(Actualisé avec cours en Bourse §2, citations DG et détails §§4-7)
par Rihab Latrache
L'action Legrand LEGD.PA bondit mardi, se hissant en tête du CAC 40, les investisseurs accueillant favorablement les objectifs à moyen terme du spécialiste français des infrastructures du bâtiment, dont les perspectives de croissance sont alimentées par l'essor des centres de données.
A la Bourse de Paris, l'action progressait de de 7,60% à 145,10 euros vers 10h10 GMT, contre un gain de 0,16% pour l'indice français de référence .FCHI au même moment.
Le groupe a déclaré lundi soir tabler sur une hausse organique annuelle de son chiffre d'affaires comprise entre 6 et 8% de 2027 à 2030, ainsi qu'une marge opérationnelle ajustée comprise entre 21 et 22% du chiffre d'affaires total en moyenne.
Les objectifs fixés il y a deux ans lors du dernier "Capital markets day" du groupe ont déjà été dépassés, a de nouveau assuré mardi le directeur général Benoît Coquart lors d'une présentation aux analystes.
Selon JP Morgan, ces objectifs, ainsi que la mention par Legrand de rachats d'actions sélectifs, constituent un élément "clairement positif pour le titre et la thèse d'investissement".
"Nous sommes également heureux de constater que l'accent est mis sur l'élagage du portefeuille", ajoutent les analystes de JP Morgan dans une note mardi.
Les analystes de Jefferies saluent quant à eux des objectifs largement au-dessus de leurs attentes en ce qui concerne la croissance organique, la contribution des acquisitions et la marge, cette dernière constituant selon eux "l'évolution la plus significative".
"Nous pensons (...) avoir au moins 6.000 (concurrents), voire bien davantage", a souligné Benoît Coquart. "Certains pourraient y voir une menace, nous y voyons une opportunité fantastique, car certains de ces concurrents constituent, naturellement, des cibles d'acquisition", a-t-il ajouté.
"Les ambitions accrues en matière de fusions-acquisitions, désormais assorties d'un premier programme explicite de cessions, témoignent d'une approche plus active de la structuration du portefeuille qu'annoncé précédemment", avisent les analystes de Jefferies dans une note.
ESSOR DE LA TRANSITION ENERGÉTIQUE ET NUMÉRIQUE
Le groupe prévoit une baisse de la part du chiffre d'affaires générée par son activité dans le bâtiment, au profit des secteurs de la transition énergétique et numérique, qui doivent passer de 53% du chiffre d'affaires en 2025 à 70% d'ici 2030.
"On faisait 5 milliards d'euros (dans la transition énergétique et numérique) en 2017", a déclaré lundi Benoît Coquart à Reuters. "Cette année, on finira à 10 ou 11 (milliards)", a-t-il précisé, ajoutant entrevoir des revenus de 16 à 18 milliards d'euros en 2030 pour ces activités.
L'action était en passe d'enregistrer mardi sa meilleure journée en Bourse depuis avril 2026.
(Rédigé par Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin)

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