Info jour : Cellectis est aujourd’hui l’exemple parfait d’une valeur encore totalement sous les radars, non pas parce qu’elle manque de fondamentaux, mais parce que le marché n’a pas encore intégré à quel point son profil a changé. La chute du cours ces dernières années n’a rien à voir avec sa science, mais avec des facteurs externes : la pression de Servier, un pipeline longtemps bloqué, une visibilité quasi nulle aux États-Unis, et un titre très faiblement liquide sur le Nasdaq, facilement manipulable par des micro-volumes. Tant que ces éléments dominaient, la valorisation était mécaniquement écrasée et l’entreprise n’intéressait ni les fonds généralistes ni le public américain qui, comme le montrent les tendances Google, ignore encore presque totalement son existence.
Or, c’est précisément ce décalage entre perception et réalité qui crée une opportunité rare. Sur le plan scientifique, Cellectis n’a jamais été aussi solide. Ses données de phase 1 sur lasme-cel et éti-cel montrent des réponses spectaculaires dans des populations ultra réfractaires. Son partenariat avec AstraZeneca avance, ses technologies sont validées, et la publication dans Nature Communications sur le CssDNA pose clairement l’entreprise comme une référence mondiale de l’édition génique non virale. Un BLA visé en 2028, une première analyse de phase 2 dès 2026, des tailles de marché chiffrées dans le milliard, un arbitrage Servier qui pourrait libérer une valeur cachée : tous les signaux fondamentaux sont maintenant orientés positivement, alors même que le marché continue de traiter l’action comme une micro-cap technique inconnue.
Financièrement aussi, les pièces du puzzle se mettent en place. Le cash permet d’avancer jusqu’en 2027, les revenus d’AstraZeneca sont déjà significatifs, et plusieurs catalyseurs potentiels restent devant nous : milestones réglementaires, décisions de justice, fast-track possible, données d’ASH, publications supplémentaires. Rien dans cette configuration n’a été reflété dans le cours, justement parce que personne ne regarde. C’est la définition même d’une valeur sous-évaluée parce qu’invisible, non parce que fragile.
Être présent à New York pour le R&D Day n’était pas destiné à créer un buzz retail immédiat, mais à travailler en profondeur avec les investisseurs institutionnels, les KOL et les partenaires. C’est ce type d’événement qui repositionne un dossier silencieusement, bien avant que le grand public ne le découvre. Le volume faible et l’absence de bruit médiatique ne sont pas un signal de faiblesse, mais un signe que la recomposition du dossier se fait en coulisses, comme cela arrive souvent avant les grands retournements de tendance dans la biotech. Les pros lèvent les yeux en premier, les particuliers arrivent après, lorsque le mouvement est déjà lancé.
Aujourd’hui, rentrer dans Cellectis revient à investir dans une société scientifiquement validée, financièrement stabilisée, technologiquement en avance, mais encore traitée comme une inconnue. C’est exactement dans ces phases-là que se construisent les meilleurs multiples à long terme. Quand le marché ouvrira enfin les yeux — publication après publication, catalyseur après catalyseur — Cellectis ne sera plus sous les radars, et le rerating se fera sans prévenir, comme en 2016 ou comme sur d’autres biotechs injustement délaissées avant un retour brutal des projecteurs. Pour un investisseur de long terme, c’est maintenant que la fenêtre est la plus intéressante.