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par Steve Holland et Jarrett Renshaw
La société pétrolière américaine North American Blue Energy Partners va reprendre certains gisements pétroliers précédemment contrôlés par cinq entreprises chinoises et une société russe, ont déclaré lundi deux responsables américains à Reuters.
Cette reprise s’inscrit dans le cadre d’un accord de grande envergure sur la production pétrolière annoncé par le président Donald Trump avec le Venezuela, ont-ils précisé.
Ces projets font partie des 14 contrats récemment attribués à North American Blue Energy Partners, une société soutenue par les États-Unis, selon ces responsables. NABEP appartenait auparavant au magnat américain du pétrole Harry Sargeant et est désormais contrôlée par l'homme d'affaires vénézuélien Alejandro Betancourt.
La semaine dernière, Trump a annoncé que les États-Unis s’étaient assurés l’accès à quelque 64 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées du Venezuela grâce à un partenariat avec le secteur privé.
Cet accord permet aux entreprises américaines de prendre pied dans certains actifs pétroliers stratégiquement importants du Venezuela, tout en évinçant les intérêts chinois et russes qui jouent depuis longtemps un rôle majeur dans le secteur énergétique du pays. Il confère également à Washington un rôle direct dans la détermination de qui produit et vend le pétrole vénézuélien, alors que l’administration Trump cherche à restructurer l’industrie pétrolière du pays et à rapprocher ses vastes réserves des intérêts économiques et géopolitiques des États-Unis.
La NABEP devrait contrôler au total 17 projets au Venezuela, qu’elle prévoit de développer et d’utiliser à terme pour approvisionner les États-Unis en pétrole. Quatorze de ces projets feront l’objet de nouvelles concessions accordées par le gouvernement vénézuélien, ont indiqué ces responsables.
Cinq de ces quatorze contrats étaient exploités par des entreprises chinoises dans le cadre d’un modèle promu par le président de l’époque, Nicolás Maduro, tandis qu’un autre était auparavant exploité par une entreprise russe, ont précisé ces responsables.

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