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Tous les regards sur l'Allemagne avant le plan de la BCE

Reuters04/01/2015 à 14:39

TOUS LES REGARDS SUR L'ALLEMAGNE AVANT LE PLAN DE LA BCE

par Noah Barkin

BERLIN (Reuters) - Tous les regards sont tournés vers l'Allemagne au moment où la Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à lancer un programme massif d'achat de dettes d'Etat en faisant fonctionner la planche à billets dans l'espoir de ranimer une économie européenne au point mort.

La chancelière Angela Merkel validera-t-elle l'initiative du président de la BCE, Mario Draghi, comme elle l'avait fait en août 2012 ? Elle avait alors apporté un soutien très remarqué à Mario Draghi qui avait promis, quelques semaines auparavant, de prendre toutes les mesures nécessaires, quoi qu'il en coûte pour préserver l'euro.

Le soutien d'Angela Merkel avait été déterminant pour convaincre les marchés que Mario Draghi avait le soutien politique nécessaire pour passer de la promesse à l'action et pour que les paroles du président de la BCE puissent faire leur effet.

Aujourd'hui, deux ans et demi plus tard, un nouveau soutien de Berlin est tout aussi nécessaire. Sans lui, l'assouplissement quantitatif (QE) - c'est le nom du programme d'achat de dette avec de l'argent frais - risque d'être inefficace.

En outre, une divergence de vues entre l'Allemagne et la BCE, les deux piliers de la zone euro, serait dévastateur pour la crédibilité de la zone euro.

Dans une longue interview au quotidien allemand Handelsblatt parue vendredi, Mario Draghi a semblé préparer le terrain, en disant que le risque que la BCE ne soit pas en mesure de préserver la stabilité des prix était plus élevé aujourd'hui et que l'institut d'émission pourrait devoir agir si l'inflation restait trop faible conformément à son mandat.

LIGNES ROUGES

"La position de l'Allemagne sur le programme QE est sans doute la question la plus importante pour la BCE en ce moment", confirme Marcel Fratzscher, qui dirige l'institut économique DIW à Berlin et qui a travaillé auparavant à la banque centrale de la zone euro. "Le soutien de Merkel, et de (Wolfgang) Schäuble (le ministre des Finances allemand) sera absolument vital."

A Berlin, on craint que le QE, qui pourrait être lancé lors de la prochaine réunion de gouverneurs de la BCE le 22 janvier, n'incite les pays du sud de la zone euro à lever le pied en matière de réformes. Certains estiment qu'injecter de l'argent frais dans le système sèmerait les graines d'une future crise.

"Si la BCE ne fait pas attention à la manière dont elle fait le QE, la réaction en Allemagne sera féroce", dit un responsable allemand sous le sceau de l'anonymat. "Si vraiment le QE est mis en place, ce qui semble être bien parti, il faut qu'il se passe de façon à ce qu'il ne soit pas torpillé par les politiques allemands. Draghi a besoin de savoir quelles sont les lignes rouges."

Le débat sur le plan politique risque d'être compliqué par la montée en puissance d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), formation eurosceptique qui n'existait pas en 2012.

Ce parti, créé en 2013, a obtenu des élus dans trois parlements régionaux en Allemagne et sept députés au Parlement européen. Une crise est ouverte au sein du parti à propos de sa stratégie et de son leadership.

En outre, l'incertitude à propos des élections législatives anticipées du 25 janvier en Grèce, qui pourraient porter au pouvoir le parti de gauche Syriza, qui entend renégocier les conditions de l'aide financière internationale accordée à Athènes, trouble un peu plus l'horizon.

Selon un dernier sondage, Syriza devance de trois points les conservateurs au pouvoir.

RISQUE JURIDIQUE

Autre épée de Damoclès, le QE risque d'être refusé par la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe.

En février 2014, celle-ci avait estimé que le programme d'achat d'obligations OMT dévoilé par Mario Draghi dans les mois ayant suivi sa promesse de "tout faire" de l'été 2012, bien que jamais utilisé, était contraire à une disposition sur le financement des Etats.

Le dossier avait alors été transmis à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à Strasbourg qui doit se faire communiquer un premier avis sur la question le 14 janvier. Sa décision définitive est attendue pour la mi-2015.

"Il y a un consensus dans le marché selon lequel la CJUE ne trouvera rien à redire au programme d'achat d'obligations, mais il y a un risque", résume Elga Bartsch, économiste Europe chez Morgan Stanley. "Berlin s'inquiète des conséquences de la décision de la CJUE pour la Cour constitutionnelle allemande. La BCE le prend aussi très au sérieux. Sinon, elle aurait déjà bougé en décembre."

Si la BCE joue la prudence avant la décision finale, il y a des chances que, dans le QE, les risques liés aux obligations achetées soient à la charge des banques centrales nationales. Cette idée a été suggérée le mois dernier par le président de la Bundesbank, Jens Weidmann.

"C'est une solution qui pourrait marcher pour l'Allemagne", estime le responsable allemand ayant requis l'anonymat.

Dans ce cas de figure, Angela Merkel pourrait se sentir plus à l'aise pour donner son quitus au QE. Sauf qu'en limitant la portée du programme, cela risque de décevoir les marchés et de ne pas être suffisant pour faire redémarrer la machine économique de la zone euro.

(Danielle Rouquié pour le service français)

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