La Russie a prolongé jusqu’à fin octobre son interdiction d’exporter du gazole pour les producteurs de carburant, a annoncé mercredi le gouvernement, accentuant davantage les tensions sur un marché mondial de l’énergie déjà ébranlé par les conflits en cours et les pressions sur l’approvisionnement.
Les pénuries mondiales de carburant et les fortes hausses de prix ont focalisé l'attention, en particulier aux États-Unis, où les prix du diesel ont atteint des records, dépassant les 6,50 dollars le gallon (5,72 euros). Les guerres en Iran et en Ukraine entravent les livraisons, mettant le président américain Donald Trump en difficulté à l'approche des élections cruciales de mi-mandat.
Le prix du gazole à la pompe au Royaume-Uni a atteint des sommets historiques en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, a déclaré lundi l’association automobile RAC.
La Russie a imposé à plusieurs reprises des restrictions sur les exportations d’essence, de kérosène et de gazole afin de freiner la hausse des prix des carburants et de remédier aux pénuries provoquées par les attaques de drones ukrainiens contre des raffineries.
Fin août, Moscou, habituellement deuxième exportateur mondial de gazole, a prolongé l'interdiction des exportations de gazole jusqu'à la fin septembre, tout en autorisant les livraisons vers des pays tels que les anciennes républiques soviétiques et la Mongolie dans le cadre d'accords intergouvernementaux.
(Reuters, rédigé par Anastasia Teterevleva ; version française Matthieu Huchet, édité par Augustin Turpin)

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