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Hier à Wall Street : 12e hausse consécutive pour le Nasdaq-100
information fournie par Zonebourse 17/04/2026 à 07:35

À la clôture jeudi, le Dow Jones grappille 0,24% à 48 579 points et le S&P 500 signe un gain similaire de 0,26% à 7 041 points, mais surtout, le Nasdaq-100 ( 0,49% à 26 333 points) aligne sa 12e hausse consécutive, pulvérisant ainsi sa précédente plus longue série haussière (10 d'affilée), qui remonte à fin octobre/début novembre 2021. Un gain à la veille de la séance des "3 sorcières", c'est "classique", mais une 12e hausse, c'est non seulement exceptionnel, mais carrément historique.

Il y avait une longue liste de facteurs contraires qui auraient pu justifier une consolidation, mais ce n'est pas le scénario adopté par le Nasdaq et le S&P 500 ( 0,26%, 11e hausse consécutive), qui réalisent conjointement leur second doublé record intraday/clôture.

Le Dow Jones grappille 0,24% dans le sillage de Verizon ( 3,9%), Cisco ( 2,6%) et Microsoft ( 2,2%), qui enregistre sa meilleure performance hebdomadaire depuis 2015 !

Le S&P 500 grimpe dans le sillage d'Albemarle ( 16,3%), ON Semi ( 10,3%), Dell ( 9%), AMD ( 7,8% et nouveau record absolu à 278,3 USD, marchant sur les traces de Nvidia dans le secteur de l'IA), ou encore Microchip ( 3,2%) et Intel ( 5,5%) ; l'indice "SOXX" ( 1,05%, record à 406 USD) a gagné 31% en 12 séances.

Ce nouveau florilège de records survient alors que les investisseurs ressassent en boucle l'argument des signes de désescalade au Moyen-Orient après le choc provoqué par l'offensive américaine contre l'Iran : ils s'aveuglent totalement sur la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz et les rumeurs liées à de nombreuses preuves de déplacement de troupes d'assaut US vers le Golfe persique ; c'est un moyen logique de maintenir la pression sur Téhéran et cela ne signifie pas une offensive terrestre... mais toutes les forces déplacées par le Pentagone (également depuis l'Asie) ne sont pas restées longtemps l'arme au pied depuis février.

D'après Daniel Kostecki, analyste chez CMC, le S&P a engrangé depuis le 30 mars un gain de l'ordre de 11%, une performance inédite depuis 1957 selon lui : le redressement de Wall Street a surtout été alimenté par un rachat de positions vendeuses, des achats automatiques de fonds et une amélioration des prévisions de résultats d'entreprises, mais ne s'est pas accompagné de l'arrivée de nouveaux capitaux massifs, une configuration qui rend, de son point de vue, la hausse fragile à court terme.

Sur le terme boursier d'avril, le S&P 500 comme le Nasdaq engrangent 8%, alors que les taux se sont tendus, l'inflation s'est réveillée, la croissance mondiale a été revue à la baisse, le détroit d'Ormuz reste sous double blocus... et le pétrole est exactement au même niveau que le 19 mars dernier : d'où sortent donc ces 8% de hausse ?

Pour certains observateurs, les marchés d'actions sont allés si haut et si fort que beaucoup d'investisseurs vont maintenant chercher à prendre une partie de leurs bénéfices.

Les chiffres publiés ce jeudi aux États-Unis sont ambivalents : la production industrielle américaine s'est repliée de 0,5% en mars, après une augmentation de 0,7% en février (révisée d'une estimation initiale de 0,2%), à comparer à une hausse de 0,1% attendue en consensus, selon Jefferies. Dans le détail, la production manufacturière ne s'est tassée que de 0,1% en mars, tandis que celle du secteur minier affiche -1,2% et celle des utilities -2,3%.

Toujours selon la Réserve fédérale, le taux d'utilisation des capacités dans l'industrie américaine a diminué de 0,4 point à 75,7% en mars, un niveau inférieur de 3,7 points à sa moyenne de long terme (1972-2025).

Après un gain de 11 points sur l'indice "Empire State" (New York) dévoilé la veille, l'indice de la Fed de Philadelphie a progressé lui aussi (de 18,1 à 26,7 points), alors qu'un repli était redouté : il atteint son plus haut niveau depuis janvier 2025.

De leur côté, les nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage se sont élevées à 207 000 unités, soit un peu moins que les 213 000 attendues. Les chiffres de la semaine précédente ont été révisés en légère baisse, de 219 000 à 218 000.

Dernière minute : Netflix dévisse de -8,5% sur la publication d'un bénéfice supérieur aux attentes à 1,23 USD par titre, mais le chiffre d'affaires déçoit, à 12,57 MdsUSD contre 12,63 MdsUSD attendus.

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