Malgré la petite correction survenue après 16H, les indices US préservent l'essentiel des gains de la veille et terminent la semaine dans le vert. Le S&P 500 s'est effrité de 0,25%, pour en terminer à 7 712 ( 0,5% en "hebdo"), le Nasdaq Composite a cédé 54% ( 0,85% "hebdo"), le Dow Jones finit quasi stable, à 53 558 ( 0,53% "hebdo").
De tels écarts restent modestes en regard de la volatilité des taux ce vendredi mais le Russell-2000 a manifesté davantage de vulnérabilité avec -1,4% vers 3 972 et l'indice "SOXX", encore plus sensible aux hausses de taux, chute de -3,2%, dans le sillage de Nvidia (-4,5% après 8,9% la veille et un retest de ses niveaux records à 230 USD), ARM (-5,2%), Marvell (-10,5%) pâtit d'une anticipation de marge brute (57,5/58,5) jugée décevante (consensus médian de 59).
Côté positif, Amazon a grimpé de 4% : les 2 hausses de taux anticipées d'ici fin 2026 depuis que Kevin Warsh s'est exprimé vont théoriquement donner un avantage aux ventes en ligne (plus d'opérations promotionnelles que dans le commerce "physique").
C'est l'heure du bilan mensuel : à moins d'un énorme trou d'air lundi -ultime séance du mois en cours-, le millésime "août" se classera parmi les meilleurs de l'année 2026 avec un gain de 3% pour le "S&P", 2% pour le Dow Jones et 4,1% pour le Nasdaq-100.
Et surtout, le "VIX" se détend de -0,6% vers 14,40 malgré le repli des actions sur un large front tandis que les taux se sont nettement tendus... sans affecter le moins du monde le baromètre du stress qui semble imperméable aussi bien aux risques de hausse de taux qu'aux tensions géopolitiques : il affiche carrément son meilleur niveau depuis le 31 décembre 2025, que le marché tablait sur 3 baisses de taux en 2026.
C'est tout l'inverse qui s'est produit, et ce vendredi marque une nouvelle étape puisque le scénario d'un resserrement de politique monétaire se renforce après les déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed) à Jackson Hole au sujet de l'inflation.
Kevin Warsh a indiqué que les conditions de financement n'étaient pas restrictives actuellement : "Nous devons être convaincus que l'inflation sous-jacente tend vers notre objectif et à une vitesse suffisante : il y a encore du travail."
Et en effet, les derniers chiffres de l'inflation (PCE de juillet à 3,7%) trahissent une dégradation de la tendance, après une brève embellie en juin.
Dès la mi-juillet, la trajectoire des T-Bonds a démontré que la fête était finie, le pétrole ayant repris une trajectoire ascendante quasi verticale entre le 6 et le 23 juillet.
Le baromètre FedWatch du CME prend un coup de chaud et l'hypothèse d'une hausse de 25 Pts mi-septembre fait d'un coup consensus à 60% (la probabilité d'un statu quo voit sa probabilité chuter à 40%).
C'est un renversement à 180° des anticipations en 24 h, avec des proportions parfaitement identiques mais dans un sens opposé.
Du coup, le rendement des T-Bonds se tend de telle sorte que des sommets de plusieurs décennies sont de nouveau tutoyés : le T-Bond à 2 ans, le plus réactif aux options monétaires de la Fed, s'envole de 12,5 points à 4,358%, le "10 ans" rajoute 5,8 Pts de base, à 4,7300% (les 4,75% ne sont plus très loin), le "30 ans" se montre un peu plus résilient mais prend 3 Pts vers 5,213%.
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