La méthode Dragon fait le job. Les niveaux sont propres, précis, chiffrés, mis à jour en temps réel, rien à dire là-dessus. Les PH journaliers, hebdo et mensuels sont touchés les uns après les autres : 8325, 8340, 8353, puis PH1M à 8340 validé, PH2H à 8341 fait, et on finit la séance au-dessus de 8360. Factuellement, le marché a respecté la grille et a même accéléré dedans. Donc quand certains disent "heureusement que la méthode est en call", ce n’est pas une opinion, c’est un constat chiffré : entre le 6 janvier à 8237 et le 9 janvier à plus de 8360, on parle de +120 points, soit environ +1,5 % sur l’indice en trois séances.
Là où ça se complique, c’est dans la façon dont ces niveaux sont interprétés. Beaucoup les regardent comme des résistances potentielles, alors que la méthode, elle, les traite comme des objectifs atteignables tant que les seuils ne sont pas cassés. Tant que le CAC reste au-dessus du pivot jour à 8301, puis au-dessus du seuil HJ à 8311, il n’y a objectivement aucune raison de parler de retournement. On est dans un marché qui valide cible après cible. A 16h05, le CAC est déjà au-dessus de PH3J, à 16h07 il valide PH1M, et à 18h il clôture autour de 8362. A ce moment-là, parler de short "logique" n’est plus une analyse, c’est un ressenti.
Autre point important : la superposition jour / hebdo / mois. Le 9 janvier, on a simultanément PH2H fait, PH1M fait et un mensuel qui ouvre la voie vers 8410 puis 8480. Ça, ce n’est pas neutre. Quand jour, hebdo et mois pointent dans le même sens, la probabilité n’est clairement pas du côté d’un retournement immédiat. Statistiquement, dans ce genre de configuration, le marché va chercher au moins le niveau suivant, ici la zone 8380–8430. D’ailleurs, plusieurs l’ont bien vu en séance avec l’objectif 8419 ou PH4H à 8430 évoqué.
Il y a aussi une confusion récurrente entre méthode et interprétation perso. La méthode Dragon ne dit pas "ça va s’arrêter là", elle dit "voilà les niveaux, voilà les seuils, voilà ce qui invalide". Tant que le seuil HH à 8243 n’est pas menacé, tant que le pivot hebdo à 8214 est loin, le biais reste haussier. Ceux qui commencent à douter alors que le prix est à +60, +80, +120 points au-dessus de ces niveaux ne doutent pas de la méthode, ils doutent parce que le marché monte trop vite pour leur confort.
Au 9 janvier, le CAC n’a fait que suivre une dynamique haussière propre, chiffrée, balisée. Ceux qui ont respecté les niveaux ont gagné de l’argent ou ont laissé courir sereinement. Ceux qui ont commencé à chercher des raisons de douter l’ont fait non pas parce que le marché envoyait des signaux baissiers, mais parce que la hausse devenait inconfortable psychologiquement. Et en trading, ce décalage-là coûte toujours plus cher que de suivre bêtement le prix.