1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

SYNTHESE 2-G7-Stupeur et désaccords à Biarritz sur le dossier iranien
Reuters25/08/2019 à 20:52

    * Deuxième jour du sommet du G7 à Biarritz
    * Le chef de la diplomatie iranienne présent quelques heures
    * Des désaccords persistants sur le dossier iranien
    * Vers un mécanisme international pour l'Amazonie

 (Version actualisée)
    par Simon Carraud et Marine Pennetier
    BIARRITZ, 25 août (Reuters) - Le ministre iranien des
Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a fait dimanche une
escale surprise de quelques heures à Biarritz, au deuxième jour
d'un sommet du G7 en partie dominé par les tensions au
Moyen-Orient, un sujet de dissension persistante entre
Américains et Européens.
    Véritable coup de théâtre dans un sommet qui suivait jusqu'à
présent son cours normal, la venue du chef de la diplomatie
iranienne s'est décidée après le premier dîner entre dirigeants
du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France,
Italie, Canada), samedi soir, selon l'Elysée.
    Les exécutifs iranien et français ont attendu l'atterrissage
de l'Airbus A321 de la République islamique sur le tarmac de
l'aéroport de Biarritz - normalement fermé ces jours-ci - pour
confirmer à la presse la visite de Mohammad Javad Zarif. 
    Angela Merkel, pourtant l'une des alliées les plus sûres
d'Emmanuel Macron lors de ce sommet, a fait savoir qu'elle avait
elle-même été prévenue à la dernière minute alors même que
l'Elysée dit avoir agi "en toute transparence" avec ses
partenaires.  
    Un responsable de la Maison Blanche a pour sa part qualifié
cette visite impromptue de "surprise" pour Donald Trump.   
    En cinq heures de présence sur le sol français, l'envoyé
iranien a eu le temps de rencontrer, à la mairie de Biarritz,
son homologue français, Jean-Yves Le Drian, et plus brièvement -
une trentaine de minutes - Emmanuel Macron, dont il avait déjà
croisé la route vendredi à Paris. 
    "Javad Zarif était à Paris vendredi pour apporter des
propositions iraniennes qu'il faut évidemment affiner",
explique-t-on à l'Elysée. "Il est important de faire le point
avec lui pour continuer de converger, opérationnaliser les
conditions auxquelles nous pouvons avoir une désescalade des
tensions et une pause qui permet de négocier utilement". 
    Interrogé sur la présence de Javad Zarif à Biarritz, le
président américain s'était contenté dans l'après-midi d'un "no
comment" et ne s'est pas exprimé sur ce sujet depuis. 
    Cette situation est symptomatique des approches différentes
de part et d'autre de l'Atlantique : sous Donald Trump, les
Etats-Unis ont durci leur politique vis-à-vis de Téhéran et se
sont retirés de l'accord sur le nucléaire conclu en 2015, tandis
que les Français, Britanniques et Allemands cherchent à
maintenir le contact avec le régime.
    Le compromis de Vienne, signé il y a quatre ans, était censé
permettre à l'Iran de normaliser ses relations avec les pays
occidentaux, avec les bénéfices économiques qui devaient en
découler, en échange de garanties sur son programme nucléaire.
    
    "L'HOMME DE LA SITUATION"
    Selon le président français, les dirigeants du G7 se sont
mis d'accord sur "deux lignes de force communes", à savoir
empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et éviter une
nouvelle dégradation de la situation au Moyen-Orient,
singulièrement dans le détroit d'Ormuz. 
    L'Elysée a fait savoir que le chef de l'Etat français avait
"obtenu" de ses alter ego "de pouvoir discuter et adresser un
message" à l'Iran mais Donald Trump a fait comprendre dans la
foulée qu'il ne se sentait pas lié par cette démarche.
    Les discussions lors du dîner d'ouverture du G7, samedi,
n'ont apparemment pas permis de convaincre le président
américain d'alléger les sanctions pétrolières infligées à
l'Iran, à en croire un diplomate européen.  
    Ce dossier n'est qu'un exemple des désaccords nombreux entre
grands dirigeants de la planète, qui peinent à trouver des
consensus sur les relations commerciales, le Brexit, le climat
ou même l'Amazonie - même si chacun s'accorde sur la nécessité
de combattre les feux en cours.   
    Pour autant, les chefs de file du club des démocraties
libérales "s'entendent très bien", a assuré le président
américain sur Twitter, contrairement à ce que pourraient selon
lui laisser penser les "répugnantes fake news".
    Donald Trump a tout particulièrement vanté les mérites de
Boris Johnson, "l'homme de la situation", qu'il a rencontré pour
la première fois depuis que ce dernier a revêtu ses habits de
Premier ministre britannique, le 24 juillet.
        
    "VERY BIG TRADE DEAL"
    Au cours de leur entretien, les deux hommes ont discuté d'un
possible accord commercial américano-britannique, que Donald
Trump présente comme une opportunité idéale pour le Royaume-Uni
de s'affranchir de l'Union européenne une fois que le Brexit
sera devenu réalité, théoriquement le 31 octobre.
    Ce "very big trade deal" ("énorme accord commercial") verra
le jour "assez vite", a-t-il promis.
    Le chef d'Etat américain et le Premier ministre japonais,
Shinzo Abe, sont parvenus à un accord de principe du même genre,
qui pourrait être signé le mois prochain à New York.
    Autre sujet abordé à Biarritz : la Russie, qui a donné lieu
samedi à une "vive discussion", selon Donald Trump, précisant ne
pas savoir à l'issue de ces échanges si la Russie, exclue en
2014 du G7 (alors G8), allait réintégrer le club en 2020 comme
lui-même le souhaite.  
    Tenus à l'écart du centre-ville ultra sécurisé de Biarritz,
les opposants au G7, écologistes et altermondialistes
poursuivent leurs manifestations et autres actions symboliques. 
    A Bayonne, plusieurs centaines de personnes ont participé
dimanche à une "marche des portraits", certaines d'entre elles
brandissant - à l'envers - des photographies officielles du
président français décrochées dans des mairies.

 (Avec Michel Rose, John Irish et Emilie Delwarde, édité par
Jean-Michel Bélot)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer