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Retour au sujet CAC 40

CAC 40 : La magie des options : gagner même si l’action ne monte pas ?

24 juil. 2026 08:16

Bonjour,

Beaucoup d’investisseurs connaissent essentiellement une seule méthode : acheter une action, puis espérer qu’elle monte.

C’est un biais important de l’achat direct. Une fois l’action achetée, le scénario favorable principal est la hausse. Si le titre stagne, le capital reste immobilisé. S’il baisse, la position passe en moins-value.

Je me suis spécialisé dans une autre approche, principalement sur les grandes valeurs américaines : la vente de puts.

Le principe est simple.

Imaginons qu’une action cote 100 USD, mais que je ne souhaite pas l’acheter à ce prix. Je serais en revanche prêt à l’acheter à 80.

Au lieu d’attendre passivement une baisse, je peux vendre un put avec un prix d’exercice de 80 USD

En contrepartie, je reçois immédiatement une prime.

À l’échéance, plusieurs scénarios peuvent rester favorables :

1 - l’action a montée : le put expire généralement sans valeur et je conserve la prime ;
2 - l’action a stagnée : même résultat, la prime est conservée ;
3 - l’action a baissée, mais reste au-dessus de 80 USD: le put expire également sans valeur et la prime est conservée ;
4 - l’action est sous 80 USD: je suis obligé d’acheter les actions à 80 USD (qiand bien même le derniers cours soit de 60 usd), mais la prime reçue réduit mon prix de revient réel.

C’est donc toute la différence avec l’achat direct : je n’ai pas nécessairement besoin que l’action monte pour obtenir un résultat positif. Une hausse, une stagnation ou une baisse modérée peuvent toutes rester compatibles avec un gain.

Je privilégie surtout les actions américaines, car les marchés d’options y sont généralement beaucoup plus liquides que sur les valeurs françaises. Sur certaines actions du CAC 40, les volumes sont faibles et les écarts entre acheteurs et vendeurs rendent les opérations moins intéressantes.

Cette approche ne supprime évidemment pas le risque. Une action peut chuter bien en dessous du strike. Mais utilisée avec discipline, elle permet de choisir à l’avance un prix d’entrée potentiel, d’encaisser une prime et d’éviter d’être immédiatement exposé à toute la baisse d’un achat au comptant.

Personnellement, j’interviens surtout lors des périodes de nervosité, lorsque les primes deviennent plus attractives. Cela demande moins de surveillance qu’une activité de trading quotidienne et correspond mieux à ma manière d’investir.

Certains d’entre vous utilisent-ils déjà la vente de puts sur des actions ou ETF américains ?

Quel courtier utilisez-vous, et comment avez-vous découvert cette approche ?

27 réponses

  • 24 juillet 2026 08:26

    Pour ceux d'entres vous qui voudraient en savoir plus, n'hésitez pas à consulter ma fiche Membre de Boursorama.


  • 24 juillet 2026 09:52

    le vrai biais cognitif est de considérer aussi que l'action chute ! Du coup ton put sur 100$ est perdant.
    En bourse comme au loto et dan s tous les jeux de one shot, le court terme est généralement contrarien et perdant. Ce n'es quken lissant sur le moyen ou le long terme que tu pourras atteindre ta cible car la bourse est cyclique à moyen terme et haussière à long terme...


  • 24 juillet 2026 10:25

    la magie, c'est plutôt du côté de la technique de trading qu'il faut la chercher , le produit est accessoire. Si on trouve le bon MM, quelque soit le produit tu gagnes.


  • 24 juillet 2026 10:54

    Bonjour,

    Intéressant ton article, mais attention il faut prévenir sur les risques d'une action très volatile qui part à la cave très très fort, voire qui part en faillite. Là tu perds ton slip !
    Il y a un marché aux US sur les krachputs notamment avec des strikes très bas sur des maturités très courtes (1 à 2 semaines) sur des valeurs très volatiles comme par exemple Tesla.

    En général, la vente d'options est fortement déconseillée aux pp, sur quel(s) site(s) trouves-tu des options que l'on peut vendre stp, je serais curieux de savoir.

    Merci


  • 24 juillet 2026 13:45
    24 juillet 2026 09:52

    le vrai biais cognitif est de considérer aussi que l'action chute ! Du coup ton put sur 100$ est perdant.
    En bourse comme au loto et dan s tous les jeux de one shot, le court terme est généralement contrarien et perdant. Ce n'es quken lissant sur le moyen ou le long terme que tu pourras atteindre ta cible car la bourse est cyclique à moyen terme et haussière à long terme...

    Je pense qu’il y a un petit malentendu sur l’exemple : l’action cote 100 USD, mais le put vendu a un strike de 80 USD.


    Si l’action baisse de 100 à 90, 85 ou même 81 USD à l’échéance, le put expire sans valeur et la prime est conservée.

    Entre 80 USD et le point mort, qui est encore inférieur grâce à la prime reçue, la position peut également rester bénéficiaire partiellement.

    Elle devient perdante uniquement lorsque le cours passe sous le point mort.


    Je suis en revanche d’accord sur le fait que la durée et le choix du sous-jacent sont essentiels.

    La vente de puts n’est pas une méthode de “one shot” consistant à deviner le prochain mouvement. L’idée est plutôt de choisir un prix auquel on accepterait réellement de devenir actionnaire, tout en étant rémunéré pendant l’attente.


  • 24 juillet 2026 13:47
    24 juillet 2026 10:25

    la magie, c'est plutôt du côté de la technique de trading qu'il faut la chercher , le produit est accessoire. Si on trouve le bon MM, quelque soit le produit tu gagnes.

    Je te rejoins sur un point essentiel : sans bonne sélection du sous-jacent, gestion de la taille de position et discipline, aucun produit ne fait de miracle.


    En revanche, le produit n’est pas totalement accessoire, car il détermine le profil de gain et de risque.


    Avec un achat direct, il faut que l’action monte au-dessus du prix d’achat pour gagner. Avec un put vendu suffisamment sous le cours, plusieurs scénarios peuvent rester positifs à l’échéance : hausse, stagnation ou baisse modérée - je développe actuellement un calculateur qui permet de simuler les différents scénarios, il est bien avancé et devrait être disponible prochainement.

    Cela ne remplace évidemment pas le money management. Au contraire, la vente de puts exige de dimensionner l’engagement potentiel de 100 actions par contrat et d’accepter réellement l’assignation au strike choisi.


  • 24 juillet 2026 13:49
    24 juillet 2026 10:54

    Bonjour,

    Intéressant ton article, mais attention il faut prévenir sur les risques d'une action très volatile qui part à la cave très très fort, voire qui part en faillite. Là tu perds ton slip !
    Il y a un marché aux US sur les krachputs notamment avec des strikes très bas sur des maturités très courtes (1 à 2 semaines) sur des valeurs très volatiles comme par exemple Tesla.

    En général, la vente d'options est fortement déconseillée aux pp, sur quel(s) site(s) trouves-tu des options que l'on peut vendre stp, je serais curieux de savoir.

    Merci

    Oui, tu as tout à fait raison sur le risque : si le sous-jacent s’effondre ou fait faillite, la prime ne constitue qu’une protection très limitée. Vendre un put sur une valeur extrêmement volatile simplement parce que la prime paraît élevée peut être dangereux.


    C’est justement pour cela que je privilégie les grandes capitalisations liquides, des strikes très éloignés du cours et une taille de position compatible avec une éventuelle assignation. Je ne cherche pas particulièrement les “krach puts” à très courte échéance sur des titres hypervolatils.


    Personnellement, j’utilise Interactive Brokers, qui donne accès aux chaînes d’options américaines et permet de vendre des puts sous réserve des autorisations de trading et du type de compte.

    Il faut surtout bien comprendre qu’un contrat représente généralement 100 actions. Un put au strike de 100 USD correspond donc à une obligation potentielle d’achat de 10 000 USD en cas d’assignation. Sur un compte sur marge, l’exigence initiale peut être inférieure à ce notionnel, mais le risque économique, lui, demeure.

    La vente d’options n’est donc pas adaptée à quelqu’un qui ne comprend pas encore l’assignation, le notionnel et l’effet de levier. Utilisée de manière cash-secured ou avec une marge très maîtrisée, elle peut en revanche devenir une méthode structurée plutôt qu’un pari sur une hausse immédiate.


  • 24 juillet 2026 13:50

    Merci pour vos remarques, elles montrent justement pourquoi il faut distinguer le mécanisme de l’option de la gestion du risque.


    La vente de puts ne transforme pas une mauvaise action en bon investissement et ne protège pas d’une faillite.

    Son intérêt est ailleurs : choisir un prix d’achat inférieur au cours actuel, recevoir une prime et disposer de plusieurs scénarios favorables à l’échéance.

    Le choix du sous-jacent, la distance du strike, la durée, la taille de position et la capacité à supporter une assignation restent déterminants.

    N'hésitez pas à consulter ma fiche de membre Boursorama pour en apprendre davantage.


  • 24 juillet 2026 19:45

    "Cette approche ne supprime évidemment pas le risque. Une action peut chuter bien en dessous du strike."
    Tout est dit et il ne faut pas faire n'importe quoi, car ce marché n'est pas linéaire, mais exponentiel.

    Sinon, tous les courtiers proposent des options, mais demandent une validation sur l'expertise de l'intervenant.
    Les coûts n'ont aucun intérêt étant donné le risque. Comme pour les turbos, un move de rien du tout couvre déjà les frais d'achat ou de vente.


  • 24 juillet 2026 19:51

    D'autre part, il ne faut pas oublier que ce sont les instituts bancaires qui proposent ce genre de produits dont vous êtes la contrepartie.
    En cas de gain, bravo !, mais si vous avez trouvé l'option miracle qui vous donne le Jackpot !, la banque fait faillite et vous ne gagnez rien...
    Pile tu perds, face je gagne, comme au Casino (la banque fait partiellement faillite).


  • 24 juillet 2026 19:56

    En résumé, à mon sens, comme au tiens j'imagine, cette approche a un réel intérêt sur des actions peu volatiles où tu peux effectivement faire de bonnes affaires = la prime ou l'action à un prix donné en misant sur la peur de l'acteur investi en face.
    Une prime de la peur en quelque sorte.


  • 24 juillet 2026 20:02

    La banque est couverte, pour elle, que le sous-jacent monte ou baisse n'a aucune importance.


  • 24 juillet 2026 21:46

    Ma réponse circonstanciée n'est pas passée.
    Mais permettez moi de vous dire, que soit vous êtes naïf, soit vous n'avez pas connaissance de la manipulation de l'entreprise qui vous emploie.
    Le déchet moral et fondamental que produit l'argent sur les êtres humains n'est même plus à démontrer AMHA.


  • 24 juillet 2026 21:52
    24 juillet 2026 20:02

    La banque est couverte, pour elle, que le sous-jacent monte ou baisse n'a aucune importance.

    Ceci dit, il va tout de même falloir m'expliquer vos propos vis-à-vis de tous ceux qui perdu leur baraque aux US, lors de la crise des subprimes, et j'en connais un paquet.
    Donc, je suis preneur de collatéral bancaire remboursé à 100% en cas de problème.
    Me dire qu'une option est garantie à 100%, ne me semble pas opportun. A 98% sans doute, mais on parle ici des 2% qui changent la donne.


  • 24 juillet 2026 22:26

    les choses sont totalement différentes, d'un coté la banque vend des options sur lequel elle est couverte (parcequ'elle a un contrat) et de l'autre elle fourgue des produits foireux (pour s"en débarrasser sans scrupules sans aucune obligation de rachatà, ca n'a pas frand chose a voir.

    Je t'engage a taper delta neutre dans google ou a demander a une IA quelconque comment se protegent les market makers.

    Bonne soirée


  • 24 juillet 2026 22:38

    "les choses sont totalement différentes, d'un coté la banque vend des options sur lequel elle est couverte (parce qu'elle a un contrat) et de l'autre elle fourgue des produits foireux (pour s'en débarrasser sans scrupules sans aucune obligation de rachat, ca n'a pas grand chose a voir)."

    Merci pour ton retour plutôt limpide.
    J'estime que nous sommes raccord, même si, de mon point de vue, la banque ou l'établissement bancaire se doit de vérifier ses sous contreparties.

    Bon WE.


  • 25 juillet 2026 10:39

    Je vais répondre globalement, car les derniers messages mélangent plusieurs sujets qui n’ont pas grand-chose à voir entre eux : options cotées, CFD, produits structurés bancaires, risque de contrepartie, subprimes et risque de baisse d’une action.


    Première clarification : les options sur actions américaines dont je parle ici ne sont pas des CFD et ne sont pas des produits qu’une banque me vendrait en prenant automatiquement le pari inverse.


    Ce sont des contrats standardisés, négociés sur des marchés d’options organisés. Une fois la transaction compensée, l’OCC s’interpose comme contrepartie centrale : elle devient acheteuse face à chaque vendeur et vendeuse face à chaque acheteur. Je ne suis donc pas engagé dans un duel personnel contre une banque selon le principe « pile je perds, face la banque gagne ».

    Des banques, teneurs de marché, fonds et sociétés de trading peuvent évidemment participer à ces marchés. Mais cela ne signifie pas qu’ils conservent nécessairement un pari directionnel opposé au mien. Ils peuvent fournir de la liquidité, exécuter un ordre client, couvrir un portefeuille ou couvrir un produit structuré proposé par ailleurs. Leur exposition peut ensuite être couverte par des actions, d’autres options ou différents instruments.

    Il existe bien des options de gré à gré et des produits structurés construits par des banques. Ce n’est pas le sujet ici. Assimiler une option cotée et compensée centralement à un CFD conclu directement avec un broker est donc incorrect.


    Deuxième clarification : le véritable risque d’un put vendu cash-secured est beaucoup plus concret.


    Le vendeur peut être obligé d’acheter 100 actions au strike alors que leur cours de marché est devenu inférieur. On retrouve donc essentiellement le risque classique d’un investisseur ayant acheté une action, puis subi une baisse.

    La différence est que l’acheteur direct paie immédiatement le cours initial, alors que le vendeur du put choisit généralement un strike plus bas et perçoit une prime qui réduit encore son point mort économique.


    Exemple volontairement simple :


    - action à 100 USD ;

    - achat direct de 100 actions : 10 000 USD ;


    vs

    - put vendu strike 80 USD ;
    prime reçue : 2 USD par action (soit 200 usd/100 actions c'est à dire 1 contrat);
    - point mort : 78 USD.


    Si l’action tombe à zéro, la perte théorique de l’achat direct est de 10 000 USD. Celle du put vendu est de 7 800 USD. Dans cet exemple, le put n’ajoute donc pas un risque mystérieux à celui de l’action : son risque maximal est au contraire inférieur, grâce au strike plus bas et à la prime.


    Cela ne veut pas dire que la vente de puts est sans risque. Une entreprise peut s’effondrer, le cours peut tomber très loin sous le strike et la prime ne procure qu’une protection limitée. Le danger vient surtout d’un mauvais sous-jacent, d’un nombre excessif de contrats, d’un recours excessif à la marge ou de l’incapacité à financer une assignation.


    C’est pourquoi il faut regarder le strike, le point mort, le notionnel, la taille de position et la qualité du sous-jacent, plutôt que de résumer l’ensemble à un prétendu jeu de casino contre une banque.


    Pour sortir de la théorie, voici les opérations réellement réalisées cette semaine.


    Nouvelles ventes d’options, montants nets après commissions :


    - ON put strike 70 : +559,20 USD
    - NBIS put strike 120 : +378,94 USD

    - ORCL put strike 85 : +318,96 USD

    - CRWV put strike 50 : +208,96 USD

    - TLT put strike 82 (2 contrats) : +158,61 USD

    - SMR covered calls strike 10, (4 contrats) : +119,16 USD


    Rachats effectués :


    - NBIS put strike 140 : -21,05 USD
    - FCX puts strike 45 (2 contrats) : -22,87 USD


    Le solde des ventes et rachats de la semaine ressort ainsi à +1 699,91 USD après commissions.


    Je précise immédiatement ce que ce chiffre représente et ce qu’il ne représente pas : Il s’agit du flux net résultant des primes encaissées et des rachats effectués durant la semaine. Ce n’est ni un rendement garanti, ni la P&L totale du portefeuille, ni nécessairement un bénéfice définitivement acquis sur toutes les positions. Plusieurs options restent ouvertes et peuvent encore être rachetées, expirer ou conduire à une assignation.


    La semaine illustre simplement la mécanique réelle : vendre une prime sur des strikes que l’on accepte d’assumer, puis racheter certaines positions lorsque leur prix devient suffisamment faible.


    Les options ne suppriment pas le risque. Elles permettent de le structurer autrement qu’un achat immédiat d’actions. Les qualifier indistinctement de casino ou de pari contre une banque ne décrit pas leur fonctionnement ; cela mélange simplement des produits et des mécanismes différents.

    Je termine le développement d'un petit outil qui va permettre de mieux visualiser le risque d'achat au comptant de 100 actions vs la vente d'un put sur le même sous-jacent évidemment, il sera disponible sur mon site consacré aux Options prochainement (voir ma fiche membre Boursorama). Si certains veulent tester en avant-première, n'hésitez pas à me le faire savoir.

    Bon WE à tous !


  • 26 juillet 2026 13:39

    une méthode moins risquée consiste à vendre des puts sur une action qu'on possède (donc plus de fonds mobilisés) mais perte maximale connue !


  • 26 juillet 2026 16:02
    26 juillet 2026 13:39

    une méthode moins risquée consiste à vendre des puts sur une action qu'on possède (donc plus de fonds mobilisés) mais perte maximale connue !

    Je pense qu’il y a ici une confusion.

    Détenir déjà l’action "ne couvre pas un put vendu". Au contraire, on cumule deux expositions baissières :

    - la perte éventuelle sur les actions déjà détenues ;
    - l’obligation potentielle d’acheter 100 actions supplémentaires au strike.

    Si l’action chute fortement, les deux positions perdent simultanément. Cela mobilise davantage de fonds, mais ce n’est pas moins risqué.

    Avec un put cash-secured, la perte maximale est déjà connue dès l’ouverture :

    strike × 100 − prime nette reçue,

    dans le scénario extrême où l’action tombe à zéro.

    Pour couvrir une vente de call, on détient les actions : c’est le covered call. Pour une vente de put, la couverture logique consiste à réserver les liquidités nécessaires à l’assignation, ou éventuellement à acheter un put plus bas pour former un spread mais là nous rentrons ensuite dans des considérations plus complexes.


  • 27 juillet 2026 11:24

    À la suite de nos échanges sur la vente de puts, je vous propose de tester en "version bêta" un comparateur pédagogique entre l’achat au comptant de 100 actions et la vente d’un contrat de put OTM.

    L’outil permet de visualiser les résultats des deux approches selon différents scénarios de marché, ainsi que la prime, le strike, le point mort et le capital nécessaire en cas d’assignation.

    Il est disponible dans la description de ma fiche membre Boursorama.

    Vos retours constructifs sont les bienvenus : erreurs éventuelles, éléments peu clairs, difficultés sur mobile ou améliorations pédagogiques.

    Le but de cette bêta est précisément d’identifier ce qui doit encore être corrigé ou simplifié avant la version définitive.

    Merci à vous.


  • 28 juillet 2026 16:46
    27 juillet 2026 11:24

    À la suite de nos échanges sur la vente de puts, je vous propose de tester en "version bêta" un comparateur pédagogique entre l’achat au comptant de 100 actions et la vente d’un contrat de put OTM.

    L’outil permet de visualiser les résultats des deux approches selon différents scénarios de marché, ainsi que la prime, le strike, le point mort et le capital nécessaire en cas d’assignation.

    Il est disponible dans la description de ma fiche membre Boursorama.

    Vos retours constructifs sont les bienvenus : erreurs éventuelles, éléments peu clairs, difficultés sur mobile ou améliorations pédagogiques.

    Le but de cette bêta est précisément d’identifier ce qui doit encore être corrigé ou simplifié avant la version définitive.

    Merci à vous.

    si on a acheté l'action 100 et vendu un put à 80 en encaissant la prime p; perte maximum 20-p !
    action reste au dessus de 80 à l'échéance; on à encaissé p de plus que le gain ou la perte potentielle !
    ou bien je me trompe ?


  • 28 juillet 2026 17:29
    28 juillet 2026 16:46

    si on a acheté l'action 100 et vendu un put à 80 en encaissant la prime p; perte maximum 20-p !
    action reste au dessus de 80 à l'échéance; on à encaissé p de plus que le gain ou la perte potentielle !
    ou bien je me trompe ?

    Je comprends mieux votre raisonnement : vous voyez le strike 80 comme un plancher de protection de l’action achetée à 100.


    Mais attention, cette protection n’existe que si vous **achetez** un put strike 80.


    Dans mon scénario/stratégie que je décris, vous le vendez : c'est à dire que vous encaissez une prime, mais vous acceptez en contrepartie d’acheter 100 actions (supplémentaires si vous en avez déjà en portefeuille) à 80 en cas d’assignation.

    Vous ne limitez donc pas la perte de l’action détenue à 20. Vous cumulez au contraire :

    - la baisse sur les 100 actions achetées à 100 ;

    - et la perte éventuelle liée au put vendu sous 80.

    Pour obtenir une véritable couverture avec un plancher proche de 80, il faudrait acheter le put, pas le vendre.

    Le put cash-secured répond à une autre logique : ne pas détenir l’action au départ, encaisser une prime et accepter de l’acheter à 80 si elle baisse jusque-là.


  • 28 juillet 2026 17:38

    Pour illustrer concrètement la différence entre acheter une protection et vendre un put, voici ce que j’ai fait aujourd’hui.


    J’ai vendu plusieurs puts cash-secured :


    - 2 puts CRWV, strike 45 USD, échéance 18 septembre, alors que le titre cote environ 65 USD : strike situé 30,8 % sous le cours actuel ;
    - 1 put NBIS, strike 105 USD, échéance 7 août, pour un cours d’environ 165 USD : 36,4 % sous le cours actuel ;

    - 1 put ORCL, strike 80 USD, échéance 18 septembre, pour un cours d’environ 118 USD : 32,2 % sous le cours actuel ;

    - 1 put PLTR, strike 80 USD, échéance 16 octobre, pour un cours d’environ 122 USD : 34,4 % sous le cours actuel.


    J’ai encaissé au total : ~910 USD de primes après commissions.


    Il faut cependant être précis : ces 910 USD ne sont pas encore un bénéfice définitivement acquis. Ce sont des primes encaissées en contrepartie d’obligations qui restent ouvertes jusqu’à leur rachat, leur expiration ou une éventuelle assignation.


    En vendant ces puts, je me suis engagé à acheter, si je suis assigné :


    - 200 actions CRWV à 45 USD,
    - 100 actions NBIS à 105 USD,
    - 100 actions ORCL à 80 USD,
    - 100 actions PLTR à 80 USD,

    L’engagement total d’assignation représente donc 35 500 USD (mais j'ai un portefeuille à marge donc en vérité nettement moins mais là ce serait trop long à expliquer ici).

    La prime ne réduit mon prix d’entrée économique que dans le scénario où je suis assigné.


    Dans ce cas, mon prix de revient théorique serait d’environ :


    - 42,85 USD sur CRWV, au lieu du strike de 45 USD ;

    - 103,01 USD sur NBIS, au lieu de 105 USD ;

    - 78,51 USD sur ORCL, au lieu de 80 USD ;

    - 78,66 USD sur PLTR, au lieu de 80 USD.


    Ces montants correspondent au strike diminué de la prime nette reçue par action.


    En revanche, si les puts expirent sans valeur ou sont rachetés avant l’échéance, je n’achète pas les actions : il n’existe donc pas de prix d’entrée sur le sous-jacent. La prime devient alors le résultat de l’opération sur l’option, une fois la position définitivement clôturée.


    C’est toute la logique du cash-secured put :


    - je ne détiens pas nécessairement l’action au départ ;
    - je conserve les liquidités nécessaires à une éventuelle assignation ;

    - j’encaisse une prime ;

    - et j’accepte d’acheter le titre au strike si je suis assigné.


    La distance entre le cours et le strike apporte une marge de sécurité, mais elle ne supprime jamais le risque.

    Si un titre chute fortement sous le strike, je peux être assigné puis subir une moins-value sur les actions achetées.


    Certaines des positions prises aujourd’hui sont d’ailleurs plus risquées que mon cadre habituel, notamment en raison du risque propre aux sociétés, des échéances et de la volatilité des sous-jacents.


    J’ai placé sur ma fiche membre les liens vers :


    - une brochure pédagogique gratuite sur la vente de puts cash-secured ;

    - un simulateur permettant de comparer l’achat d’actions et la vente d’un put selon différents scénarios.


    Comme les liens cliquables ne sont pas autorisés directement dans le forum, ils sont accessibles depuis ma fiche membre.


  • 30 juillet 2026 05:36

    Avec le recul, voyez-vous un peu mieux l’intérêt de vendre des puts plutôt que d’acheter immédiatement les actions au comptant ?

    Je repose la question dans le contexte actuel, alors que beaucoup de valeurs technologiques ont connu des mouvements particulièrement rapides et que l’envie d’acheter dans l’urgence peut vite apparaître.

    Prenons une action qui cote 150 USD.

    Deux investisseurs s’y intéressent :

    – le premier achète immédiatement à 150 USD et s’expose dès le premier jour à l’intégralité de la variation du titre ;
    – le second estime que le cours est trop élevé et vend un put à un strike inférieur, par exemple 110 ou 120 USD.

    Le vendeur du put encaisse une prime et définit à l’avance le prix auquel il accepterait éventuellement de devenir actionnaire.

    Si l’action poursuit sa hausse, il ne profite évidemment pas de toute cette hausse : il conserve seulement sa prime. C’est la contrepartie principale de la stratégie.

    Mais si le titre stagne ou corrige modérément sans atteindre le strike, le put peut expirer sans valeur et la prime reste acquise. Et en cas d’assignation, la prime reçue réduit encore le prix de revient économique.

    L’intérêt n’est donc pas de prétendre que la vente de puts est systématiquement supérieure à l’achat direct. Elle répond à une situation précise :

    "je trouve l’entreprise intéressante, mais je ne souhaite pas m’exposer immédiatement à 100 % au cours actuel".

    Dans une période où certains titres peuvent prendre ou perdre 10 % en quelques séances, être rémunéré pour patienter et définir son prix d’entrée à l’avance peut me sembler plus rationnel que de poursuivre un cours par peur de manquer la hausse.

    Cela ne supprime évidemment aucun risque. Si l’action s’effondre très largement sous le strike, le vendeur du put peut être assigné et subir une moins-value importante. La sélection du sous-jacent, la distance au strike, la taille de la position et les liquidités disponibles restent essentielles.

    J’ai désormais finalisé le simulateur dont je parlais plus haut : il permet de comparer simplement un achat au comptant et une vente de put selon différents cours à l’échéance, avec la prime, le point mort et le capital engagé.

    La brochure pédagogique et le simulateur sont accessibles depuis ma fiche membre.

    Dans le contexte actuel, préféreriez-vous acheter immédiatement une valeur technologique que vous appréciez, ou vendre un put sensiblement plus bas et accepter de ne pas participer à toute la hausse si elle continue ?

    Si certains d'entre-vous testent le simulateur, n'hésitez pas à me partager vos retours.

    Merci.


  • 05 août 2026 09:54

    Petite mise à jour depuis la publication de ce sujet :

    J’ai désormais créé un site internet consacré à une approche simple et structurée des options, principalement autour de trois stratégies :

    - le Cash-Secured Put ;
    - le Covered Call ;
    - la Wheel Strategy.

    Le site permet notamment de :

    📘 découvrir progressivement le fonctionnement des options ;
    🧮 comparer concrètement un achat direct avec la vente d’un put OTM ;
    📊 tester différents cours à l’échéance et visualiser les résultats possibles ;
    📚 consulter un glossaire complet ;
    ✅ vérifier ses connaissances grâce à un quiz ;
    📄 télécharger gratuitement une brochure de présentation.

    L’objectif n’est pas de présenter les options comme une solution magique ou sans risque, mais de montrer comment elles peuvent être utilisées avec méthode, en tenant compte de l’assignation, du capital mobilisé et du risque propre au sous-jacent.

    L’adresse du nouveau site est disponible sur ma fiche membre Boursorama, pour ceux qui souhaitent le découvrir et éventuellement me faire part de leurs remarques.

    Bonne journée à tous.


  • 09 août 2026 01:12

    Bonjour
    je ne vois pas trop votre intérêt à conseiller des produits aussi dangereux, quelque chose à vendre ?
    Dans votre scénario, vous n'avez pas envisagé que l'action monte à 140 par exemple ou quelle chute brutalement..
    Personne ne s'est jamais enrichit avec des calls ou des puts.
    Mais en achetant des actions qui ont un avenir ou en achetant des contrats sur indices sur repli ou en vendant sur excès haussiers les meilleurs arbitrant sur différents indices en même temps mais en vendant des puts, il est impossible de gagner sur le long terme.

    Bonne journée.


  • 13 août 2026 10:35
    09 août 2026 01:12

    Bonjour
    je ne vois pas trop votre intérêt à conseiller des produits aussi dangereux, quelque chose à vendre ?
    Dans votre scénario, vous n'avez pas envisagé que l'action monte à 140 par exemple ou quelle chute brutalement..
    Personne ne s'est jamais enrichit avec des calls ou des puts.
    Mais en achetant des actions qui ont un avenir ou en achetant des contrats sur indices sur repli ou en vendant sur excès haussiers les meilleurs arbitrant sur différents indices en même temps mais en vendant des puts, il est impossible de gagner sur le long terme.

    Bonne journée.

    Bonjour,

    Désolé pour ma réponse un peu tardive, je vibe code à longueur de journée :)

    Je pense qu’il y a surtout un malentendu sur ce qu’est réellement une vente de PUT.

    Vendre un PUT n’est pas l’équivalent d’un crédit, ni d’un produit dont la perte serait mécaniquement supérieure à celle d’un achat d’actions.

    Le profil de risque est différent.

    Prenons un exemple très simple : une action cote 100 €.

    Vous pouvez soit l’acheter immédiatement à 100 €, soit vendre un PUT strike 90 € et encaisser, par exemple, 4 € de prime.

    Si l’action tombe à 0 :

    - achat au comptant à 100 € : perte de 100 € par action ;
    - PUT 90 vendu 4 € : perte maximale de 86 € par action.

    Le risque est évidemment important dans les deux cas, mais le vendeur du PUT s’en sort ici mieux que celui qui avait acheté directement l’action, puisqu’il a acheté implicitement moins cher grâce au strike inférieur et à la prime reçue.

    Évidemment, ce n’est pas magique : en contrepartie, si l’action monte fortement, le vendeur du PUT ne profite pas de toute cette hausse.
    Son gain maximal est limité à la prime. C’est précisément le compromis de la stratégie.

    C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis sur le site un simulateur : on peut faire varier le cours du sous-jacent, y compris jusqu’à 0, et comparer directement le résultat d’un achat au comptant avec celui d’une vente de PUT.

    L’idée n’est surtout pas de cacher le risque, mais au contraire de permettre de le visualiser.

    Et je ne prétends évidemment pas qu’il suffit de vendre n’importe quel PUT pour gagner de l’argent.

    Le choix du sous-jacent, du strike, de l’échéance, de la prime encaissée et surtout de la taille de position est essentiel.

    Si le sujet vous intéresse réellement, je peux même volontiers vous faire une démonstration de quelques minutes du simulateur et vous expliquer gratuitement le fonctionnement d’une vente de PUT. Ce sera probablement plus simple que d’essayer de tout détailler dans un message de forum.

    L’objectif de mon site est justement pédagogique : montrer ce que l’on gagne, ce que l’on risque et dans quelles situations une stratégie peut être plus ou moins pertinente, pas présenter les options comme une machine à gains sans risque.


    Le lien du site est accessible depuis ma Fiche Membre.

    Bonne fin de semaine.


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