Un logo du Crédit Agricole est visible à l'extérieur d'un bureau de banque à Bordeaux
Les actions des banques européennes sont en nette baisse mardi, dans le sillage des pertes subies la veille par les valeurs financières américaines, dans un nouvel épisode d'inquiétudes liées aux perturbations potentielles de l'intelligence artificielle (IA) sur le secteur.
L'indice bancaire du Stoxx 600 cède 1,87% vers 12h31 GMT, signant la pire performance de l'indice paneuropéen, qui grappille 0,06% au même moment.
Sur les valeurs individuelles, Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas perdent environ 1,8% chacune, limitant les gains du CAC 40 (+0,04%).
Ailleurs en Europe, UBS abandonne 1,43%, Unicredit 2,13% et Banco Santander 2,9%.
Les valeurs financières du Stoxx 600 cèdent à leur tour 0,47%.
"Je pense que nous suivons les banques américaines qui ont été faibles lundi en raison des inquiétudes concernant l'impact des perturbations liées à l'IA sur la qualité du crédit", déclare Johann Scholtz, analyste de Morningstar.
Les inquiétudes concernant l'IA, tant en raison des dépenses massives que son adoption implique pour les entreprises technologiques que des perturbations qu'elle pourrait causer dans des secteurs tels que la finance ou les logiciels, persistent depuis le début de l'année, malmenant régulièrement les marchés d'actions des deux côtés de l'Atlantique.
Les valeurs financières ont accusé une baisse de 3,3% lundi à New York, tandis que les groupes liés aux logiciels ont chuté de 4,3%.
Certains analystes attribuent également ces ventes massives à un rapport publié il y a quelques jours par Citrini Research, devenu viral, dans lequel le courtier souligne les graves menaces que représente l'essor de l'IA pour l'économie mondiale.
Cette note, la dernière d'une série de prévisions pessimistes sur le potentiel perturbateur de l'IA, envisage un scénario pour 2028 où le chômage atteindrait 10,2% aux Etats-Unis, déclenché par des licenciements dus au remplacement rapide des logiciels et des applications de livraison par l'IA.
IBM a pour sa part accusé lundi sa plus forte baisse quotidienne en plus de 25 ans (-13,2%) après que la start-up Anthropic a déclaré que son outil Claude Code pouvait être utilisé pour moderniser un langage de programmation fonctionnant sur les systèmes du groupe américain.
L'IA attire plus que jamais tous les regards cette semaine, alors que le géant Nvidia publiera mercredi ses résultats annuels, prochain grand test pour le secteur.
(Rédigé par Diana Mandiá, avec Ozan Ergenay, édité par Blandine Hénault)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer