Des automobilistes attendent pour faire le plein d''essence dans une station-service à Peshawar, le 25 mars 2026 au Pakistan ( AFP / Abdul MAJEED )
Voici les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 23H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est dans son 27e jour.
. La Banque de France moins optimiste
La Banque de France a abaissé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027 en raison de la flambée des prix de l'énergie et de la détérioration du contexte géopolitique.
Son scénario de base table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) français de 0,9% en 2026, contre 1% anticipé en décembre.
. Le dollar en forme, malgré la baisse du pétrole
Le dollar a profité des nombreuses incertitudes entourant l'éventualité de négociations pour l'arrêt du conflit, parvenant même à résister au recul des cours du pétrole.
Vers 20H50 GMT, la devise américaine reprenait 0,43% face à la monnaie unique européenne, à 1,1558 dollar pour un euro, et avançait de 0,37% par rapport à la livre sterling, à 1,3361 dollar.
. Reflux du pétrole
Le baril de Brent, référence internationale pour l'or noir, a perdu 2,17% à 102,22 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), a reculé de 2,20% à 90,32 dollars.
Les marchés ont retenu que l'Iran avait affirmé offrir un "passage sûr" aux "navires non hostiles" souhaitant naviguer dans le détroit d'Ormuz, passage vital pour les exportations d'hydrocarbures du Golfe.
. Iran: industrie de défense laminée
Les Etats-Unis ont "endommagé ou détruit les deux tiers" des capacités iraniennes de fabrication de drones et de missiles, ainsi que les chantiers navals, d'après l'amiral Brad Cooper, chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
. Etats-Unis: allègement des restrictions sur l'essence
L'évolution des prix de l'essence ( AFP / Nicholas SHEARMAN )
Le gouvernement américain a allégé des restrictions environnementales sur un carburant, pour tenter de faire baisser les prix à la pompe.
Le chef de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), Lee Zeldin, a expliqué qu'"une dérogation temporaire d'urgence" avait été émise concernant l'essence de type E15 (85% de pétrole et 15% d'éthanol), moins chère.
La vente de cette essence doit normalement être restreinte pendant l'été, entre le 1er juin et le 15 septembre, en raison de son impact accru sur le niveau d'ozone et donc la pollution de l'air. Dans les faits, une dérogation a été décidée chaque année depuis 2022.
. Rebond des Bourses européennes et de Wall Street
Un trader à la Bourse de New York, le 24 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
Les Bourses européennes ont poursuivi leur rebond, davantage sensibles à la baisse du pétrole qu'au rejet par l'Iran du plan de paix transmis par Donald Trump via le Pakistan.
Les quatre grands indices européens ont terminé la séance en nette hausse, mais sans combler leurs pertes depuis le début du conflit. A Paris, l'indice CAC 40 a progressé de 1,33%. Francfort a gagné 1,41%, Londres 1,42% et Milan 1,48%.
A New York, les trois principaux indices de référence de Wall Street ont également terminé dans le vert: +0,66% pour le Dow Jones, +0,77% pour le Nasdaq et +0,54% pour le S&P 500.
. Repli des cours agricoles
Des pompes à balancier sur le champ pétrolier d'Inglewood à Los Angeles, en Californie, le 17 mars 2026 ( AFP / Patrick T. Fallon )
Les cours du pétrole continuent d'influer largement sur les marchés agricoles, bousculés eux aussi par les déclarations successives du président américain.
Depuis le début du conflit, les prix agricoles, à Chicago comme à Paris, se sont raffermis. Mais le repli du pétrole a alimenté - dans une moindre mesure - celui du blé de part et d'autre de l'Atlantique.
. La chimie française inquiète
Hausse du prix de l'énergie, raréfaction de certains composants clés comme l'hélium: la fédération France Chimie s'inquiète d'"effets en cascade (qui) pourraient émerger", avec des "risques de pénurie pour la chimie européenne".
. Risque de récession en Italie
L'Italie a déjà perdu 0,2 point de croissance à cause de la guerre et risque d'entrer en récession si elle se prolonge, selon le centre d'études de l'organisation patronale italienne Confindustria.
. Crainte des aéroports français
Les aéroports français craignent une baisse de leur activité à cause de la guerre et de la flambée du pétrole, après une année 2025 de "décrochage" par rapport à la tendance européenne.
Le prix du kérosène a doublé depuis le 28 février, une hausse supérieure à celle du baril de brut. Avant la crise, les compagnies aériennes consacraient déjà entre 25% et 30% de leurs dépenses d'exploitation à l'achat de kérosène.
. Berlin critique la "mauvaise politique" de Trump
Le ministre allemand des Finances a fustigé la "mauvaise politique" du président américain Donald Trump en Iran, susceptible d'amener un nouveau choc économique. Il a aussi dénoncé les groupes pétroliers qui, selon lui, profitent de la situation.
"Pour la seconde fois en quatre ans, nous sommes fortement menacés par un choc géo-économique", a déploré Lars Klingbeil, également vice-chancelier.

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