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Mélenchon au 20H00 de TF1, l'officialisation de sa candidature attendue
information fournie par AFP 03/05/2026 à 17:19

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Melenchon à Paris le 1er mai 2026 ( AFP / Julie SEBADELHA )

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Melenchon à Paris le 1er mai 2026 ( AFP / Julie SEBADELHA )

Il n'aura donc trouvé personne pour "faire mieux": Jean-Luc Mélenchon sera l'invité du journal de 20H00 de TF1 dimanche soir, très probablement pour annoncer sa quatrième candidature à l'élection présidentielle.

Les élus de La France insoumise étaient réunis, dimanche à Paris, à un peu moins d'un an de la présidentielle, pour désigner le candidat du mouvement de gauche radicale pour 2027.

Comme en 2022, cette candidature devra récolter 150.000 parrainages citoyens, ce qui devrait être une formalité pour le fondateur de LFI.

"Nous sommes prêts", avait martelé le tribun vendredi pour sa traditionnelle prise de parole du 1er-Mai.

A la dernière élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait échoué à 420.000 voix du second tour, en réunissant 22% des suffrages et en arrivant à la troisième place du premier tour, très largement en tête à gauche.

Une progression par rapport à 2017, où il avait déjà réalisé un bon score (19,58% des voix).

La question est de savoir s'il pourra bénéficier du même vote utile des électeurs de gauche qui souhaitent que leur famille politique soit représentée au second tour.

Même si Jean-Luc Mélenchon est une des personnalités politiques les plus clivantes en France, "c'est notre meilleur émetteur, la personne qui mobilise le plus les électeurs", indique un cadre insoumis.

"Il a un socle politique, il est bon en débat et il maîtrise les dossiers", ajoute ce même responsable.

Depuis la présidentielle de 2022, lorsqu'il avait déclaré "Faites mieux" à ses troupes le soir de son élimination au premier tour, Jean-Luc Mélenchon n'avait cessé de répéter qu'il souhaitait être remplacé.

Si une génération de cadres a bien émergé aux côtés du tribun de 74 ans, aucun d'entre eux n'est arrivé à un statut de présidentiable. D'autant plus que certains ont dû quitter le mouvement lors des législatives de 2024, comme François Ruffin et Clémentine Autain.

- "Militant total" -

L'ancien sénateur, ministre, député et député européen avait déclaré se mettre "en retrait mais pas en retraite" après la dernière échéance présidentielle.

Mais il n'a cessé d'intervenir dans le débat public, via ses réseaux sociaux, ses prises de parole, ou son implication dans les campagnes des européennes et législatives de 2024 ou des municipales de 2026.

"Il vit politique, il dort politique. C'est un militant total. Quand il y a une baston politique, il y va", décrit un de ses proches à l'AFP.

Malgré des sondages qui donnent leur leader facilement battu par le Rassemblement national en cas de duel au second tour, les Insoumis comptent profiter du désordre dans le reste de la gauche, qui bute en grande partie sur la question de la participation, ou non, à une primaire unitaire dont LFI ne souhaite pas entendre parler.

François Ruffin et Marine Tondelier sont candidats dans le cadre de cette primaire, mais pourraient porter leurs propres couleurs, en solitaire, si ce processus n'aboutissait pas. Le Parti socialiste est divisé sur la question de la participation à cette primaire.

Dans l'espace social-démocrate, résolument opposé à La France insoumise, les noms de l'ancien président François Hollande et de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann reviennent régulièrement.

Le patron des communistes Fabien Roussel attend le congrès du PCF début juillet pour livrer ses intentions.

Les Insoumis accusent sa candidature (qui avait réuni 2,3% des suffrages exprimés) d'avoir privé Jean-Luc Mélenchon de second tour en 2022.

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