Peu de variations en vue en Europe en attendant la réouverture de Wall Street
information fournie par Zonebourse 17/02/2026 à 08:42
Les contrats à terme sur les indices en Europe suggèrent une ouverture en léger repli de l'ordre de 0,4% pour le CAC 40 parisien et pour le DAX à Francfort, mais en hausse de 0,1% pour le FTSE à Londres tandis que le STOXX 600 est attendu pour sa part en baisse de 0,2%.
Faute de catalyseurs en l'absence de New York, les places européennes avaient clôturé en ordre dispersé après leurs records inscrits la semaine passée. Londres a signé la meilleure performance du jour avec un gain timide de 0,2% devant Paris ( 0,1%) et Francfort (-0,4%). Le STOXX 600 a quant à lui repris 0,1% pour se remettre en direction de ses plus hauts de la semaine passée.
"Les indices se portent bien. Mais sous la surface, c'est autre chose", commente Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
"De moins en moins d'entreprises contribuent à la hausse des actions. C'est un phénomène qu'on observe sur toutes les places financières. Cela incite à la prudence", ajoute le stratège, qui pointe la défiance croissante éprouvée par les investisseurs envers les grandes capitalisations du secteur technologique.
Si les volumes d'activité sont restés limités en Europe, un certain sentiment d'aversion au risque s'est fait sentir puisque les investisseurs ont continué de privilégier des secteurs défensifs comme la banque, la défense, les télécoms et l'assurance.
L'une des grandes questions du moment est de savoir si le mouvement de baisse déclenché à Wall Street sur le secteur des logiciels, sur fond de questionnements entourant l'impact de l'IA sur le secteur, perdurera alors que les valorisations y atteignent désormais des niveaux déprimés.
A ce stade de la journée, les "futures" sur les grands indices américains sont orientés à la baisse, avec des pertes comprises entre 0,3% pour le Dow Jones et de 0,7% pour le Nasdaq, laissant entrevoir une note de faiblesse à l'ouverture.
Pour Claudia Panseri, le directrice des investissements chez UBS Wealth Management France, la volatilité est appelée à rester élevée sur les marchés d'actions mondiaux.
"On peut anticiper des marchés encore instables dans les prochaines semaines, la question de la monétisation de l'IA devenant centrale alors que les investisseurs s'interrogent sur son impact potentiel sur les modèles économiques", prévient l'analyste.
Cette tendance prudente prévalait également sur les rares places boursières d'Asie ouvertes mardi, où la Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1,01% après un gain de 4,7% lors des trois séances précédentes.
En Chine, les places boursières sont restées fermées pour le Nouvel An Lunaire et ne rouvriront que lundi, ce qui devrait là encore limiter les volumes et exacerber la volatilité
L'Europe devrait d'autant plus adopter une position d'attente ce mardi que la journée s'annonce pauvre en indicateurs macro-économiques. Seuls seront publiés les derniers chiffres de l'emploi au Royaume-Uni, ainsi que l'enquête ZEW qui devrait montrer que le climat des affaires continue de s'améliorer en Allemagne.
Le calme prévaut également sur le marché des changes, caractérisé depuis près d'un an par le raffermissement de l'euro face au dollar. L'euro évolue ce matin en-dessous de 1,1840 face au billet vert, au plus bas depuis le début du mois alors que la perspective d'une prochaine baisse de taux aux Etats-Unis semble de plus en plus s'éloigner.
Sur le marché obligataire, où les volumes sont là aussi plus faibles qu'à l'accoutumée, on observe une stagnation des rendements des OAT françaises à dix ans à 3,35%, des Bunds à 2,76% et des BTP italiens à 3,37%.
Sur le marché de l'énergie, les cours du pétrole affichent des performances contrastées, conséquence d'un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, suite à des informations faisant état d'exercices militaires menés par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, alors que des discussions entre Washington et Téhéran doivent reprendre aujourd'hui.
Si le baril de brut léger américain gagne 0,5% 63,2 dollars, en revanche, le baril de Brent recule de 0,9% sous 68,1 dollars.
En dépit de cet épisode de tension, les métaux précieux poursuivent leur récente consolidation. L'once d'or, qui avait a perdu 0,7% hier, abandonne encore plus de 2% à 4 926,7 dollars l'once ce matin. L'argent enregistre un repli plus marqué, de près de 5% pour revenir sous 74,4 dollars.
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