Le fournisseur d'espaces de travail partagés WeWork WE.N , startup adossée à SoftBank 9984.T dont l'ascension fulgurante et la chute ont entraîné une refonte du secteur à travers le monde, a déposé lundi le bilan auprès d'un tribunal américain.
Cette démarche représente un aveu d'échec de la part du groupe technologique japonais SoftBank, qui détient environ 60% de WeWork et a investi des milliards de dollars pour son redressement, après avoir raté son pari de voir les entreprises recourir davantage à ses bureaux partagés.
Jadis startup américaine la plus valorisée à Wall Street, WeWork a déclaré avoir scellé un accord de restructuration avec des parties prenantes clé afin de réduire de manière drastique sa dette consolidée actuelle.
Le groupe a aussi fait part de son intention d'effectuer des démarches juridiques au Canada.
Les bureaux hors des Etats-Unis et du Canada ainsi que les franchises à travers le monde ne sont pas concernés par ces procédures, a indiqué WeWork, dont le titre a dégringolé de plus de 98% cette année.
Avec le recours accru au télétravail depuis la pandémie de COVID, WeWork s'est retrouvé en difficulté pour enregistrer un bénéfice et verser les loyers élevés de ses locaux. Au deuxième trimestre 2023, 74% du chiffre d'affaires du groupe a servi à payer ses espaces de travail.
(Reportage Greg Roumeliotis à New York et Mrinmay Dey à Bangalore; version française Jean Terzian)

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