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Jean-Pascal Rolandez, LT Funds : «Nous sommes en train de passer de la guerre commerciale à la guerre froide commerciale»
Boursorama03/09/2019 à 10:30

Laurent Grassin
Laurent Grassin

Laurent Grassin

Boursorama

Directeur médias

https://www.boursorama.com/

Pour Jean-Pascal Rolandez, la tendance de fond reste positive sur les marchés mais gare aux tweets de Donald Trump ! (crédit : DR)

Pour Jean-Pascal Rolandez, la tendance de fond reste positive sur les marchés mais gare aux tweets de Donald Trump ! (crédit : DR)

Après un semestre positif et un été secoué par les tweets de Donald Trump, la rentrée boursière se fait sur une tonalité prudente. Pourtant, selon Jean-Pascal Rolandez, gérant du fonds LT Funds European General chez LT Funds à Genève, le sentiment de marché est devenu exagérément inquiet. Le gérant dévoile les raisons qui lui permettent de conserver l'optimisme.

Boursorama : En mars dernier, vous expliquiez que la Fed avait sauvé la Bourse en arrêtant d'augmenter ses taux. De facto, les marchés en ont profité. Alliez-vous jusqu'à imaginer à l'époque qu'elle les baisserait à l'été et que les marchés iraient même jusqu'à attendre une seconde baisse d'ici la fin de l'année ?
Jean-Pascal Rolandez : Je ne suis pas surpris. A partir du moment où on arrête de relever les taux d'intérêt, on s'attend à ce que le prochain mouvement soit une baisse. Donc celle-ci ne m'a pas étonné outre mesure mais, pour autant, je ne pense pas qu'il y en aura une autre cette année. La Réserve fédérale va devoir ménager la chèvre et le chou entre des marchés nerveux et une économie qui, même en ralentissement, va plutôt bien, comme le montrent les tensions sur les salaires. De plus, plusieurs membres de la Fed ont précisé qu'il n'y avait pas de raisons pour baisser les taux une nouvelle fois. Fondamentalement, je reste sur mon jugement de début d'année : la Fed a remarquablement géré la situation. Nous avons évité une récession et nous sommes en début de cycle boursier qui coïncide avec un bas de cycle économique.

Boursorama : Tout de même, on aperçoit des signes tangibles de contraction du secteur industriel, un peu partout dans le monde. Ça non plus, ça ne vous empêche non pas de dormir ?
Jean-Pascal Rolandez : Soyons précis, toutes les industries en rapport avec l'automobile - et la chaîne est longue - connaissent une phase de ralentissement et cela correspond au bas de cycle économique que l'on voit aujourd'hui alors que l'automobile sert de baromètre avancé. Du fabricant de polymères qui va faire des granulés en plastique à l'équipementier automobile qui fournit les parechocs, on voit bien que le secteur est large. Mais paradoxalement, ce bas de cycle automobile est plutôt moins violent que les fois précédentes. De plus, je suis convaincu que les Chinois qui ont mis trente ans à développer leur industrie automobile vont faire le nécessaire pour la soutenir et la relancer dans les mois qui viennent. Ce qui me rend également optimiste, c'est que, à côté de l'automobile, d'autres secteurs industriels continuent à progresser : l'aéronautique par exemple. De même, les excellents résultats de Schneider Electric ou Air Liquide viennent démontrer que certains groupes font mieux que tirer leur épingle du jeu.

Boursorama : A côté de ça, il y a encore et toujours le président américain. Il choisit un vendredi d'aout pour faire plonger les marchés en relançant les menaces de taxes douanières sur la Chine. Et on a le sentiment que cette guerre commerciale est peut-être bien partie pour durer et qu'elle affecte plus que simplement les Etats-Unis et la Chine...
Jean-Pascal Rolandez : Il est vrai que la situation a évolué sur les derniers mois. On ne va plus vers un accord, on risque à la place de s'enliser dans une situation grise, inconfortable. On passe en quelque sorte de la guerre commerciale à la guerre froide commerciale. Le président américain a compris qu'il ne pouvait pas gagner en menaçant les Chinois d'où sa volte-face après le tweet menaçant du 2 août dernier. Il va donc falloir faire avec ces tensions persistantes émaillée d'épisodes plus violents qui provoqueront des soubresauts sur le marché. Tout le monde va devoir s'adapter et vivre avec cette menace. Cela participe bien sûr au ralentissement mais je ne crois pas que cette guerre froide commerciale nous fasse basculer en récession : l'économie américaine reste vigoureuse, tout comme la Chine qui, n'en déplaise à certains, affiche encore des taux de croissance à faire pâlir ceux enregistrés en Europe. Même le Vieux continent ne s'en sort pas si mal : le chômage baisse un peu partout et le pouvoir d'achat progresse même dans certains pays, comme la France.

Boursorama Quelles conclusions l'investisseur de long terme que vous êtes en tire sur les quatre mois qui restent à venir ?
Jean-Pascal Rolandez : En Bourse, les quatre derniers mois s'annoncent bien. Le marché va rester haussier, porté par la baisse significative des taux depuis deux mois qui rend les actions attrayantes. Bien sûr, tout cela est sous réserve des tweets du président américain que j'appelle des « guêpes de marché ». Trump peut faire dérailler ce scénario et l'affaire du Groenland [NDLR : le président américain propose de racheter le Groenland au Danemark puis annule une visite officielle après la fin de non-recevoir du gouvernement] achève de m'en convaincre, ça montre son état d'esprit. Les tweets qu'il envoie sont des facteurs déstabilisateurs et autant de freins à la reprise de la croissance mondiale. On va donc sans doute assister à un marché heurté avec des phases de repli en fonction des humeurs du président américain mais la tendance reste favorable. Aujourd'hui, les investisseurs ne sont pas prêts pour un « risque de hausse » et pourtant ! Les entreprises sont désendettées, les profits sont au rendez-vous... A nouveau prenez l'exemple de Schneider. Cela résume le marché aujourd'hui. Des sociétés qui vont bien, qui sont en croissance avec une saine dynamique des faisceaux de croissance pour le long terme... et le marché ne veut pas y croire. Mais tôt ou tard, les chiffres parlent, quand les investisseurs vont s'apercevoir que les résultats restent bien orientés, ils vont revenir à un sentiment de marché plus positif.

Boursorama : Justement puisqu'on parle d'entreprises, conservez-vous votre confiance dans les sociétés dans lesquelles vous êtes investi ?
Jean-Pascal Rolandez : Tout à fait, nous avons récemment revu le dossier Brenntag et nous sommes très contents des performances. Avec Brenntag, vous avez de la visibilité sur la croissance sur les vingt prochaines années. Son métier - la distribution de produits chimiques - est difficilement disruptable. Nos positions sur Nestlé et Carlsberg ont également donné satisfaction au-delà de mes attentes. 

Boursorama : Ça va devenir une question récurrente : et Valeo ?
Jean-Pascal Rolandez : 
Valeo ne fait pas exception. Dès que le marché chinois amorce son redémarrage -ce que j'estime possible entre la fin de cette année et le début de la prochaine -, je renforce significativement ma ligne. Personne ne semble réaliser que Valeo est au même prix qu'il y a vingt ans alors que la société a triplé de taille. C'est désormais un équipementier global qui travaille avec tous les constructeurs, le tout avec des produits à valeur ajoutée et des marges qui progressent. Malgré les difficultés actuelles, la société reste bénéficiaire alors que lors des cycles précédents elle affichait des pertes à hauteur de 300 millions d'euros par an. Alors oui, la valeur se fait « twitter » dès que la guerre commerciale s'envenime mais son positionnement unique fait qu'elle conserve un très bon potentiel de croissance à long terme.

Propos recueillis par Laurent Grassin

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1 commentaire

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  • roger.he
    03 septembre11:21

    Il a bien récité ses leçons par cœur. C est bien mon petit on a appris beaucoup de choses nouvelles

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