L'action L'Oréal OREP.PA était en nette hausse vendredi en milieu de matinée, le géant français des cosmétiques ayant publié la veille une croissance des ventes trimestrielles supérieure aux attentes, soulignant sa résilience dans un contexte de ralentissement du reste du secteur du luxe.
Le fabricant des crèmes CeraVe et des parfums Prada a annoncé jeudi soir des ventes de 11,56 milliards d'euros pour la période de juillet à septembre, en hausse de 7,7% à données comparables ajustées et au-dessus des attentes des analystes compilées dans un consensus Visible Alpha (+5,9%).
À la Bourse de Paris, vers 08h35 GMT, le titre décolle de 3,75% à 428,6 euros, soit son plus haut niveau depuis juin 2024, et signant plus forte hausse d'un CAC 40 .FCHI lui-même en recul de 0,48% au même moment,
"L'Oréal joue dans une autre catégorie", saluent les analystes de Barclays dans une note, ajoutant que la croissance affichée "renforce notre conviction que le groupe est en mesure de générer une croissance plus élevée de manière durable et sur le long terme".
Le domaine de la beauté reste l’un des rares secteurs à briller malgré un environnement économique difficile, les consommateurs continuant à s'offrir des produits de luxe abordables, une tendance récente surnommée "effet rouge à lèvres".
"Les résultats semestriels de L’Oréal illustrent une évolution du marché de la beauté où les consommateurs restent prêts à dépenser davantage lorsqu’ils identifient un bénéfice concret", explique dans une note Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés pour etoro.
"Réparer les cheveux, protéger la peau, atténuer les signes du vieillissement, réduire les imperfections ou répondre à un besoin dermatologique devient un puissant moteur d’achat, même lorsque le budget des ménages reste contraint."
Les analystes de Jefferies relèvent les fortes performances dans les régions Asie du Nord et Europe, avec une croissance de 7,8% en comparable pour la première, contre 3,8% attendus par le courtier, et de 8,9% pour la seconde, contre un consensus à 4,9%.
(Rédigé par Augustin Turpin et Clément Martinot, édité par Benoit Van Overstraeten)

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