On aperçoit de la lessive Tide, une marque appartenant à Procter & Gamble, en vente dans un magasin de Manhattan, à New York.
par Juveria Tabassum et Alexander Marrow
Procter & Gamble prévoit un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires pour l'exercice 2027, après des ventes trimestrielles en deçà des estimations, citant "un contexte géopolitique et économique très difficile".
Le géant américain des biens de consommation prévoit une croissance de son chiffre d’affaires net total pour l’exercice 2027 comprise entre 1% et 3%, contre une croissance de 3,3% en 2026 et tandis que les analystes tablent sur une croissance de 2,7%.
La hausse des prix des denrées alimentaires et de l'essence, ainsi que plusieurs trimestres d'inflation tenace, ont contraint les consommateurs à faibles revenus à réduire leurs dépenses et à rechercher des alternatives moins coûteuses pour certains produits de base.
Le chiffre d’affaires au quatrième trimestre a progressé de 1,5% pour atteindre 21,20 milliards de dollars (18,63 milliards d'euros), bien qu'en dessous des attentes à 21,38 milliards de dollars.
L'action P&G recule d'environ 3% mercredi en avant-Bourse.
Le groupe prévoit pour l’exercice 2027 un bénéfice par action ajusté compris entre 6,89 et 7,11 dollars, avec une valeur médiane légèrement inférieure aux estimations de 7,04 dollars, selon les données compilées par LSEG.
"L'exercice 2026 a été une année de consolidation des fondations", a déclaré Shailesh Jejurikar, directeur général de P&G, qui a pris les rênes du groupe en janvier.
P&G a également nommé Shailesh Jejurikar au poste de président à compter du 1er août et a annoncé que le président exécutif et ancien directeur général, Jon Moelle, prendrait sa retraite le 14 août.
Le groupe a maintenu ses prévisions d’un impact d’environ un milliard de dollars sur ses bénéfices pour l’exercice 2027, en raison de la hausse des coûts des matières premières, de l’énergie et du transport liée à la flambée des prix du pétrole.
Les volumes organiques globaux de P&G au quatrième trimestre sont restés stables, tandis que ses produits de soins capillaires et de soins personnels, plus onéreux, ont une nouvelle fois constitué un point fort.
(Rédigé par Juveria Tabassum à Bangalore et Alexander Marrow à Londres ; version française Coralie Lamarque, édité par Sophie Louet)

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