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Wall Street : et s'il fallait redevenir bullish pour le T4 ?
information fournie par Zonebourse 02/10/2026 à 20:11

Citadel Securities change de ton sur les actions américaines après avoir correctement anticipé la faiblesse de septembre. Alors que Scott Rubner recommandait encore de réduire tactiquement l'exposition fin août, il estime désormais que la correction a éliminé une partie importante des excès de positionnement qui pesaient sur le marché.

Sans remettre en cause sa vision constructive à long terme, il estimait que l'asymétrie s'était nettement dégradée à court terme et recommandait de profiter des phases de hausse pour réduire l'exposition et renforcer les protections. Il envisageait alors septembre comme une période de correction tactique susceptible de faire émerger un meilleur point d'entrée à partir de la mi-octobre.

La faiblesse attendue s'est largement matérialisée sous la surface des grands indices, dans un contexte marqué par la hausse des rendements obligataires, le pétrole et les tensions géopolitiques. Si le S&P 500 est resté relativement stable en septembre grâce aux semi-conducteurs et à certains mastodontes technologiques, sa version équipondérée a reculé de 5%, tout comme le Russell 2000. Seulement un quart des composantes du S&P 500 évoluent désormais au-dessus de leur moyenne mobile à 50 jours.

Ce mouvement conduit désormais Rubner à se montrer plus constructif pour le quatrième trimestre, avec notamment comme arguments l'exposition des CTA aux actions américaines qui est passée de 2,35 écarts-types fin août à -0,8 fin septembre, l'activité des particuliers qui s'est nettement tassée et les valorisations qui ont diminué. Parallèlement, les fondamentaux restent favorables, avec une croissance des bénéfices du S&P 500 attendue à 27% au troisième trimestre et des estimations relevées de 2,2% au cours des deux derniers mois.

La demande pourrait par ailleurs se renforcer avec la réouverture progressive des fenêtres de rachats d'actions à partir du 15 octobre, tandis que le positionnement plus léger des investisseurs systématiques et le ralentissement récent de l'activité des particuliers offrent une capacité de réengagement.

La saisonnalité constitue un autre soutien potentiel, puisque depuis 1930, le S&P 500 a progressé en moyenne de 5,6% au quatrième trimestre lors des années d'élections de mi-mandat, soit presque deux fois les 2,9% enregistrés toutes années confondues. Rubner n'exclut toutefois pas de nouvelles turbulences à très court terme, le point bas du quatrième trimestre ayant été inscrit en octobre dans 58% des années de mi-mandat, avant un rebond médian de 10% jusqu'à la fin de l'année.

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