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Casino reste dans le rouge au premier semestre mais améliore sa rentabilité opérationnelle
information fournie par Boursorama avec AFP 30/07/2026 à 10:40
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Casino (Monoprix, Franprix, CDiscount...), contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, est resté dans le rouge au premier semestre, avec une perte nette de 205 millions d'euros, mais le distributeur, qui travaille à une restructuration de sa dette, a amélioré sa rentabilité opérationnelle.

( AFP / STEFANO RELLANDINI )

( AFP / STEFANO RELLANDINI )

Les ventes du groupe de commerce de proximité ont atteint 3,97 milliards d'euros sur le semestre, en baisse de 2,7%, mais en légère hausse de 0,4% à périmètre comparable, tirées par les enseignes Casino et Naturalia, selon les résultats publiés jeudi.

Le vaisseau amiral Monoprix, qui vient d'entamer un "chantier de transformation majeur", enregistre en revanche un recul de 1% de son chiffre d'affaires à périmètre comparable par rapport au premier semestre 2025, à 1,95 milliard d'euros, pénalisé notamment par "des ruptures temporaires liées à l'absence d'accords avec certains fournisseurs majeurs tels que Procter & Gamble" et des baisses de prix ciblées, selon le directeur général du groupe, Philippe Palazzi.

Son excédent brut d'exploitation (Ebitda, un indicateur de rentabilité) ajusté s'élève à 326 millions d'euros (+13,9%), soutenu notamment "par la rationalisation du parc" de magasins.

Le groupe, qui s'est séparé de 254 points de vente, en a ouvert 112 et a transféré 41 magasins intégrés en franchise, invoque aussi "la réduction de la démarque" (articles cassés, vols, etc.) ou encore son alliance dans les achats avec Auchan et Intermarché.

Casino précise qu'il s'agit de "données financières estimées", n'ayant pas fait l'objet d'un rapport d'audit, dans l'attente de l'issue des négociations sur la restructuration de sa dette.

"Nos indicateurs de rentabilité poursuivent leur forte progression", en phase avec le plan stratégique 2030 du groupe, s'est félicité Philippe Palazzi lors d'une conférence de presse.

Selon le dirigeant, la perte nette s'explique en partie par les coûts du plan de sauvegarde de l'emploi décidé en 2024, qui s'est traduit par 2.200 licenciements.

Il s'est par ailleurs dit "très positif quant à l'issue" de la restructuration de la dette, objet d'un bras de fer depuis novembre entre l'actionnaire majoritaire Daniel Kretinsky, et les créanciers (essentiellement des fonds anglo-saxons) de Casino.

Le groupe doit rembourser 1,4 milliard d'euros en mars 2027, un montant qu'il souhaite réduire à 800 millions environ.

En l'absence d'accord avec les créanciers, le projet de Daniel Kretinsky a récemment obtenu le soutien du conseil d'administration du groupe, et indirectement des banques françaises.

"D'ici le 5 août, nous allons déposer une demande de modification des plans de sauvegarde auprès du tribunal" des activités économiques de Paris, a indiqué M. Palazzi, pour une finalisation du "processus d'ici la fin du second semestre".

Le tribunal sera amené à trancher le litige avec les créanciers, avec lesquels les discussions se poursuivent, selon une source proche du dossier à l'AFP.

En attendant, la dette financière nette du groupe a encore augmenté, passant de près d'1,5 milliard en décembre à près d'1,7 milliard d'euros fin juin.

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