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Les sociétés de gestion poursuivent leurs projets malgré le Brexit
information fournie par Newsmanagers07/12/2016 à 15:45

(NEWSManagers.com) - En Europe continentale comme au Royaume-Uni, le Brexit a été une surprise très désagréable, mais il n'y a aucune raison d'en faire une fixation. " Le Brexit implique des incertitudes et de la volatilité sur les marchés, ce qui n'est pas la meilleure chose pour nos portefeuilles. Mais cette situation inédite ne doit pas ralentir nos projets européens" , a déclaré le 1er décembre à Paris Corinne Lamesch, responsable des services juridiques pour l'Europe continentale de Fidelity International, à l'occasion d'une conférence (1) organisée par Luxembourg for Finance, l'agence de promotion de la place financière luxembourgeoise.

En termes d'organisation, le Brexit ne semble pas constituer un obstacle majeur. " Nous avons des opérations un peu partout en Europe. Nous n'aurons pas de problème de passeport. Du côté des services cross border, on peut relocaliser là où il le faut si nécessaire" , a indiqué Corinne Lamesch qui a insisté sur la nécessité de développer les projets européens. " Nous avons pléthore de projets paneuropéens. Nous voulons par exemple nous développer dans le secteur des fintech même si le Royaume-Uni n'est pas avec nous. Il faut aussi continuer à aller de l'avant pour faire progresser le projet de pension paneuropéenne. Et il existe encore quelques barrières transfrontières qu'il faut faire sauter. Allons de l'avant même si le Royaume-Uni n'est plus là" , a lancé Corinne Lamesch.

Sébastien Danloy, CEO de RBC Investor Services Bank S.A., a pour sa part relevé que plusieurs prestataires de services nord-américains lui avaient confirmé qu'ils allaient délocaliser leur siège hors de Londres. Vers quelle destination, peut-être le Luxembourg mais pas forcément, la présence sur les différents marchés d'Europe continentale étant un élément essentiel dans la prise de décision.

Edouard-François de Lencquesaing, président de l'EIFR (European Institute of Financial Regulation), a pour sa part souligné que le Brexit était le défi de l'heure. " Le Brexit nous met en face de nos responsabilités. Il faut faire avancer l'Europe alors que personne n'y croit plus. A ce titre, les places financières ont une responsabilité particulière. Le Brexit devrait nous permettre de réallouer les forces de l'industrie financière et de privilégier la proximité avec le consommateur" , a notamment déclaré Edouard-François de Lencquesaing.

Le Brexit va-t-il nous occuper très longtemps ? De deux à cinq ans, selon Corinne Lamesch. Beaucoup plus longtemps selon d'autres. " Des dizaines d'années, de mon point de vue. L'Europe reposait sur trois piliers : l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Nous avons perdu un pilier. Il faudra beaucoup de temps pour trouver un équilibre" , a lancé Jérôme Wigny, partner chez Elvinger Hoss Prussen.

(1) Les places financières européennes face au défi de demain

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