La séance a été ponctuée par de nombreuses publications d'entreprises des deux côtés de l'Atlantique. Au gong final, le CAC 40 progresse de 0,92% à 8 486 points retrouvant la trajectoire haussière qu'il suivait avant le trou d'air d'hier (-0,6%). Outre-Rhin, la dynamique est aussi largement positive et le DAX 40 s'adjuge 0,45%. En revanche, Londres n'est pas parvenue à se maintenir en territoire positif et repasse dans le rouge en toute fin de séance (-0,2%).
L'indice parisien est propulsé par Schneider Electric, qui s'adjuge 10,83% après la publication de résultats semestriels laissant apparaître un Ebita ajusté record de 4,09 milliards d'euros ( 22,1% en organique), avec une marge de 19,3%, en progression de 120 points de base.
En embuscade, Bouygues gagne 7,13% après avoir dévoilé un chiffre d'affaires de 14,1 milliards d'euros, puis 14,1 MdsEUR au 2e trimestre, en baisse de 1,2% sur un an, mais supérieur aux 13,9 MdsEUR attendus par le consensus.
STMicro - 6,36%) complète le podium du jour, juste devant Société Générale ( 5,71%). La banque est notamment portée par un résultat net part du groupe en hausse organique de 25,5% à 1,79 MdEUR, soit une rentabilité sur actifs nets tangibles (ROTE) de 12,2%, contre 9,7% un an auparavant.
En revanche, Sanofi est lourdement sanctionné (-8,95%) malgré des résultats très honorables, avec un chiffre d'affaires de 11,597 milliards d'euros, en hausse de 17,8% à changes constants. Le groupe a par ailleurs relevé ses objectifs et vise désormais un taux de croissance d'environ 10%.
Stellantis fait aussi pâle figure et recule de 4,31%. Au 2e trimestre, l'EBIT ajusté est ressorti à 773 MEUR, bien loin du consensus de 1 milliard d'euros. Jefferies n'hésite pas à évoquer "un raté généralisé". Le titre affiche désormais un recul de l'ordre de 46% depuis le début de l'année.
Ailleurs en Europe
Ferrari gagne 1,13% après avoir publié un chiffre d'affaires net de 1,94 MdEUR, en hausse de 8% et supérieur aux attentes du consensus, qui visait 1,86 milliard d'euros, puis 1,86 MdEUR.
Prysmian ( 4,49%) se distingue à Milan après la publication de résultats record, tirés par une forte demande dans la transmission d'énergie et les infrastructures de données (data centers).
Shell doit se contenter de 0,18% à Londres malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Au cours de la période, la major pétrolière a généré un bénéfice ajusté de 9,8 milliards de dollars, contre 4,2 MdsUSD à la même période un an plus tôt.
Tiré par l'ensemble de ses divisions, Rolls-Royce a publié des résultats semestriels nettement supérieurs à ceux de l'an dernier et le consensus est également largement battu. De quoi donner le sourire aux investisseurs : le titre s'adjuge 5,70% à Londres.
BAE Systems a dévoilé ce matin des résultats semestriels en nette progression, marqués par une hausse de l'activité et une hausse des bénéfices. Fort de cette dynamique, le groupe se dit "confiant" et relève ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2026. Le titre progresse de 1,68% à Londres.
Enfin, adidas a fait état de ventes record et supérieures aux attentes au 2e trimestre, mais aussi d'une rentabilité décevante en raison d'une envolée de ses coûts de marketing dans le contexte de la Coupe du monde. De plus, le relèvement des objectifs annuels s'avère plus timide qu'espéré par le marché. Conséquence ? Une correction brutale : le titre recule de 13,47% à Francfort.
Pétrole sous surveillance
Outre les publications, les marchés restent attentifs à la situation au Moyen-Orient : les Etats-Unis indiquent avoir conduit une série de frappes sur l'Iran au cours de la nuit. Selon l'Agence de presse de la République islamique, le Pakistan travaillerait en coulisse à faire revenir les belligérants autour de la table des négociations.
En attendant cette hypothétique rencontre, le cours du Brent progresse de 2,77% à Londres, autour de 90,4 USD le baril, tandis que le WTI évolue autour des 83,8 USD (-0,4%).
La zone euro renoue avec la croissance au 2e trimestre
Enfin, les intervenants ont pu prendre connaissance d'une flopée de statistiques macroéconomiques tout au long de la séance.
Dans l'Hexagone , le PIB a progressé de 0,2% au 2e trimestre (contre -0,1% au trimestre précédent), soutenu par la demande intérieure finale (hors stocks) et du commerce extérieur. L'Insee a aussi indiqué que la consommation d'énergie continuait d'augmenter ( 1,4%), tout comme la consommation alimentaire ( 0,6%), tandis que celle de biens fabriqués reculait (-0,2%).
Dans la zone euro , le PIB du deuxième trimestre a augmenté de 0,4%, contre une prévision de seulement 0,2%. Par rapport au deuxième trimestre 2025, la croissance est de 1%, contre des attentes de 0,5%.
Par ailleurs, le taux de chômage, toujours dans la zone euro, s'est maintenu à 6,3%, un niveau inchangé par rapport au mois précédent. De plus, le sentiment économique s'est amélioré pour le 3e mois consécutif en juillet : les consommateurs se montrent un peu plus optimistes quant à leur situation, selon les enquêtes publiées jeudi par la Commission européenne.
Du côté des Etats-Unis , le PIB est ressorti à 1,5% au 2e trimestre alors que les analystes espéraient une hausse de 2,1%. Pour rappel, la croissance avait atteint 2,1% au 1er trimestre.
Toujours chez l'Oncle Sam, l'indice des prix à la consommation des ménages a augmenté de 0,1%. Très suivi par la Fed dans le cadre de sa politique monétaire, l'indicateur ressort sous les attentes ( 0,2%).
Enfin, le Département du Travail rapporte 197 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 20 juillet, une hausse de 9 000 par rapport au niveau de la semaine précédente mais qui reste légèrement sous les attentes (le consensus anticipait 200 000 nouvelles inscriptions).
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