Illustration représentant le logo de Merck, un flacon et une seringue
Le vaccin à ARNm de Moderna, associé à l'immunothérapie Keytruda de Merck, a donné de bons résultats lors d’un essai clinique de phase avancée sur le cancer de la peau, ont annoncé mercredi les deux entreprises, ce qui a fait bondir de 60% le cours de l'action du fabricant de vaccins lors des échanges avant l’ouverture de la Bourse.
L'étude est toujours en cours, mais les résultats intermédiaires ont montré que le traitement, baptisé Intismeran, avait atteint à la fois son objectif principal, à savoir réduire la récidive du cancer, et son objectif secondaire, qui consiste à empêcher le cancer de se propager à d’autres parties du corps.
Moderna diversifie son portefeuille au-delà de son vaccin contre la COVID-19. La société a récemment ajouté à son portefeuille un vaccin contre la grippe approuvé par la FDA, tout en développant des vaccins expérimentaux contre des maladies telles que le norovirus et la maladie de Lyme.
Les analystes avaient souligné que les données relatives au vaccin contre le cancer pourraient constituer un catalyseur important pour l’entreprise et potentiellement renforcer la confiance des investisseurs. Le mois dernier, les analystes de Barclays ont déclaré s’attendre à ce que ce traitement génère environ trois milliards de dollars pour le traitement du mélanome d’ici 2035.
L'action Moderna s’échangeait à 103,60 dollars, tandis que celle de Merck progressait de 7,5 % avant l’ouverture de la Bourse.
Ce traitement anticancéreux associe le Keytruda de Merck à un vaccin à ARNm sur mesure de Moderna, élaboré à partir d’une analyse des mutations détectées dans les tumeurs des patients eux-mêmes.
L’essai a recruté 1.137 patients à haut risque atteints d’un mélanome de stade IIB à IV ayant fait l’objet d’une ablation chirurgicale.
Les participants ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir jusqu’à neuf doses de Keytruda associées au vaccin personnalisé, ou le Keytruda seul, pendant environ un an. Les entreprises ont indiqué qu’aucun nouveau signal de sécurité n’était apparu au cours de l’essai.
En janvier, les deux laboratoires ont annoncé les résultats d’un essai de phase intermédiaire portant sur ce traitement, qui montraient une réduction de 49% du risque de récidive ou de décès après cinq ans.
Les groupes ont indiqué qu'ils présenteraient leurs résultats lors d'un prochain congrès médical et les communiqueraient aux autorités de régulation.
Le mélanome est la forme la plus mortelle de cancer de la peau. En 2023, plus de 1,5 million de personnes vivaient avec un mélanome aux États-Unis, selon l'Institut national du cancer.
(Rédigé par Julie Steenhuysen et Christy Santhosh; Version française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)

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