelle de la condamnation au paragraphe 2; ajout de contexte aux paragraphes 3, 11, 13, 14 et 17; ajout de détails issus de l'audience aux paragraphes 15 et 17) par Luc Cohen

Un témoin clé ayant coopéré dans le cadre de l’enquête pénale menée par le gouvernement américain sur le rôle présumé de la banque publique turque Halkbank « HALKB.IS » dans l’aide apportée à l’Iran pour contourner les sanctions a échappé à la prison lors de son audience de détermination de la peine mardi.

Reza Zarrab a été condamné par le juge fédéral américain Richard Berman à purger la peine déjà effectuée, lors d’une audience devant le tribunal fédéral de Manhattan. Les procureurs avaient exhorté le juge à prendre en compte sa coopération dans l’affaire pour déterminer sa peine.

Cette condamnation a marqué la fin d’une longue affaire pénale qui avait constitué une source de tension entre la Turquie et les États-Unis, deux alliés de l’OTAN. Les relations se sont améliorées depuis le retour du président Donald Trump à la Maison Blanche l’année dernière, ainsi que suite à la décision prise en début d’année par le ministère de la Justice de mettre fin aux poursuites contre la Halkbank elle-même.

Zarrab, un négociant en or turco-iranien âgé de 42 ans, a plaidé coupable le 26 octobre 2017 de complot visant à contourner les sanctions américaines.

Il a témoigné contre l’ancien responsable de la Halkbank, Mehmet Hakan Atilla, lors d’un procès à New York en 2017. Atilla a été condamné pour avoir aidé l’Iran à contourner les sanctions américaines.

AMÉLIORATION DES RELATIONS ENTRE LA TURQUIE ET LES ÉTATS-UNIS

Par ailleurs, les États-Unis ont inculpé la Halkbank en 2019 pour avoir secrètement transféré 20 milliards de dollars de fonds iraniens soumis à des restrictions, converti des recettes pétrolières en or et en espèces au profit d’intérêts iraniens, et falsifié des documents relatifs à des livraisons de denrées alimentaires afin de justifier les transferts de recettes pétrolières.

La banque avait plaidé non coupable. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait qualifié cette affaire d’illégale et de “sordide”.

M. Berman a officiellement classé ces accusations le mois dernier, après que le ministère de la Justice eut annoncé en mars avoir conclu un accord avec Halkbank pour mettre fin à l’affaire, en échange de l’engagement par la banque d’un contrôleur chargé de vérifier sa conformité aux sanctions et à la lutte contre le blanchiment d’argent.

Le ministère de la Justice a indiqué que cet accord découlait du rôle joué par la Turquie dans la conclusion d’un cessez-le-feu l’année dernière entre Israël et le Hamas.

Washington et Ankara entretiennent actuellement leurs meilleures relations depuis des décennies . Lors d’une visite à Ankara à l’occasion d’un sommet de l’OTAN au début du mois, Donald Trump a déclaré qu’il lèverait les sanctions américaines contre la Turquie liées à son achat de systèmes de défense russes en 2019 et s’est dit disposé à vendre à ce pays des avions de combat F-35.

ZARRAB ARRÊTÉ IL Y A DIX ANS

Pour Zarrab, cette condamnation met fin à une odyssée judiciaire longue d’une décennie qui avait débuté par son arrestation à Miami en 2016, alors qu’il était en voyage en famille à Disney World.

Il a purgé 22 mois de prison avant d’être libéré en 2018. Il est depuis lors en liberté sous caution.

Zarrab avait auparavant cédé au gouvernement américain un bateau d’une valeur de 288 690 dollars ainsi que 88 102,59 dollars en espèces. Berman n’a imposé ni confiscation ni amende supplémentaire, soulignant que Zarrab était sans emploi et présentait un patrimoine net négatif.

Les avocats de Zarrab ont indiqué dans des documents judiciaires que la Turquie avait saisi 172 millions de dollars de ses avoirs en représailles à sa coopération. En 2017, l’agence de presse publique turque Anadolu avait déclaré que le parquet d’Istanbul avait décidé de saisir les avoirs de Zarrab dans le cadre d’une enquête à son encontre.

Le Premier ministre turc de l’époque, Binali Yildirim, avait déclaré qu’il espérait que Zarrab “reviendrait sur son erreur” d’avoir coopéré avec les procureurs américains, réitérant la position d’Ankara selon laquelle cette affaire pénale visait à exercer une pression sur la Turquie et son économie.

Dans une brève déclaration prononcée avant que le juge Berman ne prononce officiellement la peine, Zarrab a remercié le tribunal et les forces de l'ordre américaines d'avoir veillé à sa sécurité et à celle de sa famille.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

valeur

dernier

var.

88,44 -0,42%
26,22 0,00%
8 340,11 0,00%
Or
4 080,21 +1,84%
71,14 0,00%
Chargement...