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L'Europe vue en légère hausse, mais l'attentisme demeure
information fournie par Zonebourse 25/08/2026 à 08:27
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Les Bourses européennes sont attendues en légère hausse mardi matin avant la publication d'un indicateur d'activité important en Allemagne et alors que les rendements américains continuent d'évoluer à des plus hauts de près de 20 ans. Selon les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien s'afficherait en hausse de 0,4% à l'ouverture. Les contrats à terme sur le FTSE à Londres, le DAX à Francfort et l'Euro STOXX suggèrent également un début de séance dans le vert, sur des gains allant de 0,2% à 0,3%.

Les grands indices du Vieux Continent devraient cependant continuer à se chercher une direction dans un environnement de marché toujours exigeant et marqué par la prudence avant plusieurs rendez-vous importants.

Des actions prises en étau

Tiraillés entre deux forces contraires, les marchés financiers évoluent dans une période particulièrement sensible. Si la résistance de la croissance mondiale et la vigueur des résultats d'entreprises continuent d'un côté de soutenir la tendance haussière, la remontée des taux longs limite largement le potentiel d'expansion des multiples de valorisations de l'autre.

C'est principalement l'évolution des taux longs américains qui constitue le frein majeur aux actions à l'heure actuelle. En dépit de la récente intervention du Trésor, le rendement des Treasuries à dix ans se maintient au-delà du seuil des 4,70%, au plus haut depuis 2007, tandis que celui à 30 ans reste bien ancré au-dessus des 5,20%.

Au-delà des craintes de retour de l'inflation liées à l'Iran, et de ses implications en termes de futures hausses des taux, les marchés se retrouvent à un croisement de sujets structurants incluant la dérive des comptes publics et l'augmentation de la charge de la dette dans les pays occidentaux et les colossales dépenses d'investissement nécessitées par l'IA.

"Nervosité, opacité et imprévisibilité : voilà ce que les investisseurs doivent digérer", résumait hier Bruno Cavalier, le chef économiste d'Oddo BHF.

Une forme d'apaisement provient toutefois des indications selon lesquelles les Etats-Unis projetteraient d'amplifier les sanctions économiques contre l'Iran, en privilégiant la voie diplomatique au détriment d'une action militaire, une perspective qui nourrit l'espoir d'éviter une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient.

Trois obstacles importants se profilent

Reste que les marchés vont devoir faire face à trois tests majeurs au cours des prochaines semaines.

La publication, demain, de l'indice des prix PCE aux Etats-Unis au mois de juillet permettra de déterminer si les pressions inflationnistes s'atténuent réellement Outre-Atlantique.

Les résultats de Nvidia, attendus dans la soirée de demain, permettront quant à eux de tester la solidité du cycle d'investissement dans l'intelligence artificielle.

Sachant que les attentes du marché sont élevées, un simple dépassement des prévisions des analystes pourrait ne pas suffire. Ce sont les perspectives de chiffre d'affaires et surtout la demande des centres de données au cours des prochains trimestres qui dicteront la réaction des investisseurs.

Après ces deux rendez-vous majeurs, le discours du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, qui s'exprimera vendredi à Jackson Hole, ne manquera pas d'influencer les anticipations concernant la trajectoire des taux d'intérêt américains.

Dans ce contexte délicat, la Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé hier soir. Les valeurs technologiques ont pesé sur le S&P 500 et le Nasdaq 100, qui cédaient respectivement 0,3% et 1% au terme des échanges. Le Dow Jones est parvenu de son côté à tirer son épingle du jeu avec une légère progression de l'ordre de 0,3%.

Plusieurs indicateurs à suivre

L'agenda des indicateurs de la journée est assez mince, même si l'on attend l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne et les derniers chiffres de la croissance Outre-Rhin.

Aux Etats-Unis, l'indice de confiance du consommateur calculé par le Conference Board sera particulièrement suivi dans l'après-midi.

Si la consommation des ménages venait à faiblir alors que les rendements obligataires restent élevés, des données économiques décevantes ne seraient plus simplement perçues comme une raison pour la Fed de repousser ses hausses de taux : elles deviendraient alors une menace directe pour les bénéfices des entreprises.

Les marchés de change sont attentistes avant la publication de ces indicateurs. L'euro, qui avait dépassé le seuil de 1,70 la semaine passée, se tasse en direction de 1,1655 contre le dollar.

Le pétrole reflue en l'absence d'escalade majeure dans le Golfe et face au maintien a minima du trafic maritime à travers le détroit d'Ormuz. Le Brent recule de 0,7% sous 91,5 dollars le baril après avoir progressé de 6,6% la semaine dernière.

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