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Trump à Tokyo, bref répit dans le conflit commercial Japon-USA
Reuters28/05/2019 à 09:12

    par Leila Kihara et Linda Sieg
    TOKYO, 28 mai (Reuters) - Le Japon a déroulé pendant quatre
jours le tapis rouge pour Donald Trump, s'offrant un court répit
dans sa bataille commerciale avec Washington, qui n'en attend
pas moins de fortes concessions de son partenaire asiatique
après les élections sénatoriales de juillet prochain dans
l'archipel.
    La visite d'Etat que le président américain a achevée mardi
à Tokyo a été ponctuée de symboles destinés à afficher la
solidité de l'alliance nippo-américaine - partie de golf avec le
Premier ministre Shinzo Abe, dîner avec l'empereur Naruhito,
inspection de navires de guerre - qui n'ont pas suffi à occulter
le conflit récurrent entre les deux pays sur le commerce.
    A l'issue d'un entretien lundi avec Shinzo Abe, Donald Trump
a dénoncé un déficit commercial "incroyablement grand" des
Etats-Unis vis-à-vis du Japon. Ce dernier s'élève à 68 milliards
de dollars. 
    Le président américain a dit attendre du Japon qu'il annonce
"certaines choses, probablement en août, qui seront très bonnes
pour les deux pays".
    Le ministre japonais de l'Economie Toshimitsu Motegi a
cherché à relativiser mardi cette allusion au calendrier,
estimant que Donald Trump avait avant tout "exprimé son espoir
de progrès rapides dans les négociations". 
    Plusieurs responsables gouvernementaux ont quant à eux
démenti que Washington et Tokyo se soient entendus pour conclure
un accord commercial au mois d'août. 
    La mention de cette date n'est pas innocente, puisque les
Japonais seront appelés aux urnes en juillet pour renouveler
leur chambre haute et que le Parti libéral-démocrate au pouvoir
ne voudra pas se mettre à dos les électeurs - les agriculteurs
en particulier - en cédant sur le commerce.
    
    TRUMP CIBLE L'AGRICULTURE
    L'opposition japonaise ne se prive pourtant pas de relever
que sur son compte Twitter samedi, Donald Trump a cité
"l'agriculture et le boeuf" comme des éléments clés d'un accord
commercial. 
    "Ces commentaires ne peuvent que signifier que le Japon a de
facto déjà accordé des concessions majeures sur l'agriculture et
l'élevage", a déclaré le chef du Parti démocrate constitutionnel
Yukio Edano. "Nous ne permettrons pas qu'ils fassent campagne
pour les sénatoriales en cachant cela."
    Washington réclame une baisse des droits de douane japonais
sur les produits agricoles américains tout en menaçant de taxer
les automobiles et pièces détachées japonaises exportées aux
Etats-Unis, qui représentent l'essentiel du déficit commercial
américain. 
    Donald Trump a estimé la semaine dernière que ces
importations de voitures et de pièces détachées pouvaient
constituer une menace pour la sécurité nationale, tout en
repoussant de six mois sa décision sur la possible entrée en
vigueur de droits de douane afin de donner plus de temps aux
négociations en cours avec Tokyo comme avec l'Union européenne.
    Le Japon s'oppose à toute limitation de ses exportations,
qui violerait les règles de l'Organisation mondiale du Commerce.
    Toshimitsu Motegi, qui a rencontré samedi à Tokyo le
représentant fédéral au Commerce, Robert Lighthizer, a souligné
que les deux parties avaient encore du travail devant eux pour
résorber leurs divergences et qu'aucun calendrier n'avait été
fixé pour les prochaines négociations. 
    "Au final, je dirais que cette visite de Donald Trump était
un événement réussi sur le plan cérémoniel. Que pouvait-on
attendre de plus ?" résume Toshihiro Nakayama, chercheur au
Wilson Center de Washington.

 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
 

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