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Bourse : ces actions qui profiteraient d'une victoire de Macron
Boursorama05/05/2017 à 08:40

Certains analystes ont déjà planché sur les actions qui bénéficieraient d'une victoire du candidat d'En Marche. (crédit : CC-Pablo Tupin-Noriega)

Macron président, c'est encore loin d'être fait mais le métier de la Bourse et des investisseurs, c’est d’anticiper. Et certains se demandent déjà s’il n’y aurait pas des valeurs Macron, des titres ou des secteurs favorisés par l’arrivée au pouvoir du candidat d’En Marche.

Mais le marché peut-il encore monter ? Il a déjà bien réagi lundi 24 avril, le CAC 40 dividendes réinvestis a retrouvé son niveau de 2005 et de nombreux titres ont décroché des plus-hauts historiques.

Pourtant, un élément incite Frédéric Augendre, gérant conseil Barclays Bourse à être optimiste : les volumes. «Sur la semaine écoulée, on a noté des volumes beaucoup plus étoffés avec plus de 8 milliards d’euros échangés sur Euronext rien que lundi dernier. Avec le résultat du premier tour, la France a rassuré un certain nombre d’acteurs et d’investisseurs qui avaient fui l’Europe. Une fuite qui s’était traduite par le départ de près de 100 milliards d’euros de la zone en 2016».

Les bancaires à l’honneur

Premier constat, les valeurs bancaires ont déjà largement profité de l’effet Macron lundi dernier grâce au soulagement des investisseurs de voir s’éloigner le scénario noir d’un Frexit.

Mais le mouvement n’est peut-être pas fini. Dans une note récente, Oddo considérait ainsi que les établissements français étaient encore en retard par rapport au reste du secteur et «qu’un rattrapage sur les valorisations [était] donc probable». L’analyste estimait que Société Générale pourrait être la «la principale bénéficiaire du rebond» car elle est nettement plus exposée à la conjoncture domestique que BNP Paribas et Crédit Agricole SA.

Pour Alexandre Neuvy, chez Amplegest, «malgré la hausse de lundi dernier, les bancaires peuvent encore monter pour deux raisons. D’abord, parce que les investisseurs anglo-saxons qui gèrent en fonction du risque préfèreront revenir sur les marchés une fois tout risque de mauvaise surprise écarté. Ensuite, il faut élargir le spectre, la victoire de Macron permettra à la BCE de mettre en place sereinement une politique monétaire moins accommodante. Cette pentification des taux (ndlr : les banques prêtent sur le long terme mais empruntent à court terme) profitera directement aux résultats des banques».

Pour les mêmes raisons, Frédéric Augendre aussi apprécie les valeurs bancaires, notamment Société Générale et BNP Paribas. Par ricochet, les grands chantiers de transformation numérique engagés par les établissements français pourraient bénéficier à de grandes SSII ou des groupes de conseil en innovation comme Capgemini, Atos ou Altran.

Un effet possible sur les télécoms

Oddo voyait aussi un autre secteur, peut-être plus inattendu, profiter de la victoire d’Emmanuel Macron : les télécoms. A l’appui de son argumentation, le bureau d’analyses reprenait une déclaration du candidat datant de mi-avril et expliquant qu’étant donné sa nature non stratégique «la participation de l’Etat dans une entreprise comme Orange [pouvait] évoluer».

 Et Oddo de remettre au goût du jour la consolidation avec un scénario désormais bien connu : «Rachat de Bouygues Telecom par Orange, Bouygues prenant alors le contrôle de l’opérateur historique avec près de 15% du capital dans le cadre de la sortie de l’Etat.» Pour l’analyste, Iliad et SFR resteraient les grands bénéficiaires de cette consolidation : il recommande Iliad et Altice à l’achat.

Le coup de boost de la baisse des charges

Autre piste envisagée, par UBS cette fois, les groupes qui supportent d’importants coûts salariaux en France et qui pourraient profiter de l’allègement des charges promis par le candidat d’En Marche et la banque de citer : Accorhotels, Crédit Agricole, Elior ou encore Vinci.

La détente sur les taux et le retour de la confiance pourrait également profiter au secteur de la construction mais aussi de concessions avec la relance des partenariats publics-privés. Dans le secteur Oddo apprécie Vinci, Eiffage et Saint-Gobain, il précise également qu’une privatisation d’ADP pourrait être de nouveau d’actualité. Attention toutefois, il faudrait faire évoluer la loi pour permettre à l’Etat de descendre sous les 50% du capital de l’exploitant des aéroports parisiens.

Un climat apaisé qui profitera à l’ensemble des marchés

Reste la question du timing, il n’est pas impossible que les marchés entrent dans une phase de consolidation alors qu'un certain flottement pourrait s'installer jusqu'aux législatives.

Pour Frédéric Augendre, «la période peut être propice à des prises de bénéfices ordonnées sur des défensives qui ont beaucoup monté mais après il peut être intéressant de se replacer sur des valeurs cycliques comme Vinci et Bouygues, Solvay ou encore Arkema. Sans compter que l’amélioration du pouvoir d’achat et le retour de la confiance pourraient profiter à d’autres groupes comme les constructeurs et les équipementiers automobiles comme Valeo. La victoire d’Emmanuel Macron pourrait même ramener de l’intérêt sur des zones comme l’Espagne ou l’Italie sur lesquelles il est possible d’investir par l’intermédiaire de trackers».

Mais au fond est-il besoin de se donner tant de mal ? Pas forcément, quand on écoute Alexandre Neuvy : «Tous les secteurs vont en profiter, les valeurs endettées (Vinci, Engie ou SFR), les cycliques, les valeurs de distribution ou de consommation courante comme Carrefour ou L’Oréal. Et ce n’est pas exclusif au CAC 40, les valeurs moyennes aussi sont attrayantes. Moins internationalisées, elles bénéficient de l’amélioration de l’économie européenne et peuvent en plus protéger l’investisseur contre une appréciation de l’euro.»

Pour lui, même le fait qu’Emmanuel Macron n’ait pas de majorité après les législatives n’est pas de nature à inquiéter les marchés. «Il faut bien prendre la mesure de l’immense soulagement que représente une possible victoire d’Emmanuel Macron. D’ailleurs l’effet de son résultat au premier tour n’a pas été limité au CAC 40, il a impacté les marchés européens, le change, les taux. Avec lui, c’est le "put politique" sur les marchés qui est en train de sauter, ce qui pourrait rendre toute son attractivité à l’Europe pour les investisseurs. D’autant que les résultats dévoilés par les entreprises au premier trimestre sont de très bonne facture et l’environnement macroéconomique est très favorable. Certes, une bonne partie de la hausse a été jouée lundi dernier, mais il reste de la place, c’est sans doute sur les marchés européens qu’il y a le plus de potentiel aujourd’hui.»

Laurent Grassin (redaction@Boursorama.fr)

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14 commentaires

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  • danalias
    05 mai08:57

    Les Valeurs Bancaires à Privilégier . !

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