La candidate RN à l'élection présidentielle Marine Le Pen et le président du parti Jordan Bardella à Nice dans les Alpes-Maritimes le 14 juillet 2026 ( AFP / Valery HACHE )
La Russie ne peut "espérer dicter directement ou indirectement la politique" de la France "par l'intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique", ont déclaré samedi Marine Le Pen et Jordan Bardella dans un communiqué, condamnant les actes "hostiles" de la Russie.
"Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l'obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine", ajoutent la candidate à la présidentielle et le patron du parti.
Ce communiqué intervient au lendemain d'une réunion à l'Elysée visant à informer les forces politiques sur les crises géopolitiques auxquelles la France est confrontée, à laquelle a participé Jordan Bardella.
Le ton du communiqué se veut ferme, alors que la favorite des sondages pour la présidentielle est régulièrement épinglée par ses adversaires pour des positions jugées conciliantes avec le président russe Vladimir Poutine.
Le vice-président du RN Louis Aliot a par ailleurs suscité un feu nourri de critiques au début du mois en disant vouloir "couper le robinet" des aides à Kiev.
Le débat démocratique "doit pouvoir porter" sur "le niveau du soutien financier accordé à l'Ukraine et sur les conditions de ce soutien", écrivent Mme Le Pen et M. Bardella. Mais si "ces débats sont légitimes. Les pressions étrangères ne le sont pas", ajoutent-ils.
Le communiqué condamne "fermement" la décision de Moscou de prendre le contrôle d'actifs d'entreprises européennes encore implantées en Russie comme Nestlé et Auchan, un "acte hostile" qui "porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises".
Les deux leaders d'extrême droite disent par ailleurs "souten(ir) l'ensemble des mesures nécessaires au renforcement de la sécurité de nos infrastructures stratégiques", après que le président français Emmanuel Macron a annoncé vendredi avoir demandé au gouvernement de "préparer un plan de protection" des infrastructures critiques face aux attaques "hybrides" russes.
Actant la "dégradation de la situation sécuritaire" présentée aux forces politiques, Marine Le Pen et Jordan Bardella déclarent que "la France ne saurait (...) laisser impunie toute action hostile entreprise sur son territoire, contre ses infrastructures, ses intérêts stratégiques ou son peuple".
Ils estiment par ailleurs que "nul ne peut aujourd'hui prédire, ni exclure à plus ou moins long terme, la survenue d'opérations d’une intensité supérieure".
Mais "la fermeté face aux actions hostiles et la recherche d'une issue diplomatique à la guerre ne sont pas contradictoires", ajoutent-ils.

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