« Ma retraite est paisible » : avant de quitter son poste, ce patron distribue 200 millions d'euros à ses 540 salariés !
Certains départs à la retraite peuvent laisser rêveur… Celui de ce patron laissera un souvenir indélébile à ses employés.
Certains départs à la retraite peuvent laisser rêveur… Celui de ce patron laissera un souvenir indélébile à ses employés.Il y a des courriers qu'on n'oublie jamais. Pour 540 salariés d'une entreprise américaine, celui qu'ils ont ouvert cet été a bouleversé leurs projets, jusqu'à leur façon d'envisager la retraite. Leur patron venait de céder la société pour une somme qui donne le tournis. Au lieu de tout empocher, il a tenu à ce qu'une grosse part revienne à ceux qui la faisaient tourner.
Résultat, 200 millions d'euros répartis entre les employés, une prime jamais vue. Ouest-France, qui s'appuie sur les informations du New York Post, revient sur cette histoire digne d'un scénario de film. Et les réactions des heureux bénéficiaires valent le détour.
Un cadeau XXL pour 540 salariés, bien avant l'heure de la retraite
L'homme derrière ce geste s'appelle Graham Walker. Jusqu'à la vente, il dirigeait Fibrebond, une société installée à Minden, en Louisiane, aux États-Unis. Le rachat s'est conclu pour 1,7 milliard de dollars, soit environ 1,4 milliard d'euros. Sur ce montant, 240 millions de dollars, l'équivalent de 200 millions d'euros, ont été partagés entre les 540 employés. Chacun a touché une prime à six chiffres, de quoi en laisser plus d'un sans voix.
Ce coup de pouce n'a rien d'un hasard. Le quadragénaire l'a expliqué : il n'aurait jamais donné son feu vert à la vente sans une condition bien précise. L'acheteur devait réserver 15 % de la somme aux salariés, alors même qu'aucun d'entre eux ne possédait la moindre action. Le versement se fait en plusieurs fois, sur cinq ans. En moyenne, chaque employé recevra 443 000 dollars, autour de 375 000 euros.
Crédit soldé, boutique ouverte, départ à la retraite : ce que les salariés font de leur prime
C'est en juin que les employés ont découvert la nouvelle, dans une lettre qui détaillait le montant de leur prime. Les réactions ont été aussi variées qu'intenses. Certains ont craqué sous le coup de l'émotion, d'autres ont d'abord pensé à une blague. Une employée de 51 ans, entrée dans l'entreprise en 1995, résume ce que ce virement représente pour elle : « Avant, on vivait de chèque en chèque. Je peux enfin vivre maintenant. » Elle a soldé son crédit immobilier, puis s'est lancée dans l'ouverture d'une boutique de vêtements.
Pour une de ses collègues, âgée de 67 ans, la décision a été encore plus rapide. À peine la prime reçue, elle a pris sa retraite. Avec l'argent, elle a offert une voiture à son mari et mis tout le reste de côté. Son soulagement se lit dans chacun de ses mots : « Maintenant, je n'ai plus à m'inquiéter. Ma retraite est paisible. »
Au-delà des départs à la retraite, toute une ville en profite
Les effets de ce coup de générosité ne se sont pas arrêtés aux portes de l'entreprise. Minden, qui compte 12 000 habitants, en a vite ressenti les retombées. Dans les magasins, les commerçants ont vu les clients dépenser davantage. Pour une ville de cette taille, voir autant d'argent arriver d'un coup dans les poches des habitants ne passe pas inaperçu.
Les commerçants ont aussi constaté que beaucoup en profitaient pour rembourser leurs dettes, et que les chantiers de rénovation se multipliaient dans les maisons. Autrement dit, les primes de Fibrebond ne dorment pas sur des comptes en banque, elles font tourner l'économie du coin. Une histoire qui risque de faire rêver bien des salariés de ce côté de l'Atlantique. En attendant que leur propre patron ait la même idée, ils pourront toujours relire leur fiche de paie… avec un peu moins d'enthousiasme.