Un signal qui en dit long. State Street est devenu le premier dépositaire tiers à intégrer le service de dette numérique de J.P. Morgan, le « Digital Debt Service », élargissant ainsi l’accès institutionnel aux titres de créance tokenisés.
Concrètement, State Street Investment Management, le gestionnaire de State Street Corporation, a acquis des billets de trésorerie américains émis par Oversea-Chinese Banking Corporation (OCBC) à hauteur de 100 millions de dollars, tandis que J.P. Morgan Securities a agi en tant qu’agent de placement. En qualité de dépositaire intégré au « Digital Debt Service » de J.P. Morgan, State Street affiche haut et fort sa capacité à offrir à ses clients l’accès à des instruments de dette digitalisés.
De son côté, et malgré le scepticisme de son dirigeant Jamie Dimon vertement (et publiquement) opposé aux cryptos, J.P. Morgan creuse son sillon dans l’expérimentation du recours à la blockchain. La banque américaine œuvre depuis 2019 à éprouver cette technologie, initialement via des transactions d’actifs tokenisés sur Onyx Digital Assets, sa blockchain privée, puis en s’alliant avec d’autres institutions pour s’appuyer sur la chaîne de blocs publique Etherum dans le cadre d’un projet pilote en partenariat avec le MAS (Autorité monétaire de Singapour) pour échanger des titres d’Etat, avant de lancer il y a deux mois son alternative au stablecoin . L’alliance de deux géants de la finance dessine les contours d’une nouvelle finance institutionnelle.
Valérie Riochet
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