* USA et Qatar contrôleraient l'utilisation des avoirs iraniens dégelés, selon Vance
* Cet argent servirait à l'achat de blé, de maïs et de soja américains
* Les discussions techniques se poursuivront pendant des semaines
(Actualisé avec J.D. Vance, précisions, changement d'origine)
par Humeyra Pamuk, Dave Graham et Tala Ramadan
Le vice-président américain J.D. Vance a fait état lundi de progrès lors du premier cycle de pourparlers avec l'Iran en Suisse, Téhéran ayant selon lui accepté d'autoriser la reprise des inspections de ses sites nucléaires et les médiateurs étant convenus d'un mécanisme visant à gérer les avoirs iraniens gelés et à maintenir le détroit d'Ormuz ouvert.
S'exprimant à l'issue des discussions dans la station du Bürgenstock, J.D. Vance a également affirmé qu'un accord avait été conclu pour garantir le respect du cessez-le-feu au Liban.
Des discussions au niveau technique devraient se poursuivre dans les jours et les semaines à venir, et des échanges sur les inspections nucléaires en Iran pourraient débuter dès cette semaine, a-t-il ajouté.
"Nous avons posé des bases très solides pour un accord final couronné de succès", a dit le vice-président américain à la presse.
J.D. Vance a minimisé les tensions provoquées par les menaces proférées dimanche par Donald Trump de relancer la guerre, affirmant que Téhéran ne pouvait pas s'attendre à ce que le président américain ne réagisse pas à ce qu'il a qualifié de "propos injurieux".
"Il y a eu un peu de menaces, un peu de plaintes, mais au final, les discussions ont continué et nous avons fait de grands progrès", a-t-il affirmé.
Selon J.D. Vance, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a imaginé un mécanisme en vertu duquel les États-Unis et le Qatar garderont le contrôle des fonds iraniens gelés une fois que ceux-ci auront été restitués à Téhéran, ce qui garantira qu'ils seront utilisés pour acheter du maïs, du soja et du blé américains.
Il y aurait ainsi la garantie que "l'argent iranien servira à aider le peuple iranien et non à financer le terrorisme", a soutenu le vice-président. "Si les avoirs iraniens sont un jour dégelés, ils serviront à enrichir les agriculteurs américains et à nourrir le peuple iranien."
Concernant le Liban, J.D. Vance s'est félicité de l'absence d'attaques au cours des dernières 24 heures.
"Il ne s'agit pas d'un accord que les États-Unis imposent à la région. Il s'agit d'un accord que la région a désespérément demandé aux États-Unis de conclure", a-t-il affirmé. "Les gros titres des journaux se concentrent sur ce qui se passe entre les États-Unis et l'Iran, mais cette région est en proie à de graves difficultés depuis très longtemps."
Le président israélien Isaac Herzog a déclaré lundi qu'Israël n'était pas opposé à une fin négociée de la guerre contre l'Iran, mais que tout accord devait garantir que Téhéran ne puisse pas utiliser les fonds reçus dans le cadre de cet accord à des fins militaires ou pour soutenir des groupes armés régionaux.
(Humeyra Pamuk à Zurich et Susan Heavey à Washington, version française Claude Chendjou et Tangi Salaün, édité par Benoit Van Overstraeten et Sophie Louet)

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