( AFP / RONALDO SCHEMIDT )
Le groupe américain Chevron s'est associé avec la société d'investissements américaine Quantum Capital Group pour présenter une offre de reprise des actifs à l'étranger du géant russe Lukoil, visé par des sanctions américaines, rapporte mercredi le Financial Times.
Le quotidien économique, qui fait référence à une ou plusieurs sources proches du dossier non identifiées, précise que Quantum est à l'origine de ce projet d'acquisition d'actifs comprenant des infrastructures "de production de pétrole et de gaz, de raffinage et plus de 2.000 stations-service en Europe, en Asie et au Proche-Orient".
Lukoil a estimé leur valeur à 22 milliards de dollars.
Si l'offre aboutit, les deux partenaires ont l'intention de se partager ces actifs puis de les "conserver et de les opérer sur le long terme", poursuit le FT, qui indique ne pas avoir connaissance du montant de l'offre conjointe.
Il précise que les actifs étrangers de Lukoil ont également aiguisé l'appétit de la société d'investissements américaine Carlyle et du fonds souverain d'Abou Dhabi IHC.
La société suisse de négoce en énergie Gunvor a retiré son offre de reprise après avoir été qualifiée en novembre de "marionnette du Kremlin" par Washington.
Contactés par l'AFP, Quantum et Chevron n'ont pas répondu dans l'immédiat.
Fin octobre 2025, pour faire pression sur la Russie en guerre avec l'Ukraine, les Etats-Unis ont inscrit les deux plus grands producteurs de pétrole russes, Lukoil et Rosneft, sur leur liste noire des entités sanctionnées, un registre suivi par de nombreux pays.
Les entreprises travaillant avec ces entités russes risquent des sanctions secondaires, qui leur interdiraient l'accès aux banques, aux négociants, aux transporteurs et aux assureurs américains.
Le gouvernement américain a suspendu, le 4 décembre, une partie des sanctions contre Lukoil pour permettre aux stations-service hors de Russie de continuer à fonctionner. Cette dérogation court jusqu'au 29 avril 2026.
Quelques jours plus tard, le 10 décembre, Washington a donné l'autorisation à des investisseurs étrangers de négocier le rachat des actifs de Lukoil à l'étranger et, ce, sans risquer de représailles américaines. Cette permission arrive à expiration le 17 janvier.
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