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France/Retraites-Huitième acte de la mobilisation, dernière ligne droite au Parlement
information fournie par Reuters 15/03/2023 à 03:00

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      Nouvel appel à la mobilisation de l'intersyndicale
    

        * 
      La réforme dans une phase décisive au Parlement
    

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      L'issue du vote est incertaine à l'Assemblée nationale
    

        * 
      De nouvelles perturbations mercredi, moindres dans les
transports
    

  
    par Blandine Henault
       PARIS, 15 mars (Reuters) - La France connaît mercredi
une nouvelle journée de mobilisation nationale contre le projet
gouvernemental de réforme des retraites, lequel entre dans la
dernière ligne droite de son examen au Parlement avec un vote
définitif attendu jeudi qui devrait être très serré.
    Cette journée de contestation - la huitième depuis le début
du mouvement lancé par l'intersyndicale en janvier - intervient
au jour où se réunit la commission paritaire, composée de sept
députés et sept sénateurs, qui doit tenter de parvenir à un
compromis sur une version commune du projet de loi.
    Si tel est le cas, le texte devrait alors être soumis jeudi
matin au vote définitif du Sénat - qui a déjà approuvé la
réforme en première lecture - puis de l'Assemblée nationale dans
l'après-midi. L'issue de la consultation pourrait toutefois être
très serrée pour le gouvernement, qui ne dispose pas d'une
majorité absolue au Palais Bourbon.
    L'exécutif doit donc choisir entre le risque d'un vote et le
recours à l'article 49.3 de la Constitution permettant une
adoption sans vote - une option jugée "dangereuse" par les
syndicats opposés au projet. 
    Le gouvernement a assuré jusqu'ici vouloir un vote des
députés sur la réforme des retraites, mais il doit convaincre
une partie des élus Les Républicains (LR), qui apparaissent très
divisés sur le texte. 
    Mardi, le président du groupe LR, Olivier Marleix, a évoqué
une fourchette entre 15 et 20 députés de son camp opposés au
projet de loi.
    "Certains réfléchissent encore (...) Il y a des discussions
dans notre groupe avec des députés qui ont de vrais états
d'âmes", a-t-il dit à la presse à l'Assemblée nationale.
    La Première ministre Elisabeth Borne a estimé mardi qu'une
majorité existait au Palais Bourbon pour faire adopter la
réforme prévoyant le report de l'âge légal de départ à la
retraite de 62 ans à 64 ans, une mesure très impopulaire qui
cristallise les oppositions.
    "Une majorité existe, qui n'a pas peur des réformes, même
impopulaires, quand elles sont nécessaires", a-t-elle déclaré
devant les députés.
       
    NOUVELLES PERTURBATIONS 
    La contestation devrait se traduire mercredi dans la rue et
par de nouvelles perturbations dans les transports, même si
celles-ci devraient être moins importantes que lors des
précédentes journées de mobilisation nationale.
    La SNCF, où un mouvement de grève reconductible a été lancé
le 7 mars, prévoit la circulation de trois TGV Inoui et Ouigo
sur cinq, de deux TER sur cinq en moyenne nationale ainsi qu'un
Intercités sur 3 la journée et aucun la nuit. 
    A la RATP, le trafic sera quasi normal, hormis pour le
service des RER annoncé encore "très perturbé".
    Dans le transport aérien, le trafic sera essentiellement
réduit sur l'aéroport parisien d'Orly, de l'ordre de 20% selon
les consignes de la direction générale de l'aviation civile. 
    Dans les raffineries, le mouvement de grève devait se
poursuivre pour une huitième journée consécutive tandis que la
production d'électricité devait rester limitée par un arrêt de
travail des agents d'EDF  EDF.PA  depuis le début du mois. 
    A Paris, la CGT a appelé à reconduire la grève des éboueurs,
à l'origine d'un amoncellement de déchets dans certains
quartiers de la capitale, jusqu'au lundi 20 mars.
    Dans l'enseignement, le syndicat Sud Éducation a appelé
"tous les personnels de l'Éducation nationale et des universités
à poursuivre et amplifier la mobilisation". 
    La précédente journée de mobilisation, samedi, à l'appel de
l'intersyndicale, avait vu la participation nettement faiblir,
avec 368.000 manifestants partout en France selon le ministère
de l'Intérieur, contre quelque 1,28 million de personnes
recensées le 7 mars - soit un pic dans le mouvement de
contestation entamé en début d'année.
    "Il y aura plus de monde que samedi, j'en suis sûr", a
déclaré mardi soir sur BFM TV le secrétaire général de la CGT,
Philippe Martinez, à propos des manifestations prévues ce
mercredi. "Plus les jours passent, plus il y va y avoir de la
colère", a-t-il dit par ailleurs.
    Les syndicats assurent rester déterminés à combattre la
réforme quelle que soit l'issue des débats au Parlement. Leurs
représentants ont prévu de se réunir jeudi devant l'Assemblée
nationale lors du vote des députés. "S'il n'y avait pas eu de
mobilisation, ce serait passé comme une lettre à la poste", a
estimé Philippe Martinez à propos du projet de réforme.

 (Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution d'Elizabeth
Pineau, édité par Jean Terzian)
 

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