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POINT HEBDO-Iran, banques centrales et géants de la "tech" au menu des marchés
information fournie par Reuters 24/04/2026 à 13:01

La semaine prochaine réunira les trois grandes préoccupations actuelles des investisseurs : la guerre en Iran, l'évolution des taux d'intérêt et l'essor de l'intelligence artificielle (IA).

Quatre des plus grandes banques centrales mondiales se réuniront avec une question à la clé: combien de temps pourront-elle ignorer la flambée des prix mondiaux de l'énergie due au blocage du détroit d'Ormuz ?

Parallèlement, cinq des géants technologiques américains parmi le groupe des "Magnificent Seven" publieront leurs résultats trimestriels.

Tour d'horizon des perspectives de marchés dans les jours à venir :

1/ IMPASSE DIPLOMATIQUE

Après près de deux mois de conflit, aucune issue n'apparaît en vue entre les Etats-Unis et Israël d'un côté, et l'Iran de l'autre. Le cessez-le-feu, prolongé cette semaine unilatéralement par le président américain Donald Trump, n'a pas permis de faire avancer les négociations de paix.

L'Iran affiche ouvertement son emprise renforcée sur le détroit d'Ormuz, maintenant les prix du pétrole au-delà des 100 dollars le baril. Et les déclarations à l'emporte-pièce sur les réseaux sociaux de Donald Trump continuent d'alimenter la volatilité.

La prolongation du conflit creuse également le fossé entre les États-Unis et l'Otan. Le locataire de la Maison blanche a critiqué à plusieurs reprises les membres de l'alliance pour ne pas avoir soutenu ses attaques contre l'Iran et Washington. Il envisage désormais de sanctionner les pays "difficiles", tels que l'Espagne, selon des responsables.

2/ KA-POWELL !

La Réserve fédérale (Fed) devrait maintenir ses taux d'intérêt inchangés mercredi et l'attention se portera principalement sur ses indications pour les mois à venir. Avec le conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, la plupart des économistes estiment désormais que des baisses de taux sont exclues cette année.

Une intrigue secondaire consiste à savoir si ce sera la dernière réunion de Jerome Powell à la tête de la Fed, ou même s'il y participera à l'avenir, étant donné que son mandat plus large de gouverneur de la Fed – qui court jusqu'en 2028 – est également remis en cause.

Le mandat de Jerome Powell à la présidence de la Fed doit prendre fin le mois prochain mais un sénateur américain influent s'est engagé à bloquer la nomination par Donald Trump de son successeur – l'ancien gouverneur de la Fed Kevin Warsh – jusqu'à ce que l'enquête sur les travaux de rénovation du siège de la Fed menés par Jerome Powell soit abandonnée.

Il y aura également des données clés à analyser. Le PIB du premier trimestre, puis l'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) de mars – l'indicateur d'inflation préféré de la Fed – seront tous deux publiés jeudi.

3/ GROSSE SEMAINE POUR LES GÉANTS DE LA "TECH"

Les résultats de cinq des sociétés à très forte capitalisation boursière, surnommées les "Magnificent Seven", seront à l'affiche sur fond de nouvelle salve de résultats du premier trimestre dans les jours à venir.

Cela intervient à un moment où l'optimisme quasi-inébranlable des investisseurs quant aux bénéfices générés par l'IA apporte un soutien crucial à des indices boursiers proches de leurs plus hauts historiques.

Sur la seule journée de mercredi, les résultats d'Alphabet

GOOGL.O , de Microsoft MSFT.O , d'Amazon AMZN.O et de Meta

META.O sont attendus – quatre "hyperscalers" qui dépensent actuellement des milliards de dollars dans des centres de données et d'autres infrastructures de haute technologie.

Le fabricant d'iPhone, Apple AAPL.O , publiera ses résultats le lendemain, dans la foulée de l'annonce de la nomination de John Ternus au poste de directeur général, qui succèdera ainsi à Tim Cook.

Au-delà du secteur technologique, plus d'un tiers des entreprises du S&P 500 publieront leurs résultats la semaine prochaine, notamment le fabricant de médicaments amaigrissants Eli Lilly LLY.N , le géant pétrolier Exxon Mobil XOM.N et le géant des cartes de crédit Visa V.N .

4/ OPTIONNALITÉ

La Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre (BoE) devraient toutes deux maintenir leurs taux d'intérêt directeurs respectifs à 2% et 3,75% jeudi, après avoir délibérément tempéré les anticipations de hausses préventives au cours des deux dernières semaines.

Le fragile cessez-le-feu en Iran a permis de gagner un peu de répit, mais avec le prix du pétrole toujours au-dessus des 100 dollars, les marchés monétaires s’attendent toujours à ce que les deux banques relèvent leurs taux à deux reprises avant la fin de l’année.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, devrait être pressée de questions sur la probabilité d'une hausse avant l'été. Elle ne voudra certainement pas répéter l'erreur d'un relèvement prématuré des taux commise par un autre président français de la BCE, Jean-Claude Trichet, juste avant l'éclatement de la crise de la zone euro.

À Londres, le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a déjà averti les marchés qu’ils s’emballaient. Compte tenu de la nervosité que la politique intérieure fait régner sur les marchés des Gilts, il marche lui aussi sur une corde raide.

5/ PRENDRE SON TEMPS

La Banque du Japon complète la liste des grandes banques centrales en action. Sa réunion de mardi marquera le début de la série et, tout comme aux États-Unis et en Europe, ce qui semblait être une occasion de relever les taux d’intérêt s’annonce désormais comme une nouvelle occasion de rester les bras croisés. 0#JPYIRPR

Des sources ont indiqué à Reuters que Kazuo Ueda et ses collègues auront probablement besoin de plus de temps pour évaluer les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, mais les observateurs s'attendent à ce qu'ils laissent la porte grande ouverte à une hausse en juin.

Certains craignent qu'ils ne prennent du retard. Même le président de la Banque asiatique de développement a averti que le yen pourrait subir de nouvelles pressions si les marchés estimaient que la Banque du Japon agissait trop lentement compte tenu des risques inflationnistes.

Pour l'instant, la devise japonaise continue de stagner autour de 160 yens pour un dollar JPY= . Il s'agit d'un niveau que les investisseurs considèrent depuis longtemps comme un seuil susceptible de déclencher une intervention sur le marché des changes. Ils attendent toutefois toujours.

(Rédigé par Marc Jones et Dhara Ranasinghe à Londres, Lewis Krauskopf à New York et Rae Wee à Singapour, infographie Prinz Magtulis ; complié par Marc Jones ; Mara Vilcu pour la version francaise, édité par Blandine Hénault)

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