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CAC 40 : Je vous demande de vous arrêtez !

31 août 2026 21:21

est décédé ce lundi à l(âge de 97 ans .

Visiblement servir la France ça conserve Lol

Édouard Balladur, ancien Premier ministre et figure de la droite libérale, est mort à 97 ans !

Premier ministre entre 1993 et 1995, Édouard Balladur est mort ce lundi 31 août, à l’âge de 97 ans. Sa carrière fut également marquée par un passage au ministère de l’Économie, ainsi que par une grande influence sur une partie de la droite. La droite française a perdu l’une de ses figures. Édouard Balladur, tenant de la droite libérale et ancien Premier ministre, est mort ce lundi 31 août 2026, à l’âge de 97 ans, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse (AFP).

Rythmée par ses passages à Matignon et à Bercy, la carrière du natif d’Izmir (Turquie) fut également marquée par les procès liés à l’affaire Karachi, ainsi que par une rivalité avec un certain Jacques Chirac. Un duel fratricide lors de la présidentielle de 1995 Les divergences entre les deux hommes avaient culminé en 1995, en marge d’une élection présidentielle à laquelle ils concourront tous deux. Au soir du 23 avril 1995, il n’y aura pourtant qu’un seul candidat de droite au second tour, face au socialiste Lionel Jospin. Ce sera Jacques Chirac. Troisième avec 18,58 % des suffrages (contre 20,84 % contre son rival de droite, arrivé deuxième), Édouard Balladur livrera, à son corps défendant, un discours de défaite qui rentrera dans l’histoire politique française.

Non pas la grande Histoire, celle des envolées lyriques et des grands projets, mais la petite, celle des petites phrases et des répliques manquées. Son « Je vous demande de vous arrêter », lancé à ses militants qui huaient le nom de Jacques Chirac, passera ainsi à la postérité.

Défait, Édouard Balladur regardera ensuite son rival entrer à l’Élysée puis valider la formation d’un gouvernement dont lui, l’ancien favori des sondages, ne fera évidemment pas partie. Les Chiraquiens, qui accuseront toujours Balladur d’avoir trahi leur champion en annonçant sa candidature, n’y verront que justice. Dans ses Mémoires, l’ancien président de la République décrira lui son rival comme « un calculateur froid » avec lequel il n’aura jamais eu « d’explication d’homme à homme ». Le conflit entre les deux hommes fera naître un trait de fracture durable au sein de la droite.

Un très libéral ministre de l’Économie Quelques années plus tôt, Édouard Balladur et Jacques Chirac avaient pourtant été les deux maillons d’un même gouvernement : celui qui, entre 1986 et 1988, naquît de la défaite de la gauche de François Mitterrand aux législatives. Le président de la République avait alors appelé le Corrézien à Matignon. Puis celui-ci avait nommé Édouard Balladur, alors député de Paris, au stratégique poste de ministre de l’Économie avec l’étiquette de « ministre d’État ».

À une époque où le libéralisme règne en maître dans le monde anglo-saxon, dominé par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, Édouard Balladur en applique les recettes dans l’Hexagone. Avec une conviction teintée de fermeté. « Le mot “flexibilité” ne me fait pas peur, pas plus que le mot “libéralisme” », expliquera-t-il, des années plus tard, dans une interview au Monde. Son passage à Bercy le voit ainsi reprivatiser Saint-Gobain, Matra, Paribas, Suez ou la Société Générale. Il sera également marqué par la libéralisation des prix et des investissements étrangers. Une cohabitation apaisée mais troublée La cohabitation, Édouard Balladur la connaîtra également au poste de Premier ministre, au terme d’un second septennat mitterrandien crépusculaire. Entre 1993 et 1995, on parlera de « cohabitation apaisée », voire de « cohabitation de velours ». « J’ai été le premier, il y a plus de trente ans, à proposer que la cohabitation soit possible », résumait Édouard Balladur en 2014, auprès du JDD . Une manière, peut-être, de sous-entendre que celle menée par Jacques Chirac ne fut, à son sens, pas la panacée. Cette cohabitation, Édouard Balladur la placera sous le signe d’un nécessaire « retour à la croissance », dans une France qu’il juge en prise avec une situation « plus grave qu’aucune de celles qu’elle a connues depuis une quarantaine d’années ». Une situation face à laquelle l’ancien conseiller d’État se lancera dans une nouvelle série de privatisations (Air France, Renault, Thomson, BNP, Crédit Lyonnais…) et, déjà, une réforme des retraites. Son passage à Matignon sera également marqué par le génocide au Rwanda, au cours duquel la France n’interviendra pas, et par une vente d’armements au Pakistan qui fera naître, des années plus tard, ce que les médias appelleront « l’affaire Karachi ». Le locataire de Matignon de l’époque sera soupçonné d’avoir bénéficié de rétro-commissions illégales sur ces ventes d’armes pour financer sa campagne de 1995. Mais, au contraire de son ministre de la Défense de l’époque, François Léotard, Édouard Balladur sera finalement relaxé. Ce qui n’empêchera pas son image dans l’opinion publique d’en ressortir quelque peu écornée. Les observateurs jugeront de toute manière que cette image n’aura jamais été très flamboyante et que celui qui passa son enfance dans le Sud-Est ne dégagera jamais vraiment de sympathie. L’intéressé ne le niait pas. « Peut-être ai-je, plus que d’autres, du mal à extérioriser mes sentiments tout en restant naturel, authentique », avouera-t-il à Paris-Match, en avril 1995. De fait, pendant une bonne partie de leur carrière, Chirac sera perçu comme un politicien sympathique, proche de la ruralité. Balladur sera lui l’ancien énarque, un peu austère. Un « techno », comme on ne dit pas encore. Des débuts politiques sous Pompidou C’est effectivement ce qu’il fut, en tout cas au début de sa longue carrière, entamée à la fin des années 1950. Auditeur au Conseil d’État à partir de 1957, Édouard Balladur devient ensuite conseiller au sein de la très gaulliste ORTF, avant de rentrer dans le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre. Il sera toujours aux affaires lorsqu’en 1968, le mouvement de mai fera vaciller le pouvoir du général de Gaulle. Il croisera notamment à cette occasion un certain Jacques Chirac, alors secrétaire d’État « aux Problèmes de l’emploi ». C’est cette proximité entre les deux hommes, née dès les années 1960, qui fera dire au début des années 1990 à Jacques Chirac que lui et Édouard Balladur sont « des amis de trente ans ». Puis viendront la trahison de janvier 1995, et l’annonce par Édouard Balladur de sa candidature présidentielle, sous les ors de Matignon. Un fin de carrière en 2007 Après 68, Jacques Chirac continuera son chemin au gouvernement, quand Édouard Balladur suivra son mentor à l’Élysée où, entre 1969 et 1974, il occupera les fonctions de secrétaire général adjoint puis de secrétaire général de la Présidence. Après un séjour dans le privé, Édouard Balladur reprendra le chemin de la politique. Il y mènera la carrière que l’on sait. Celle-ci s’arrêtera à la fin des années 2000 quand, après avoir décidé de ne pas se représenter à la députation, Édouard Balladur aura fini de conduire deux comités consultatifs (sur les institutions et les collectivités locales), à la demande de l’un de ses poulains, Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac avait lui mis un terme à la sienne deux ans plus tôt, au terme de son second mandat de la droite. Avec la fin de carrière de ses deux frères ennemis, c’est bien une page entière de l’histoire de la droite qui se tournait alors.

8 réponses

  • 01 septembre 2026 07:23

    L'attentat de Karachi, survenu le 8 mai 2002 au Pakistan, a causé la mort de 14 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français travaillant pour la Direction des constructions navales (DCN) de Cherbourg


  • 01 septembre 2026 07:26

    Piste politico-financière : L'enquête a ensuite exploré un lien potentiel avec l'interruption du versement de commissions occultes (rétrocommissions) liées à la vente de sous-marins, sur fond de rivalités politiques françaises (l'affaire de Karachi).

    a l époque il avait de beau bureau le Baba avenue geoge 5 je suis alle dans ses bureau


  • 01 septembre 2026 07:33

    Le QG de campagne de la droite (1997) : L'avenue George-V (Paris 8e) a historiquement abrité des sièges et directions stratégiques pour les partis de droite. Après la défaite d'Édouard Balladur à la présidentielle de 1995, cette grande avenue est restée un point névralgique de rassemblement, notamment pour les équipes de la coalition RPR-UDF lors des élections législatives de 1997.Le cabinet d'avocats de son fils : L'un des fils de l'ancien Premier ministre, Pierre Balladur, a exercé des activités juridiques au sein d'un cabinet situé précisément au 6 avenue George-V.Note historique importante :Bien que l’avenue George-V ait croisé sa vie publique et familiale, l'adresse historique et emblématique d'Édouard Balladur (qui s'est éteint le 31 août 2026 à l'âge de 97 ans) reste son appartement privé du boulevard Delessert (Paris 16e). C'est à cette adresse, occupée pendant plus de cinquante ans, qu'il a orchestré sa carrière et continué de recevoir le Tout-Paris politique.


  • 01 septembre 2026 07:42

    Il va me piquer mon boulot de dans 2 ans (Jacques Chirac)


  • 01 septembre 2026 07:52

    Le 4 mars 2021, la Cour de justice de la République relaxe Édouard Balladur mais condamne François Léotard à 2 ans de prison avec sursis et 100 000 € d'amende pour « complicité d'abus de biens sociaux »[86].

    Le 9 février, le parquet général près la Cour de cassation annonce qu’il ne formera pas de pourvoi contre la relaxe de l’ancien Premier ministre dans le volet financier de l’affaire[87]. De son côté, François Léotard présente un pourvoi devant la Cour de Cassation, rejeté le 4 juin 2021[88]. Son recours devant la Cour européenne des droits de l'homme est également rejeté à titre posthume le 14 décembre 2023, Léotard étant décédé le 25 avril de la même année[89].
    Procès devant la cour d'appel

    Le procès en appel, qui concerne le volet financier de l'affaire, se tient du 3 au 19 juin 2024 devant la cour d'appel de Paris[90],[91]. Le parquet requiert pour certains accusés des peines réduites par rapport à celles requises en première instance, en raison du manque de preuves[92],[93].

    Le verdict a lieu le 21 janvier 2025 et la cour d'appel condamne[94] :

    Les intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman el-Assir, respectivement à cinq et quatre ans d’emprisonnement.
    Renaud Donnedieu de Vabres, ex-collaborateur de François Léotard, à quatre ans de prison entièrement couverte par le sursis.
    Dominique Castellan, ancien patron de DCNI (aujourd’hui Naval Group) à deux ans de prison.
    Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, et prévenu au procès des financements libyens, à un an de prison ferme.

    Nicolas Bazire est relaxé, la cour n'est pas en mesure d'affirmer qu'il « ait eu connaissance de ce dépôt et de l’origine des fonds versés ni qu’il soit intervenu dans celui-ci »[95].

    Ziad Takieddine, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international depuis 2020, meurt le 23 septembre 2025 à Beyrouth, sans jamais avoir été extradé en raison de sa nationalité libanaise[96].


  • 01 septembre 2026 10:18

    Pour ma part, je continue de penser que Balladur aurait été moins nul que le Chirac vieillisant qu'on a eu comme Président... Après, c'était encore un européiste béat, comme Macron, comme les socialos, comme Attali, comme Minc...


  • 01 septembre 2026 12:23

    ✝


  • 01 septembre 2026 13:28

    For sure ! 😬


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