Aller au contenu principal
Fermer

Boeing pourrait fournir des petites bombes de précision à l'Ukraine-sces
information fournie par Reuters 28/11/2022 à 10:24

WASHINGTON, 28 novembre (Reuters) - Le Pentagone étudie une proposition de Boeing BA.N visant à fournir à l'Ukraine des petites bombes de précision bon marché qui permettraient à Kyiv de frapper loin derrière les lignes russes, alors que l'Occident peine à répondre à la demande d'armes supplémentaires.

Les stocks militaires américains et alliés diminuent, et l'Ukraine a de plus en plus besoin d'armes sophistiquées.

Le système proposé par Boeing, des bombes de petit diamètre lancées au sol, ou "Ground-Launched Small Diameter Bomb" (GLSDB), fait partie d'une demi-douzaine de projets visant à mettre en production de nouvelles armes pour l'Ukraine et les alliés américains d'Europe de l'Est, selon des sources industrielles.

La GLSDB pourrait être livrée dès le printemps 2023, selon un document consulté par Reuters et trois sources au fait du dossier. Il combine la GBU-39 Small Diameter Bomb (SDB), ou bombe de petit diamètre, avec le moteur de roquette M26, courants dans les inventaires américains.

Doug Bush, le principal acheteur d'armes de l'armée américaine, a déclaré la semaine dernière au Pentagone que l'armée envisageait également d'accélérer la production d'obus d'artillerie de 155 millimètres - actuellement fabriqués dans des installations gouvernementales - en permettant aux entrepreneurs de la défense de les construire.

L'invasion de l'Ukraine a fait augmenter la demande d'armes et de munitions de fabrication américaine, tandis que les alliés des États-Unis en Europe de l'Est "passent de nombreuses commandes" pour toute une série d'armes dans le cadre de l'approvisionnement de l'Ukraine, a ajouté Doug Bush.

"Il s'agit d'obtenir de la quantité à un coût peu élevé", selon Tom Karako, expert en armement et en sécurité au Centre d'études stratégiques et internationales.

La baisse des stocks américains explique en partie la ruée vers les armes aujourd'hui, estime-t-il. Les stocks sont "de plus en plus bas par rapport aux niveaux que nous aimons garder sous la main et certainement par rapport aux niveaux dont nous aurons besoin pour dissuader un conflit avec la Chine".

Tom Karako a également noté que de nombreuses bombes larguées par avion sont disponibles depuis le retrait des États-Unis d'Afghanistan. Elles ne peuvent pas être facilement utilisées avec des avions ukrainiens, mais "dans le contexte actuel, nous devrions chercher des moyens innovants de convertir la capacité de portée."

Bien qu'une poignée d'unités GLSDB aient déjà été fabriquées, de nombreux problèmes logistiques font obstacle à un approvisionnement officiel.

Par exemple, tout arrangement exigerait qu'au moins six fournisseurs accélèrent les expéditions de leurs pièces et services afin de produire l'arme rapidement.

Un porte-parole de Boeing s'est refusé à tout commentaire. Le porte-parole du Pentagone, le lieutenant-commandant Tim Gorman, a refusé de commenter la fourniture d'une "capacité spécifique" à l'Ukraine, mais a déclaré que les États-Unis et leurs alliés "identifient et examinent les systèmes les plus appropriés" qui pourraient aider Kyiv.

Bien que les États-Unis aient rejeté la demande de missiles ATACMS d'une portée de 297km, la portée de 150km de la GLSDB permettrait à l'Ukraine d'atteindre des cibles militaires importantes.

La GLSDB est fabriquée conjointement par SAAB SAABb.ST et Boeing BA.N et est en développement depuis 2019, bien avant l'invasion de l'Ukraine.

En octobre, le directeur général de SAAB, Micael Johansson, a déclaré à propos du GLSDB : "Nous attendons sous peu des contrats à ce sujet."

(Reportage Mike Stone à Washington ; Version française Kate Entringer)

Valeurs associées

230,700 USD NYSE -0,28%
512,290 USD NYSE -0,24%
RTX
175,660 USD NYSE +1,32%
570,650 SEK LSE Intl -0,08%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • L'ancien directeur du FBI James Comey à la Brookings Institution à Washington, le 11 mai 2018 ( AFP / Brendan Smialowski )
    information fournie par AFP 28.04.2026 23:32 

    L'ex-directeur du FBI James Comey, cible désignée de la vindicte de Donald Trump, a été de nouveau inculpé mardi, cette fois pour avoir menacé "la vie et l'intégrité physique" du président américain, selon l'accusation. James Comey, 65 ans, est visé par deux chefs ... Lire la suite

  • Un tigre du Bengale dans son enclos du  zoo national de Dacca, le 7 avril 2026 au Bangladesh ( AFP / Munir UZ ZAMAN )
    information fournie par AFP 28.04.2026 23:32 

    Pendant des siècles, il a été le roi des Sundarbans. Féroce, redouté et célébré. Mais le règne du tigre sur cette immense mangrove du sud du Bangladesh s'achève peut-être, sous les coups conjugués des humains et du changement climatique. Abdul Goni Gazi est l'un ... Lire la suite

  • Une affiche géante "Le détroit d'Ormuz reste fermé", place de la Révolution à Téhéran, le 28 avril 2026 en Iran ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 28.04.2026 23:31 

    Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient mardi: - Liban: huit morts dans des frappes israéliennes Huit personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées par des frappes israéliennes dans le sud du Liban. Cinq ... Lire la suite

  • L'ancien Premier ministre  et secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, le 11 avril 2026 à Paris ( AFP / Ian LANGSDON )
    information fournie par AFP 28.04.2026 23:24 

    "Le 1er-Mai, tout le monde, j'espère, va vouloir aller acheter sa baguette". Avenue du Point du Jour à Lyon, Gabriel Attal visite une boulangerie, puis une deuxième. Le patron de Renaissance, candidat du "travail", poursuit ses déplacements en vue de l'élection ... Lire la suite

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...