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Otan : les États-Unis envisagent de suspendre l'Espagne de certains postes de reponsabilité, selon la presse, "pas d'inquiétude" pour Madrid
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/04/2026 à 14:08

Aucun article du traité fondateur de l'Otan, signé en 1949, ne prévoit la suspension ou l'exclusion d'un membre de l'Alliance atlantique.

Pedro Sanchez à Madrid, en Espagne, le 30 juin 2022. ( AFP / PIERRE-PHILIPPE MARCOU )

Pedro Sanchez à Madrid, en Espagne, le 30 juin 2022. ( AFP / PIERRE-PHILIPPE MARCOU )

Interrogé sur les informations de presse indiquant que Washington réfléchissait à une suspension de l'Espagne de certains postes au sein de l'Otan, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez a affirmé vendredi 24 avril ne pas avoir d'"inquiétude".

"L'Espagne est un partenaire fiable au sein de l'Otan et nous remplissons nos obligations envers l'Alliance ", s'est-il défendu en anglais face à la presse, en ouverture d'un sommet des dirigeants de l'UE à Chypre, avant d'ajouter : "Donc, pas d'inquiétude".

"Nous ne travaillons pas sur la base d'e-mails (qui mentionneraient selon la presse une telle réflexion à Washington, ndlr), nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des États-Unis formule", a-t-il aussi affirmé par ailleurs en espagnol.

"Coopération dans le cadre de la légalité internationale"

"La position du gouvernement espagnol est claire : une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale ", a-t-il poursuivi en espagnol.

Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez s'est opposé à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran depuis fin février. Cette position ferme a fortement irrité le président américain, Donald Trump, qui a reproché à Madrid d'avoir refusé de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour mener des attaques aériennes, allant jusqu'à menacer de "cesser tout commerce" entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l'Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan poussé par Washington.

Selon des informations de presse, les États-Unis envisageraient de suspendre la participation de l'Espagne à des postes de responsabilité au sein de l'Alliance. Aucun article du traité fondateur de l'Otan, signé en 1949, ne prévoit la suspension ou l'exclusion d'un membre de l'Alliance atlantique.

Madrid estime être en mesure d'atteindre les objectifs de capacités militaires fixés par l'Otan, en limitant ses dépenses militaires à 2% de son PIB.

3 commentaires

  • 15:14

    Fin des subsides européens vers l'Espagne, bous verrons si l'Espagne est si bien gérée


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