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Un suspect toujours recherché après l'attaque au colis piégé de Lyon
Reuters25/05/2019 à 19:48

    * L'attaque n'a toujours pas été revendiquée
    * Le colis renfermait des boulons, vis et des billes de
métal 
    * Les enquêteurs exploitent des dizaines de témoignages 

 (Actualisé avec détail sur les nouvelles photos du suspect §7)
    par Catherine Lagrange
    LYON, 25 mai (Reuters) - Les services de police
recherchaient toujours samedi l'auteur de l'attaque au colis
piégé qui a fait 13 blessés, dont huit femmes et une fillette de
10 ans, vendredi à Lyon, déployant un important dispositif de
sécurité pour le retrouver. 
    L'attaque n'a pas encore été revendiquée, a annoncé à la
mi-journée le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz,
chargé de l'enquête, ce qui laisse planer un doute sur les
motivations réelles de l'auteur des faits. 
    Des traces d'ADN ont été retrouvées sur les restes du colis,
selon une source proche de l'enquête. L'explosif utilisé était
du TATP, un explosif artisanal très instable, qui avait
notamment été utilisé dans les attentats du 13 novembre 2015 à
Paris. 
    Le colis piégé, qui renfermait notamment des boulons, des
vis, et des billes en métal, a été déposé vendredi en fin
d'après-midi devant une boulangerie de la rue Victor Hugo, près
de la gare de Lyon-Perrache. 
    Le suspect, un homme d'une trentaine d'années, selon des
sources policières, a été filmé par les caméras de surveillance
municipales, circulant à vélo.
    Il était vêtu d'un bermuda vert clair, d'une chemise vert
foncé aux manches relevées au niveau des coudes, de chaussures
et d'un sac à dos noir. Son visage était en partie dissimulé par
une casquette de couleur kaki ainsi que par une paire de
lunettes de soleil.
    La police, qui a diffusé dans la soirée de vendredi un appel
à témoins, a publié de nouvelles photos de l'individu sur son
compte Twitter samedi, où on le voit sur son vélo. 
    Les autorités ont pu retracer son parcours dix minutes avant
les faits. Selon les images de la vidéosurveillance, il a
emprunté le quai Claude Bernard pour arriver sur la place
Antonin Poncet puis a marché en tenant son vélo dans les mains
jusqu'à la rue Victor Hugo où il a déposé un sac en papier kraft
sur un bloc de béton. 
    L'explosion survient une minute plus tard, entraînant le
bris de la vitrine réfrigérée du magasin. L'auteur des faits
repart ensuite par le même itinéraire. 
    Un circuit imprimé, un dispositif de déclenchement à
distance et des morceaux de plastique blanc, pouvant être des
résidus de l'engin explosif, ont été retrouvés à proximité de
l'explosion, a poursuivi le procureur lors de sa conférence de
presse à Lyon. 
    "Un premier appel à témoins à été lancé hier soir avec un
numéro d'appel (...) et les témoignages reçus sont en cours
d'exploitation", a dit Rémy Heitz, précisant que les policiers
avaient reçu "plusieurs dizaines" de témoignages. 
    
    90 ENQUÊTEURS ET 30 TECHNICIENS
    La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie
vendredi soir. Une enquête de flagrance a été ouverte des chefs
de tentative d'assassinats en relation avec une entreprise
terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste
criminelle. 
    Elle a été confiée à la Direction centrale de la police
judiciaire (DCPJ), en co-saisine avec la Direction générale de
la sécurité intérieure (DGSI). 
    Quatre-vingt-dix enquêteurs et trente techniciens de la
police technique et scientifique ont été mobilisés. Une
vingtaine d'enquêteurs des brigades de recherche et
d'intervention locale leur prête leur concours, a ajouté Rémy
Heitz. 
    Sur les 13 victimes, onze ont été hospitalisées dans trois
établissements. Certaines d'entre elles devaient subir une
intervention chirurgicale pour extraire les corps étrangers qui
se seraient introduits. Leur diagnostic vital n'est pas engagé. 
    Le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui est rentré d'un
déplacement au Japon dans la matinée, a évoqué une attaque
"incompréhensible" dans une ville "calme qui a toujours été
préservée". 
    L'ancien ministre de l'Intérieur a rencontré trois victimes
samedi: "une personne indienne venue rendre visite à son fils à
Lyon, un Marseillais de passage et une habitante de Lyon qui
sortait du cinéma." "Heureusement, ils sont légèrement blessés",
a-t-il dit à la presse. 
    Le ministère de l'Intérieur a donné pour consigne aux
préfets de renforcer la vigilance et la sécurité sur les lieux
accueillants du public. 
    Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône a
notamment ordonné l'interdiction de manifestation dans le nord
de la presqu'île de Lyon, ainsi qu'une renforcement du
dispositif Sentinelle. 
    La quasi-totalité des commerces ont ouvert rue Victor Hugo
en matinée. La foule continue à se presser dans cette artère
piétonne et très commerçante. Rien n'indique l'explosion devant
la boulangerie, si ce n'est son rideau abaissé. 
    "On n'avait pas besoin de ça après 28 semaines de 'Gilets
jaunes'", a dit Kelly Ingargiola, présidente des commerçants du
quartier. "Les employés de la boulangerie sont traumatisés mais
heureusement, ils ne sont pas blessés."

 (avec Caroline Pailliez et Emmanuel Jarry à Paris
édité par Tangi Salaün et Henri-Pierre André)
 

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